Publié le 21 Juillet 2019

Le train qui n'avait jamais vu la mer

Une petite nouvelle d'été de rien du tout, relue avec patience et professionnalisme par mon ami Serge, qui lui entretient son blog....

  • C’est bon, vous pouvez partir, vous êtes libres.

Faustine regarde la pendule du commissariat. Ça fait plus de 24 heures que son voyage a commencé sur le quai de la gare Sèvres-Ville-d’Avray. Un voyage tout sauf ordinaire.

Elle franchit le seuil du commissariat et se retrouve aveuglée par les flashs des appareils photos qui crépitent.

  • Faustine, Faustine ! Un commentaire ? Comment avez vous vécu tout cela ?

Elle se sent soudain entraînée par le bras, quelqu’un lui chuchote à l’oreille : « Ne dis rien, on se barre ! ». Elle reconnait le type qui l’extrait à toute vitesse du paquet de photographes, c’est Simon qu’elle a fait appeler quand elle a su qu’ils allaient la lâcher. Devant eux, deux flics en civil leur frayent un chemin jusqu’à l’hybride japonaise de Simon.

  • On ne va pas loin. La maison est à deux cent mètres. Tu connais le patelin, non ?, lui dit Simon, une fois assis dans la caisse.
  • J’ai toujours pas compris, répond Faustine en s’allumant une clope.
  • T’inquiète, c’est fini. Tout va bien maintenant, la tranquillise Simon.

Il y a du café et des croissants dans le jardinet de la maison, et la bande de potes au complet. Faustine fait la tournée de bises, s’assoit.

  • Ne m’assommez pas de questions. Je suis secouée, mais ça va. Je n’ai juste plus mon téléphone et je n’arrête pas de le chercher. Il faut que je prévienne que je vais bien, entame Faustine.

Trois téléphones lui tendent d’un coup leur écran. Elle se connecte rapide sur ses réseaux, peine un peu à retrouver son mot de passe, y arrive enfin et balance les nouvelles, tout en engloutissant deux croissants.

  • Raconte, raconte !, s’impatiente Olga.
  • C’est un truc de dingue. Mon téléphone a été hacké par un train, explique Faustine, et puis le train a fait importe naouak.

Et voilà l’histoire que Simon a balancée ce soir là sur les réseaux avec l’accord de Faustine.

Faustine, ce matin-là d’été, est à la bourre pour aller bosser. Comme presque tous les matins, elle rate son train... enfin car, techniquement, si elle prend quasi chaque matin le suivant, c’est lequel son train ? De toute façon, avec l’été, elle commence un peu à ne rien en avoir à faire d’être à la bourre : dans son bureau du 33ème étage d’une tour de la Défense, c’est calme depuis le 14 juillet. Son boulot, c’est surveiller trois écrans à longueur de journée pour vérifier que le CAC 40 va bien. Et comme il ne bouge quasi pas, Faustine passe son temps à faire des plans pour les congés qui approchent, peut-être rejoindre les potes à Houlgate.

Elle se retrouve sur le quai de la gare de Sèvres-Ville-d’Avray alors que le 9 h 12 est passé depuis quelques minutes. Tant pis, il lui faudra attendra huit minutes, et ça va lui permettre de lire deux trois articles sérieux de la presse sérieuse. Et puis, paf, le téléphone lui tombe littéralement des mains. Un inconnu ne lui offre pas de fleurs, mais lui ramasse l’engin. Elle sourit ; elle a à peine le temps de dire merci que le train arrive. L’inconnu a disparu. Charmant le type ! Comment se fait-il qu’il ne soit pas dans le train ? Que faisait-il sur le quai ?

C’est l’été, alors il n’y a pas grand monde dans le train.  Des retardataires comme elle, des djeunes avec leurs sacs à dos en partance pour ailleurs. Faustine trouve facilement une place et s’installe pour les douze minutes de trajet prévues. Dans le tunnel entre Sèvres et St Cloud, la lumière du train clignote tout d’un coup. Bizarre, se dit Faustine, il n’a jamais fait ça depuis sa mise en circulation il y a quelques mois. Le train s’arrête en pleine voie après le tunnel. Tiens, encore un problème de saturation à la Défense. C’est courant ; bon, ça va aggraver le retard.

D’habitude, le conducteur dit trois mots, juste pour faire patienter, mais là c’est silence radio. Au début, c’est drôle, mais au bout de quelques minutes, on sent l’agacement qui monte. Faustine se dit qu’elle va rester zen et reprend son portable pour poursuivre sa revue de presse du matin. Zut, son écran de portable est tout noir, les tentatives pour le rallumer échouent.Pareil pour le reste des voyageurs. Jamais vu ça non plus.

L’affichage du train s’agite, il s’affole.

Les voyageurs commencent à râler, à se regarder. Les minutes passent. Un gars appuie sur l’interphone. Personne ne répond. Le train repart, les gens semblent soulagés. Mais les portables refusent toujours de s’allumer.

