Publié le 28 Août 2011

Son discours aux journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts :

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Chères ami(e)s,


Je vais vous faire une confidence. Grâce à vous, qui m’avez désignée, je suis une candidate à la Présidence de la République fière de porter les idées de notre maison commune, Europe Ecologie Les Verts.

Je suis une candidate qui porte l’espoir d’un monde nouveau. Celui pour lequel se battent les écologistes sur la planète, notre maison commune. Avec vous, je veux rendre ici hommage a José et Maria da Silva, deux militants écologistes lâchement assassinés au mois de mai dernier comme le syndicaliste brésilien Chico Mendes qui en 1988, était victime des grands propriétaires terriens parce qu’il défendait la foret, la biodiversité et les peuples indigènes qui l’habitent.

Je suis aussi une candidate préoccupée par les conséquences de la crise financière la plus grave depuis la Guerre. Disons-nous la vérité ! La campagne électorale qui s’ouvre sera passionnante mais difficile, pour nous les écologistes. Nous devons garder en mémoire ce que L’Histoire nous enseigne. Les menaces que fait peser sur les peuples la désorganisation et la violence d’un système économique à bout de souffle peuvent conduire au pire.

Si nous voulons convaincre nos concitoyens de ne pas céder aux sirènes de replis identitaires et démagogiques, nous devons faire preuve à la fois de beaucoup d’audace, de courage et de réalisme. Vous avez choisi une jeune en politique mais expérimentée dans les affaires du monde. Vous avez tracé une feuille de route à la mesure du défi qui nous attend : défendre des idées neuves pour réformer radicalement un système qui est en train d’imploser sous nos yeux ; proposer des solutions précises pour éviter que les désordres ne conduisent à aggraver les injustices écologiques et sociales dont nous souffrons tous, et plus particulièrement les plus vulnérables.  

Je veux prendre d’abord pour exemple, évidemment, l’actualité économique dramatique de cet été. Il ne nous suffit pas de dénoncer la crise actuelle comme la conséquence inéluctable d’un système productiviste et d’une mondialisation financière qui conduisent tout droit à la catastrophe. Il faut proposer des mesures concrètes pour éviter un chaos planétaire.

Les solutions pour réduire les dépenses et augmenter les recettes publiques existent. Nous, les écologistes, nous ne voulons pas léguer à nos enfants les dettes de toutes sortes. Il faut en finir avec tous les gaspillages :

- Les privilèges fiscaux accordés aux fortunes les plus élevés   et aux multinationales. 172 milliards d’euros par an.

- L’entretien de l’arsenal nucléaire militaire. 4 milliards d’euros par an.

- La fraude fiscale : 30 a 40 milliards d’euros par an. 

Nos solutions ont aussi pour nom l’harmonisation européenne de la fiscalité . Notre continent est la zone du monde où la concurrence fiscale est la plus forte. Entre la concurrence fiscale et le modèle social, moi j’ai choisi.

Je choisis aussi, comme nous l’avons proposé au Parlement Européen, de taxer les transactions financières  créant ainsi 170 milliards d’euros de recettes nouvelles.

 Je veux rétablir la justice fiscale en France en refondant les règles actuelles, totalement injustes. La progressivité de l’impôt c’est le contraire de la démagogie, c’est un acquis démocratique qu’il faut défendre. Je suis la seule à dire la vérité aux français à ce sujet : nous ne pouvons pas défendre notre modèle de société et réduire l’endettement à fiscalité constante.

Les solutions pour dépenser mieux existent aussi. Elles ont pour nom l’investissement dans les énergies renouvelables, le lancement d’un plan d’économies d’énergie, les primes à la consommation locale et durable.