Ceux qui vont descendre à St Cloud se préparent. Le paysage familier défile, mais pas à la même vitesse que d’habitude. Le train est plus lent, mais il ne ralentit pas à la gare. Il la dépasse sans s’arrêter.

Ça hurle dans le wagon. La peur s’installe. Le train est devenu fou. Quelqu’un tente le signal d’alarme, mais c’est peine perdue.

Dans le tunnel de la Défense, l’affichage du train s’affole à nouveau puis se stabilise. Il est écrit : « Houlgate, direct. Arrivée prévue à 12 h 47 ».

  • C’est une blague ? Il a fumé quoi le conducteur ?, grogne un cadre sans doute supérieur.
  • Faut l’arrêter ce train ; on va rater notre avion pour Cancun, s’énerve un djeun.

Bref, tout le monde y va de son petit commentaire. Faustine a presqu’envie de rire. Houlgate, avec cette chaleur à Paris, c’est une super idée. D’ailleurs, Simon et les copains y sont dans une baraque sympa et elle se demandait si elle n’allait pas les rejoindre. Le train a décidé pour elle.

Le voyage se poursuit jusque sur les voies d’approche de St Lazare. Là, le train manœuvre sur les aiguillages. Quelques-uns essaient d’ouvrir les portes, de casser les vitres pour s’extraire. Mais sans succès.

Des agents de la SNCF courent sur les voies. Ils approchent du train et font des grands signes désespérés. Pour rien.

Le train repart, en direction de la province.

« Voilà, on s’est organisé, on a partagé les boissons et le peu de nourriture que nous avions. On a joué aux cartes. On s’est raconté des histoires de vacances au bord de la mer. Le train nous faisait la causette de temps à autre en affichant le nom des villes traversées. Il nous disait aussi qu’on arriverait à l’heure prévue. Effectivement, on est arrivés à Houlgate à 12 h 47 pile poil. Le train a affiché « Bon séjour ! Profitez bien de la mer ! ».

Les passagers ont été emmenés dans le gymnase de la ville où on les a nourris et abreuvés. Les portables se sont remis à fonctionner, sauf celui de Faustine.

La SNCF a donné sa version de l’affaire : « Ce matin-là, le conducteur de train était en retard. Tellement en retard, que le logiciel fraichement installé sur les locomotives a décidé de partir sans lui pour St Lazare. Au début, il a fait ce qu’il fallait, respecté les arrêts et son horaire. Et puis, on ne sait pas pourquoi, il a décidé de changer de destination. La veille, il avait hacké allez savoir pourquoi le portable de Faustine G. Elle avait consulté les horaires de train pour Houlgate, une envie comme ça. Le logiciel a décidé que c’était une bonne idée. Nous cherchons encore pourquoi le train a hacké le téléphone d’une passagère, et pourquoi il a décidé de partir pour Houlgate. Peut-être, seulement parce qu’il n’avait jamais vu la mer. »

Maintenant Faustine, quand elle prend le matin le train pour Saint-Lazare, pense à ce voyage pour Houlgate. Elle pense aussi à ce type qui lui a ramassé son portable, et qui ne lui a pas offert de fleurs sur le quai de Sèvres-Ville-d’Avray. Peut-être un jour…


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 29 Mai 2016

Petit conseil municipal où l’on sent que personne n’a envie de traîner trop tard et où nous remarquons quelques absents à peine excusés. Je sens que je vais bientôt me retrouver dans le couloir, ma place étant de plus en plus près de la porte de sortie. Je résiste cependant aux tentatives (sans doute inconscientes) d’expulsion en m’accrochant à ma table. En plus, cet endroit là est plein de courants d’air. Serait-ce pour que je perde ma voix ?

Y’aurait-il du rififi à Dynamic Sèvres ? Le maire jusqu’à présent absent du conseil d’administration s’y fait nommer, sans doute pour une sérieuse reprise en mains. A suivre…

J’avais soulevé lors de la dernière séance que la ville allait investir 173.000 euros pour mettre à disposition du British Council un local municipal (à côté du collège), sans que le conseil en ait été informé (le fait du prince). On nous livre donc une communication pour tout nous expliquer. Mais les explications ne me convainquent pas du tout, d’autant que les chiffres sont bien différents entre la communication et la convention signée. Et qu’au final, c’est un joli cadeau (my tailor is rich) puisqu’au bout de trois ans, le British Council sera exonéré de loyer. Fêlons d’Anglais !

On nous demande ensuite d’autoriser le maire à recourir à un conseil pour liquider nos actions à la SEMI. Sur le principe, l’opposition s’accorde pour dire que la structure de la SEMI ne lui permet aujourd’hui plus de faire des investissements pour rénover correctement les 541 logements qu’elle possède et qu’il faut donc trouver une solution, sans doute dans la fusion au sein d’un opérateur plus important. La main sur le coeur, on nous promet que les intérêts des locataires et de la ville seront préservés. Le PS et moi demandons à être associés de près aux réflexions. Refus du maire, ce qui entraîne notre abstention.

Nous continuons d’enfouir les réseaux : opération débutée en 1993 qui pourrait s’achever en 2017…Le temps de l’action publique est bien long.

J’innove en posant une question orale illustrée sur la pose d’antennes par la SNCF sur le pont de la rue Croix-Bosset. Cela avait échappé à pas mal de monde et on me promet d’intervenir pour tenter de les faire déplacer.

La perle du conseil est attribué au maire qui déclare au sujet des aspects pédagogiques de la convention avec le British Council (coller 2 heures de plus aux élèves en difficulté) : « on n’est pas des experts ». Ben oui….

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 14 Avril 2016

D’entrée de jeu, le maire (quel farceur !) nous fait la surprise d’inverser l’ordre du jour et d’examiner les vœux et questions déposés. Je le félicite pour cette initiative car ces sujets sont d’habitude discutés vers 23 h 30-minuit et il est vrai qu’à cette heure-là le public comme le conseil n’a qu’une envie : aller se coucher ! Je lui demande d’inscrire cet ordonnancement dans le règlement intérieur, comme je l’avais proposé au début de la mandature. A suivre…

Depuis plusieurs semaines, l’ensemble des fédérations de parents d’élèves s’émeut de la diminution des effectifs des Atsem (personnels des écoles maternelles). Cette émotion s’est traduite par le dépôt d’une pétition signée par 70% des parents concernés. Avec mes collègues PS, nous avions décidé de déposer un voeu pour que la ville s’engage à maintenir 1 Atsem par classe, comme cela est depuis toujours à Sèvres. La majorité nous sort son propre voeu qui se contente de raconter qu’elle est en train de réfléchir et de travailler à la question. On sent bien que le maire voudrait que nous fusionnions les textes, mais nous refusons et maintenons notre voeu. Nous débattons assez chaudement, le maire arrivant à nous dire que nous « manions la peur ». Les fédérations de parents apprécieront d’être accusées de s’être faites manipulées par d’affreux politicards. Les résultats sont ceux qui étaient attendus : la majorité vote son voeu et nous le nôtre. De mauvaises langues pourraient en déduire que la majorité n’entend pas maintenir 1 Atsem par classe….Là encore, un sujet à suivre !

J’enchaîne en ramant un peu en proposant un vœu concernant l’indemnité kilométrique vélo pour les agents de la ville. En réponse, le conseiller délégué au vélo nous fait un gentil et long exposé de toutes les belles réalisations de la majorité en faveur de la bicyclette. En conclusion, il indique que la majorité votera la première partie de mon vœu (qualifié d’excellent par le maire, mais je ne rougis pas), mais pas la seconde – qui demande l’application de la mesure aux agents de la ville sous prétexte qu’on ne sait pas combien ça couterait. Bref, on demande donc à l’Etat de sortir le décret permettant aux fonctionnaires d’en bénéficier. Cependant, ça flotte un peu et une partie de la majorité s’abstient sur la seconde partie. C’est tellement inhabituel qu’à ce jour je ne sais toujours pas combien se sont abstenus et combien ont voté contre….

Enfin, le débat aura permis d’apprendre qu’une concertation sur l’avenue de l’Europe se tiendra du 23 mai au 23 juin prochains.

Je pose une question sur le devenir de la parcelle de l’ancienne caserne des pompiers : on me répond qu’il y aura du logement mais aussi un espace vert ouvert au public. Sur la parcelle de l’ancienne école provisoire : a priori abandon de l’idée d’un équipement sportif, mais on ne veut pas nous en dire plus. Laissez les gens sérieux travailler aux questions sérieuses, en gros.

Avant de se pencher sur la suite de l’ordre du jour, nous approuvons le PV de la dernière séance, et je demande si l’adjoint aux finances maintient ses propos » Monsieur Decoux annonce une fiscalité maîtrisée et le maintien d’une imposition locale. Ce sont des promesses électorales qui sont respectées, ce qui, dans un contexte de défiance actuelle vis-à-vis du politique, est une très bonne chose« . Je sens que j’agace beaucoup et le maire me tance, il est tout fâché.

Nous examinons le plat principal : le budget 2016 et son augmentation de 4% de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Pour la taxe sur le foncier non bâti (c’est à dire des parcelles entières exemptes de construction), là on fait le cadeau royal de la diminuer de plus de 70% : un manque à gagner pour la ville de 47.000 euros. Serait-ce que les propriétaires des dites parcelles se seraient révoltés ? L’effet des nouvelles règles du PLU auraient-elles rendu ces parcelles soit totalement inconstructibles soit totalement invendables ? Je crains que nous ne le sachions jamais…

L’exposé du budget donne lieu à une projection d’un pauvre point, illisible par le public – et incompréhensible par le commun des mortels (CLECT, FCCT, FPIC et j’en passe). J’attendais l’entracte pour réclamer des cornettos, mais il n’y a pas eu d’entracte. Je me plains de l’illisibilité de la projection, le maire m’invite à rejoindre les bancs de la majorité, je refuse, on rigole un peu.