Voilà des pistes précises. Je doute fort que le Président de la République et le Premier Ministre, qui doivent prendre des mesures urgentes dans les jours qui viennent, les retiennent. Même si Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont parlés d’une taxe sur les transactions financières. Leurs réponses ne sont pas à la hauteur. Leur règle d’or est inefficace économiquement et absurde politiquement. Non, M. Fillon, la France n’a pas besoin d’une union sacrée, elle a besoin de solutions nouvelles. Je soumets ces idées aux Français qui devront décider, dans neuf mois, comment relever durablement les DEFIS: financer la reconversion écologique, défendre notre modèle social et les services publics, réduire progressivement  notre endettement.
Cette crise n’est pas boursière. Elle est celle d’un modèle de développement. Cette crise n’est pas nationale. Elle est celle de la mondialisation libérale. Nous devons y apporter des réponses qui à la fois protègent les Français et engagent un nouveau cours dans la construction d’une véritable politique européenne.  Avec Claudia Roth, co-présidente des Verts allemands, nous ferons rapidement des propositions communes en ce sens.

Oui, il est possible d’agir pour désarmer les marchés financiers. Cela fait vingt ans que je m’attache à cette question, d’abord comme juge au pôle financier quand je luttais contre la corruption, ensuite quand les gouvernements norvégiens et islandais m’ont demandé de les conseiller, enfin aujourd’hui comme présidente de la commission du développement du Parlement Européen. Oui, les leviers existent pour imposer un nouveau cours à la finance internationale. Rien ne nous empêche d’interdire définitivement les ventes à découvert qui permettent de spéculer sur la baisse d’un titre qu’on  ne détient même pas. Rien ne nous empêche de fermer les marchés de gré à gré de produits dérivés qui sont des marchés opaques. Rien ne nous empêche d’interdire la spéculation sur les dettes souveraines en interdisant les CDS ‘nus’.  Rien ne nous empêche de créer rapidement une agence de notation publique et européenne. Rien ne nous empêche de conduire un audit de la dette des pays de l’union européenne. Les citoyens ont le droit de savoir.  Au nom de mon expérience, je vous le dis : les hedge funds, les fonds de pensions, les paradis fiscaux, les traders ou les banquiers ne feront plus la loi.

Chers amis, mon expérience de juge m’a appris une chose essentielle. Pour faire justice, il convient d’avancer pas à pas, en gardant toujours comme ligne de conduite l’intérêt général. Ce dernier, nous le savons bien, passe désormais par une refonte complète de nos économies et une revitalisation de nos démocraties. Nous avons, nous les écologistes français, une responsabilité fondamentale : conduire l’écologie au pouvoir dans l’un des pays les plus puissants de la planète. Nous ne le ferons pas en un jour. Nous ne le ferons pas seuls. Mais je suis déterminée, croyez-moi, à le répéter tout au long de notre campagne :  sur bien des sujets qui nourrissent aujourd’hui l’actualité politique, les écologistes ont raison depuis trente ans !

Souvenons-nous de la campagne présidentielle de René Dumont en 1974 qui à la télévision, un verre d’eau à la main, nous avait décrit ce qui allait se passer : « Je bois devant vous un verre d’eau précieuse puisqu’avant la fin du siècle, elle manquera ».

Il serait aujourd’hui le premier à dénoncer le retour des famines, notamment dans la Corne de l’Afrique, où un drame humanitaire majeur est en train de se jouer.

Privatisation des biens publics, risques nucléaires, atteintes à la biodiversité, dangerosité des OGM, dégâts de l’agriculture intensive : les écologistes ont étés les lanceurs d’alertes, ils sont aujourd’hui les porteurs de solutions. Il est désormais temps qu’elles prennent toute leur place. L’écologie, c’est maintenant ! Et pour que les choses soient encore plus claires : nous n’avons pas seulement l’intention de faire témoigner nos idées dans le grand débat démocratique qui s’ouvre. Nous avons la volonté de les faire gagner !

Ces idées tiennent principalement en quatre grands chapitres.