Comme nous, vous ne saurez rien du projet de l’installation du British Council dans les anciens locaux de la maison de l’emploi (près du collège). Projet qui nous coûte 173.000 euros d’aménagements. Un peu plus d’un point de fiscalité. C’est de la belle démocratie comme on l’aime.

La perle du conseil est attribuée au maire : parlant de l’habitude d’avoir à Sèvres 1 Atsem par classe, il commente « les règles arbitraires ça suffit ».

Je lance dès à présent une souscription pour l’achat d’un dictionnaire.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 20 Février 2016

Nouveau changement de configuration de la salle du conseil : l’administration se retrouve au fond de la salle pour nous dit-on permettre au public de nous voir mieux (le public se résumant à une seule personne en général). Allez, on se dit les choses : c’est quand même plus pratique pour le maire d’avoir l’administration sous la main.

Nous débutons par le traditionnel débat d’orientations budgétaires dont le document de présentation évolue dans le bon sens. Les orientations elles mêmes non.

Nous poursuivons en prenant possession d’un bien sans maître, une maison située rue des Capucins. A cette occasion, j’évite un malheureux « retocage » de la délibération par la préfecture en signalant que l’article du Code civil sur lequel elle s’appuie n’est pas le bon. C’eut été ballot d’utiliser le 173 qui indique que la famille peut s’opposer à un mariage, au lieu du 713 qui statue sur la propriété communale des biens sans maître. Éclat de rire généralisé, mais je ne suis pas sure que l’administration ait beaucoup apprécié.

Je me permets de dénoncer l’augmentation de 42% du tarif journalier des classes de découverte. Augmentation qui a failli passé inaperçue tant elle était bien masquée : nous conservons les mêmes tarifs que l’an passé mais pour une durée de 7/8 jours au lieu de 10 précédemment. Le diable se cache parfois dans les petits détails. La majorité municipale tente bien de me convaincre que je m’égare, mais calculette en main, les chiffres me donnent raison. Le maire conclue en disant que cela coûte à la ville un point de fiscalité (150.000 euros) et qu’à Chaville la tendance est à la disparition de cette prestation. Je rétorque que cela fait longtemps que je sais que le maire de Chaville est un mauvais maire.

Nous adoptons une délibération sur l’emploi de jeunes en service civique, mais malgré nos questions, on n’a pas su nous répondre à quel type de services ils seront affectés.

En fin de conseil, je demande si des projets sont en cours pour le SEL. Réponse : un cabinet d’études est chargé de faire des propositions pour installer un restaurant à l’intérieur…à suivre !

La perle du conseil est attribuée aux conseillers de la majorité : en fin de conseil, à l’occasion du vote d’un voeu du PS sur la fusion des départements 92 et 78, le maire, ayant exposé auparavant pourquoi il fallait voter contre, procède au vote comme d’habitude en commençant par « qui est pour ? », ça n’a pas raté l’ensemble de la majorité lève la main. Je rappelle à tout le monde la règle du jeu « Jacques à dit ».