Premièrement, pour préserver l’avenir et prévenir de risques majeurs, nous voulons une transition énergétique pour sortir de l’économie carbone et du nucléaire. La sortie du nucléaire en vingt ans est réalisable.. Les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et les filières de l’énergie renouvelable  sont riches de centaines de milliers d’emplois, comme l’ont si bien compris les allemands.  La France n’a pas le droit de prendre le risque d’un nouvel accident nucléaire. Du dérèglement climatique à la catastrophe de Fukushima, chacun mesure les conséquences de politiques irresponsables qui peuvent se résumer par : « après moi, le déluge » ! Nous savons aujourd’hui que le risque d’un accident nucléaire majeur en Europe n’est pas un risque mais une certitude, comme nous l’ont démontrés Bernard Laponche et Benjamin Dessus. Pour nous, la sortie du nucléaire ne se négocie pas, elle s’impose. Il faut que les choses soient claires : il n’y aura pas d’écologistes dans un gouvernement qui n’engagerait pas la sortie du nucléaire.

Deuxièmement, cette transition énergétique suppose une transformation écologique de l’économie, fondée sur la relocalisation et la reconversion des industries ainsi que sur une protection des frontières européennes à partir de critères environnementaux et sociaux. Il faut en finir avec  le court-termisme, la société du jetable et le culte de la croissance fondée sur des chiffres faux. Au « toujours plus » du PIB, nous devons opposer le « toujours mieux » des citoyens. La France doit se doter d’indicateurs nouveaux, en s’inspirant des propositions faites par la commission Stiglitz, vite mise au panier par le Président de la République en 2009.  Notre objectif est de bâtir une économie économe, responsable et régulée, tournée vers le long terme. Bref, une économie qui  permette de travailler mieux, moins et pour tous.

Troisièmement, nous nous battons pour le droit au respect et à la dignité pour tous.  Nous voulons particulièrement lutter contre la discrimination territoriale. Les banlieues et les zones rurales abandonnées à leur sort ne sont pas une question secondaire. C’est là que se joue l’avenir de la République. Le sentiment d’exclusion des populations qui n’ont pas accès à des services publics adapté et à des conditions de vie décentes est une véritable bombe à retardement. Nous venons d’en voir une forme d’explosion en Angleterre. Les Français réclament de la dignité face aux discriminations de toute sorte. Ils réclament de la justice sociale face au chômage qui frappe particulièrement les jeunes. Ils réclament de la sécurité face aux violences et aux incivilités. L’écologie de responsabilité que je défends, c’est d’abord le refus d’accepter une société à deux vitesses : celle pour les nantis des centres villes et des quartiers d’affaires ; celle pour les exclus des zones abandonnées à leur sort.

Quatrièmement, nous voulons le renouveau démocratique. Définir le bien commun, c’est l’affaire de tous. La politique appartient à tous ceux qui veulent agir pour l’intérêt général. C’est une question de principe, bien sûr, mais c’est aussi une question de pragmatisme: on a besoin de tout le monde ! Je plaide pour que nos institutions s’ouvrent enfin à l’énergie créatrice de la société. Je plaide pour un printemps démocratique qui, face à la puissance des forces de l’argent, donne une légitimité plus forte au politique. Je m’engage pour une 6e République. Proportionnelle, parité, non cumul des mandats, droit de vote des étrangers : nous sommes pour la redistribution des pouvoirs et nous nous engageons à le faire si les électeurs nous en confient le mandat.

  Chers amis,

Nos idées sont ambitieuses, mais elles sont à la hauteur du grand débat démocratique qui s’ouvre. Notre pays sort abîmé du quinquennat de Nicolas Sarkozy.  Permettez-moi de le qualifier d’un seul mot : recul. Recul écologique que symbolisent l’abandon de ce qui avait été négocié lors du Grenelle de l’Environnement ou les atermoiements sur les gaz de schiste. Faut-il rappeler la déclaration de Nicolas Sarkozy, il y a un peu plus d’un an : « l’environnement, ça commence à bien faire ». Recul économique et social, encore, que symbolisent le bouclier fiscal et l’aggravation des inégalités en matière de retraites. Faut-il rappeler que l’espérance de vie d’un ouvrier, à 35 ans, est de 6 ans inférieure à celle d’un cadre supérieur ? La réforme des retraites conduite par le gouvernement est une reforme en trompe-œil. Nous reviendrons au droit à la retraite à 60 ans et engagerons une réforme juste et durable.