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 20 Décembre 2015

Nous ne nous étions pas réunis depuis fin septembre pour cause d’annulation du conseil de novembre. Résultat : 45 points à l’ordre du jour, sans compter les questions orales des opposants.
En début de conseil, nous observons une minute de silence pour commémorer les victimes des attentats du 13 novembre.
Nous votons unanimement le vœu pour que la base nautique de l’Ile Monsieur soit dénommée « François Kosciusko-Morizet ».
On nous a encore changé de place autour de la table pour pouvoir resserrer les liens entre les droites. Parions que la fin du divorce n’est pas loin ! Là où je siège maintenant, c’est juste à côté de la porte : j’y vois là un signe fort, mais je ne me laisserai pas pousser plus loin.
Nous accueillons un nouveau conseiller, M Jean-François PACE, qui remplace une conseillère de la majorité que nous n’avions plus vue depuis son élection. L’impétrant en profite pour donner son CV et féliciter l’équipe majoritaire de toutes les belles choses qui ont été faites. Ah c’est beau, touchant.
Le maire ne fait aucune allusion à l’élection de Pascal Giafferi au Conseil régional, sans doute parce qu’étrangement il n’est pas là. On salue la discrétion discrètement.
Nous pouvons enfin approuver le compte-rendu du conseil du 30 juin, et malgré le mécontentement du directeur général des services, je dis à nouveau que ce retard n’est pas correct.
Nous avons droit à une communication sur les mesures de sécurité renforcées dans les établissements publics. Mme Gallais, adjointe à la culture, insiste 4 fois pour nous assurer que les sacs à main sont regardés de près au SEL. Je trouve la mesure discriminante et je lui en fait la remarque, ce qui déclenche un peu de bonne humeur.
Je vote contre une augmentation de 5% de certains tarifs municipaux (cimetière, droits de voirie), on a beau m’expliquer que cela suit l’inflation, il apparaît que celle-ci ne soit que d’à peine 1%.
Les temps sont durs, l’esprit de Noël n’est pas là, c’est pourquoi la ville n’accorde presqu’aucune avance sur subvention aux associations cette année. Qui a dit que c’était parce que nous n’étions pas en année pré-électorale ? (moi, j’avoue).
L’adoption du Plan Local d’Urbanisme donne lieu à un échange attendu, mais qui restera somme toute assez courtois. En résumé, ne faisons que le minimum légal pour le logement social (promis, 25% à la fin du mandat) et laissons-en l’état ces charmants coteaux où il fait si bon vivre entre soi. M. Fortin s’énerve bien un peu en réaction à mes propos et à ceux de Frédéric Durdux et prend la parole pour signaler que quand même 2/3 des électeurs ont voté pour deux listes qui partageaient la même vision des choses. Cela ne nous avait pas échappé, même pendant la campagne. Le maire nous raconte son RDV avec le Préfet et déclare que nous sommes dans un Etat de droit.
On apprend que les travaux de l’église vont nous coûter pas loin de 2.5 millions d’euros, j’imagine que c’est pour ça qu’on augmente les tarifs des cantines.
Nous enchaînons avec des délibérations sur les transports présentées par M. Fortin. Je pose quelques questions qui restent sans réponse ou carrément à côté de la plaque. (le marché pour les bus c’est avec ou sans diesel ? la ville apporte son soutien pour des stations GNV mais nos véhicules à nous, on les change quand ?).
On se réjouit tous que pas mal de Sévriens aient acheté un VAE, et sur ma demande, le maire indique que des améliorations seront apportées bientôt pour les déplacements à vélo. Pour l’avenue de l’Europe, pas avant 2019…avec une concertation annoncée pour 2016….
Nous accordons une garantie d’emprunt à l’Opievoy pour réhabiliter les immeubles des 143-145 grande rue. J’interviens pour dire que ce n’est pas trop tôt, mais que les locataires sont inquiets de la qualité des travaux à venir. On me rétorque que tout va bien, suite au prochain épisode.
De nombreux résidents d’Adoma, au 19, rue Diderot, s’étaient déplacés pour assister au conseil. Ils s’inquiètent des conditions dans lesquelles leur immeuble – où l’on a forcément détecté de l’amiante- va être rénové. J’interpelle le maire sur cette situation. Il promet de recevoir une délégation. A suivre, là aussi.
La majorité – avec l’appui remarqué de deux socialistes-adopte l’ouverture des commerces 12 dimanche. Nous sommes deux avec Anne-Marie à voter contre.
A l’occasion de la prise d’acte du rapport d’activité de la SAEM (qui aménage les terrains Renault à Boulogne), je demande à M Villemur en charge de l’urbanisme où en sont les projets. Réponse : je ne sais pas. Bon, ben d’accord, je vais lire la presse alors….
La création de la métropole du Grand Paris entraîne au sein de l’établissement public territorial GPSO un nouveau pacte financier entre les communes. Pour faire court : comment se redistribuer nos sous à nous et pas en refiler trop aux autres. Pour faire long : je vous mets exceptionnellement le document en ligne, mais prenez un ou deux Alka Selzer avant (je vous aurai prévenus). 27 A pacte financier EPT
Le 1er janvier approchant, il est temps de désigner les représentants de Sèvres à la Métropole et à l’EPT GPSO. Je ne prends pas part à ce vote et je m’en explique ici. Résultat : sans surprise, la majorité rafle tous les sièges.
Je pose une question orale sur la suite du vœu concernant l’accueil des réfugiés, il m’est répondu que le sous-préfet chargé de cette question ne semble pas pressé de désigner des bénéficiaires pour cet accueil. A suivre….

La première perle du conseil est attribuée à…..suspens….mais oui, encore gagné : le maire ! A une interrogation d’Anne-Marie de Longevialle, il répond « merci de nous avoir posé cette question….euh…on vous répondra ultérieurement ».
La seconde perle du conseil est aussi attribuée au maire (je vous assure qu’il n’influence jamais le jury d’attribution) : en parlant des contentieux qui – sans aucun doute- vont naître du nouveau PLU, il déclare que de toute façon, la compétence urbanisme est transférée à GPSO à compter du 1er janvier…Hop Président Baguet joyeux Noël !!
La perle de l’année est attribuée à tous les conseillers de la majorité dont on n’a jamais entendu la voix, mais aussi à celles et ceux qui ne répondent pas à nos interrogations ou qui font semblant de ne pas avoir compris la question.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 8 Décembre 2015

Merci aux 9.24% d’électeurs sévriens qui ont apporté leur confiance à la liste écologiste menée par Emmanuelle Cosse dans notre région.

Merci parce que votre détermination à faire entendre une autre voix dans ce scrutin est importante dans une ambiance particulièrement délétère. Merci d’avoir dit au travers de votre bulletin l’importance que vous portez à la lutte contre le réchauffement climatique, contre les pollutions en tous genres que nous subissons au quotidien. Merci aussi et peut être surtout de votre soutien à une politique humaniste, soucieuse du respect de chacun et chacune quelque soient nos différences.