Recul des libertés publiques, enfin, que symbolise l’accumulation des lois répressives. Absence d’éthique assumé et même revendiquée : les affaires Woerth-Bettencourt, Alliot-Marie-Ollier, Lagarde-Tapie, et aujourd’hui l’affaire Takieddine. Qui est Takieddine ? Un homme d’affaires peu recommandable. Un ami intime du clan Sarkozy : Hortefeux, Copé, Guéant. Un financeur supposé de la campagne d’Edouard Balladur. Un homme qui a reçu du patron de Total à l’automne 2009 9,8 millions de dollars, avec la bénédiction de l’Elysée. Cet argent a transité par les paradis fiscaux quelques mois après que Nicolas Sarkozy a décrété la fin des paradis fiscaux. Aujourd’hui comme hier je reste déterminée à lutter contre la corruption, y compris lorsqu’elle touche au plus haut sommet de l’Etat. Ici, nous sommes face à une affaire d’Etat.

Oui, chers amis, le temps de l’alternance est venu. Certains s’inquiètent. Une candidature écologiste est-elle bien nécessaire ?  Je veux vous faire partager ma conviction profonde. Pour gagner la présidentielle, notre voix n’est pas un problème, elle est une solution. On nous parle sans cesse du 21 avril 2002. Mais on oublie que la gauche a également perdu en 1995 et en 2007.  Alors, qu’il nous soit permis cette fois de faire différemment.  Nous allons démontrer que le vrai parti du changement, c’est nous. Après nos succès des «élections européennes et des élections régionales, nous ne sommes pas là pour jouer les seconds rôles mais pour forger les conditions de la victoire.  Vous m’avez choisie comme candidate à la Présidence de la République pas comme candidate au ratissage des voix écologistes pour le compte du Parti socialiste !

Nous sommes décidés à utiliser le premier tour de l’élection présidentielle pour que se mette en place un nouveau paysage politique. Et proposer une alternative à la simple mécanique de l’alternance. Nous n’avons aucun complexe face au Parti socialiste. Il s’est trop souvent comporté de façon hégémonique, voire méprisante face à nos demandes légitimes. Il a trop souvent renié ses engagements et poursuit encore des grands travaux inutiles comme l’aéroport de Notre Dame des Landes ou l’incinérateur de Clermont Ferrand.

  Nous ne partons pas de rien. Trois millions d’électeurs nous ont fait confiance lors des européennes de 2009 et presque autant lors des régionales de 2010. Je pense d’abord à eux, mais aussi à tous nos concitoyens qui s’interrogent, et je veux leur dire simplement : la seule manière de construire une victoire qui trace la voie du changement écologique et du renouveau démocratique, c’est de voter pour nous.

Je veux dire solennellement ici que j’entends bien porter notre message auprès de tous les électeurs, y compris auprès de ceux qui peuvent être égarés par la démagogie du Front national. Le spectre du racisme et de la xénophobie hante l’Europe. Pas un jour ne passe sans sa livraison d’attaques contre les musulmans. Pas une semaine sans mise en cause des populations immigrées. Pas un mois sans une offensive contre les droits des minorités. Nous refusons ce visage de l’Europe et de la France. La haine n’est pas une solution à la crise. Elle n’est qu’une réponse dangereuse pour maintenir les privilèges des profiteurs. Un gouvernement qui veut ficher les plus fragiles d’entre nous est un gouvernement qui rompt avec l’esprit de la République.