Dimanche prochain, j’irai voter pour la liste PS-EELV-FG et vous invite à faire de même.

Je ne soutiens pas la politique menée par le gouvernement Valls, je suis effondrée par la relance de Notre-Dame-des-Landes à 15 jours de la COP 21, je suis outrée qu’un ministre de l’intérieur socialiste puisse justifier la mise en résidence surveillée de militants écologistes, je suis effondrée que l’on mette en garde à vue de très jeunes manifestants pacifistes qui ne sauraient en aucun cas être qualifiés d’ennemis intérieurs.

Je suis atterrée par le PS qui n’a pas su mener à bien une réforme indispensable de notre République : la gauche avait – pour la première fois de l’histoire de la 5ème - l’ensemble des manettes pour réussir une belle décentralisation, pour ne serait-ce qu’essayer de mettre en œuvre de nouvelles règles de taxation des flux financiers et lutter contre la corruption….

La liste de mes récriminations serait trop longue.

Mais, ayant siégé au conseil régional, connaissant cette institution et ses responsabilités : cela me ferait mal de voir un représentant de la Manif pour Tous au CA du lycée Jean-Paul Vernant, cela me ferait mal que l’on supprime les subventions au planning familial, aux associations dont nous connaissons à Sèvres et ailleurs le travail – et que seule la Région soutient encore. Il serait trop grave de laisser le pouvoir à Pécresse ou à St Just de relancer la politique routière, de casser le lent travail réalisé par des élus écolos à la région.

Il reste énormément à faire pour que cette région devienne exemplaire en matière environnementale, sociale, économique et démocratique. Je pense ce soir que la meilleure façon de progresser qu’il nous reste c’est de faire confiance aux futurs élus EELV pour continuer à se battre.

Alors votons !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 28 Novembre 2015

Monsieur le Président, je vous fais une lettre….

(que vous lirez peut être, si vous avez le temps)

François – je me permets de te tutoyer, c’est plus simple et plus direct- nous avons souffert toi et moi le 13 novembre dernier, comme nous avons souffert en janvier. Touchés, blessés, tristes –ô combien tristes- de ces victimes d’un terrorisme aveugle, imbécile et impardonnable.

L’état d’urgence des premières heures, je l’ai compris. Il fallait sécuriser le pays, arrêter la menace.

L’état d’urgence prolongé, je l’ai compris aussi, parce que la menace semble présente encore. Je ne suis pas bisounours.

Difficile déjà pour une militante écolo d’accepter les dérogations au droit commun, les privations de liberté, le discours sécuritaire ambiant.

Ces dernières heures, j’ai de plus en plus de mal à comprendre, de plus en plus de mal à admettre que sous prétexte de menaces terroristes, on interdise des manifestations pacifiques pour la Cop 21, on assigne à résidence des militants associatifs que l’on amalgame à des djihadistes.

Mais je tremble à l’idée que si l’on arrive à médiatiser ces dérapages-là, combien d’autres sont commis en silence au nom d’un état qui n’a plus tout à fait le sens du droit, des droits….Combien de contrôles d’identité au faciès ? Combien d’étrangers en situation irrégulière choppés au détour d’un contrôle au nom de l’état d’urgence ?

La France, mon pays, a écrit au conseil de l’Europe pour l’avertir que nous pourrions sortir de la charte européenne des Droits de l’Homme. Avons-nous besoin de ne pas respecter les Droits de l’Homme pour mettre fin au terrorisme ?

François, je veux bien que tu me protèges, c’est le rôle de l’Etat. Mais je ne veux pas que tu le fasses en privant des gens de leur droit d’expression. Je ne veux pas que tu le fasses en profitant de la peur, de l’angoisse pour t’acharner sur les plus faibles, sur celles et ceux qui n’ont déjà que peu de droits, sur celles et ceux qui ont fui leur pays parce qu’ils y risquaient la mort. Nous sommes victimes du terrorisme, elles et eux aussi. Ils crèvent à notre porte et nous ne faisons rien, nous détournons notre regard.

La France, liberté, égalité, fraternité. Que mets-tu sous ces mots-là, camarade socialiste ?

La France, pays des Droits de l’Homme, chiche camarade ! Appliquons-les maintenant, tout de suite et s’il-te-plaît arrête les excès, empêche les bavures…ou assigne-moi à résidence moi aussi.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 30 Septembre 2015

Les vacances sont bel et bien finies...nous retrouvons la classe du conseil municipal de Sèvres qui n'a pas beaucoup changée depuis la sortie de juin : les absents sont toujours absents, les bavards à côté du radiateur. Nous accueillons une nouvelle conseillère suite à la démission de Mme Destouches, nous souhaitons comme il se doit la bienvenue à Mme Caroline Bastide.

Après un long et fort vibrant hommage du maire à son prédécesseur et après la minute de silence qui s'impose, nous attaquons un ordre du jour chargé.

Le PS et moi faisons remarquer que nous sommes en retard d'approbation de PV, là on nous fait approuver celui de la séance d'avril - en politique il convient d'entretenir sa mémoire. Je remercie le maire de nous offrir un joli petit agenda imprimé en Malaisie, faute de goût à mon sens.

Le budget supplémentaire n'est pas folichon, mais il est toujours intéressant de voir que l'imagination n'est pas toujours au pouvoir quand on a 1.15 million d'euros à dépenser d'ici la fin de l'année. Vous serez heureux d'apprendre que nous achèterons des vélos pas électriques pour le commissariat. Nous aimons nos fonctionnaires.

Nous examinons l'agenda d'accessibilité, je pense avoir été la seule à additionner le montant des travaux à effectuer pour rendre le patrimoine communal totalement accessible : 1.5 million d'euros. Je m'étonne que l'on attende encore 9 ans avant de réaliser les aménagements dans certaines écoles. On me répond que les montants annoncés ne correspondent pas à la totalité des dépenses, parce qu'il faut peindre aussi...Euh, bon, comprenne qui pourra.

Le conseil vote le projet éducatif territorial (PEDT) : on revient à une rentrée des écoles à 8 h 30, mais le reste du programme semble encore un peu léger côté contenu et encadrement. Nous y reviendrons sans doute.

Je vote contre les indemnités versées par la ville aux directeurs d'école : entre 344 et 486 euros par mois sur 10 mois. Je trouve que la ville de Sèvres est bien peu reconnaissante et qu'ailleurs l'indemnité est bien plus élevée. On me répond que ces directeurs ont plein d'avantages par ailleurs (appartement de fonction, place de parking et d'autres choses qu'on ne sait pas me détailler...). Bref, des fonctionnaires.

Le compte-rendu des délégations au maire suscite quelques questions, dont une que je soulève sur un contrat de sous-location à une société privée de tennis pour une partie du stade de la Mare Adam. J'estime que nous poursuivons une lente privatisation de l'espace public (après l'école Montessori installée dans des locaux municipaux). Le maire me répond économies pour la ville. J'ai du mal à comprendre pourquoi la gestion de cet équipement devient opportunément bénéficiaire pour une société privée alors qu'elle pesait le poids d'un âne mort pour la ville.

La fin du conseil est consacrée à l'examen des questions et voeux. Le PS et moi avions déposé un voeu appelant la ville de Sèvres à accueillir des réfugiés. Le maire reprend l'idée et nous propose un voeu commun que nous votons. Concrètement, la SEMI Sèvres mettra à disposition un appartement qui sera sans doute géré par l'association Le Relais Sévrien. Un appel à dons pour cette association sera effectué prochainement par la commune. Affaire à suivre...

La droite indépendante souhaitait que l'école Croix-Bosset soit dénommée "François Kosciusko-Morizet". Le maire contre propose un voeu qui engage le conseil à trouver de façon unanime un espace public pour cet hommage.

Comme tout le monde était bien fatigué et qu'il se faisait tard, nous avons levé la séance.

La perle du conseil est attribué au maire qui en réponse au PS s'inquiétant de la hausse du tarif des cantines se plait à citer du La Bruyère : "Corneille peint les hommes comme ils devraient être, Racine les peint tels qu'ils sont". J'eus pu répondre que "Les postes éminents rendent les grands hommes encore plus grands, et les petits hommes encore plus petits.”, mais j'ai manqué d'à propos.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 4 Juillet 2015

Conseil bien dodu, en pleine canicule, qui nous a tenus plus ou moins éveillés – pour certains – jusqu’à minuit quarante.

La soirée a débuté par un pot pour le départ de la première adjointe au maire, Mme Destouches, qui démissionne pour raisons familiales et que je salue ici pour son engagement malgré nos différences de point de vue. Le maire a bien essayé de me faire boire alcoolisé pour tenter d’écourter la soirée, mais j’ai résisté et me suis mise à l’eau. Le champagne par 38°C peut parfois avoir quelques effets néfastes à la démocratie (cf à la fin).

Nous avons nos Ipad municipaux depuis quelques semaines. Ce matériel nous est fourni car depuis de nombreuses années maintenant les documents du conseil nous sont transmis par informatique. Malheureusement, je n’ai pas de chance : la connexion wifi refusera de se faire pendant une bonne partie de la soirée, m’empêchant de consulter les délibérations. Heureusement mon voisin Frédéric Durdux est partageur et me laisse consulter sa machine, et puis manque de bol, j’ai une mémoire visuelle développée.

Nous commençons le conseil par une petite déclaration de Mme Destouches qui souhaitait nous dire au revoir et qui a des mots très aimables sur l’opposition. Nous élisons Mme Fanny Hervé au poste de Première adjointe. La parité est ainsi respectée et c’est une bonne chose. (cf à la fin de cet article, les bouleversements induits).

Contrairement à l’habitude, nous n’avons pas le PV de la dernière séance du conseil qui date pourtant du 9 avril. Aurait-on perdu les bandes ? Faisons appel à la NSA !

Le compte administratif (résultat de l’exécution) du budget 2014 apporte sa bonne cagnotte annuelle d’1.15 millions d’euros. Je vous démontre par A +B qu’on vous raconte souvent bien des bêtises sur l’état des finances communales.

Malgré les bons résultats, la majorité décide d’augmenter les tarifs municipaux de 5%. Olé !

Le Plan Local d’Urbanisme constitue le plat principal du conseil. Il fallait avoir lu les 750 pages de documents pour pouvoir en parler. Sans vouloir dénoncer personne, j’ai eu l’impression qu’à part M. Villemur, aucun membre de la majorité ne s’était penché sérieusement sur ce document pourtant très important pour l’avenir de notre commune. J’en ai dit beaucoup de mal, il le fallait.

Nous avons décidé d’acquérir l’ancien salon de coiffure des Bruyères pour y installer des médecins ou des para médicaux.

J’ai exprimé mon insatisfaction sur le fait que la ville prenne en charge une partie du financement des travaux de la RD7 pour 360.000 euros. On nous avait pourtant bien dit que les communes ne mettraient pas un centime dans l’opération. J’ai aussi protesté sur l’aménagement d’un trottoir rue de la Garenne, aménagement qui va amputer la forêt. On aurait sans doute pu regarder comment mieux entretenir le sentier déjà existant. Bref, des arbres vont être coupés.

Nous mettons en sommeil la caisse des écoles dont les activités sont reprises directement par la ville. Je suggère en vain qu’on retrace l’histoire de cette vénérable institution sévrienne (vous aussi vous avez eu un bonnet bleu à rayures jaune pour la classe de neige ?). Proposition balayée par la nouvelle première adjointe.

Nous avions obtenu avec le PS qu’une communication soit faite sur l’installation d’une école Montessori dans les locaux Gévelot jusque là occupés par les ateliers d’art municipaux. On nous communique donc le contentement de la majorité sans verser une larme pour la centaine d’usagers déménagés à la maison des associations, dans des locaux sans lumière naturelle ou presque. C’est pratique pour dessiner. On continue à penser que cette école sera au bénéfice de l’ensemble des Sévriens : 7.000 euros pour une année scolaire de maternelle.

La perle du conseil est attribuée par le jury unanime à M. Villemur : « La pollution c’est juste le matin et le soir », à propos de l’avenue de l’Europe et de la volonté assumée de la majorité d’y concentrer les logements sociaux.

Le jury constate que certains membres de la majorité ne tiennent pas très bien l’alcool associé à la chaleur et à la fatigue et qu’ils s’énervent un peu facilement lorsque l’opposition prend la parole. Il décide cette fois-ci de ne pas nommer les coupables d’écart de langage et de comportement en guise d’avertissement.

ARRETE DELEGATIONS DU MAIRE N2015-203 DU 03 07 2015 : les nouvelles attributions du remaniement municipal, trouvez les punis et les bons élèves !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 12 Avril 2015

Gros conseil qui nous a tenu éveillés jusqu’à minuit.

Mais avant de vous narrer cette soirée, je m’appesantis un peu sur les conditions de travail des conseillers de l’opposition. Les commissions préparatoires au conseil se réunissent dans la semaine qui le précède. Cette fois-ci, nous avons reçu les documents le lundi soir pour des commissions se tenant le jeudi. Trois jours donc pour lire, comprendre, analyser un budget de 37 millions d’euros, mais aussi le plan d’aménagement et de développement durable (160 pages de diagnostic récupérées 6 jours avant le conseil). Je crois que nous tenons le record des mauvaises conditions.

Le conseil débute avec la proposition du maire de dénommer la cour d’honneur de la mairie en « parvis de la Résistance et de la Déportation ». J’interviens à nouveau pour demander que soit reconnue la mémoire d’Yvonne Hagnauer, Sévrienne, Juste parmi les Nations.

Nous enchaînons avec le budget primitif 2015 qui consacre la poursuite des politiques menées par l’ancienne équipe municipale (baisse plus ou moins réelle du fonctionnement, désinvestissement).

Le plan d’aménagement et de développement durable donne lieu à un débat intéressant et démontrant que décidément la méthode de travail utilisée ressemble à un grand n’importe quoi et que, de plus, je ne partage pas les orientations floues d’une équipe municipale qui semble vraiment patauger.

Nous adhérons à l’association pour le développement de la télédistribution parrainée par Charles Pasqua, André Santini, Patrick Devedjian. Avec de tels fondateurs, j’ai une méfiance de base.

Le jury unanime attribue la perle du conseil ex aequo à :

Notre collègue de l’UMP de l’opposition (car vous avez compris depuis le temps qu’il y a l’UMP majorité et l’UMP opposition) pour avoir déclaré que donner le nom « Résistance et Déportation » à un lieu où se déroulent des mariages c’est bien triste et que cela pourrait choquer notre ville jumelle Wolfenbüttel.

Grégoire de la Roncière qui s’est sans doute inutilement emporté lors de sa réponse à l’opposition en déclarant que les arguments utilisés étaient « à la noix ». Restons polis !

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Rédigé par Catherine Candelier

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