Nous le savons bien : une parole de haine crée les conditions du crime de haine. Je veux m’arrêter ici un instant sur le drame terrible que vient de vivre mon pays natal, la Norvège. Vous avez entendu le poignant témoignage de mon ami, Audun Lysbakken, ministre de l’intégration qui a accepté notre invitation à venir parler devant vous.

Nous savons donc qu’il est possible d’opposer aux actions terroristes, non une guerre de civilisation, mais encore plus de démocratie, de solidarité, de transparence et de fraternité.

Il faut retrouver les valeurs de notre République pour affronter les défis de demain.

Chers amis,

Au moment où commence véritablement notre campagne pour l’élection présidentielle, je vous propose d’accepter un moment d’humilité. Nous avons un projet de transformation écologique de la société. Nous proposons des mesures précises pour faire face à la crise financière et avancer pas à pas vers une économie durable et une démocratie rénovée. Mais nous n’avons pas nécessairement réponse à tout. Notre campagne doit être l’occasion d’écouter et de donner la parole à celles et ceux qui croient, comme nous, qu’un autre monde est possible et nécessaire.

Nos concitoyens ne nous ont pas forcément attendus pour prendre en main leur engagement écologique. Songeons au bouleversement des comportements que constitue, depuis vingt ans, l’acceptation du tri sélectif. Songeons au travail sur la biodiversité que prennent en charge, sur le terrain,  des milliers d’associations. Songeons à l’élan citoyen qui entoure les AMAP, les jardins partagés, l’aspiration à mieux se nourrir dans le cadre de la souveraineté alimentaire ! 

Pensons à tous les entrepreneurs qui font l’économie verte.  Notre mission est d’ouvrir une perspective politique crédible à cette ébullition de la société.

Dans ce monde en crise, l’espoir nous vient aussi de l’autre côté de la Méditerranée. Nous pensons aux printemps démocratique des peuples arabes, aux luttes solidaires des indignés de Grèce, d’Espagne ou d’Israël. Au courage des Syriens qui affrontent à mains nus un régime sanguinaire.

Notre campagne présidentielle, je veux le souligner également, s’articule avec celle des candidats écologistes aux élections législatives qui suivront. Ces derniers seront autant d’ambassadeurs dans chacune des circonscriptions. Je serai leur porte-parole au niveau national. Ils seront mes porte-paroles au niveau local.

Je suis française et fière de l’avoir choisi. Je suis aussi une binationale et fière du mélange de cultures que je porte. Je suis fille de couturier militaire et fière de ma famille. Je suis encore une auditrice de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, dont j’ai suivi l’enseignement en 1996, et fière de mon intérêt pour les questions de défense. A ceux qui ont eu l’outrecuidance de me manquer de respect – je pense notamment à François Fillon -je dirai simplement ceci, au moment où débute notre grand débat national.  MOI, JE ME REFUSE A TRIER ENTRE LES FRANÇAIS, SELON LEUR DATE DE NATURALISATION ou leur lieu de naissance.  Je suis française par choix, par amour pour la France, ses valeurs et par amour pour mes compatriotes. Je ne suis jamais descendue dans le palais d’un dictateur. je n’ai jamais confondu l’argent public et l’argent privé.

Et je veux rappeler ce que Théodore Monod, humaniste, pacifiste et grand officier de la Légion d’Honneur, avait répondu à François Mitterrand qui l’avait invité à assister au défilé du 14 juillet 1988 : « Je continue à nourrir le vivant espoir que le jour viendra où la fête nationale ne sera plus seulement militaire et verra défiler aussi les bûcherons, les cheminots, les mineurs, les instituteurs, les infirmiers et plus uniquement les hommes de guerre ».

Chers amis, la campagne sera rude, mais je souhaite qu’elle soit belle. Nous avons des atouts formidables, à commencer par une génération de jeunes écologistes qui sont le ferment de l’écologie de demain. Je veux saluer aussi, à travers vous,  les milliers de militants de notre organisation ou de notre coopérative, les centaines de groupes locaux enracinés sur le terrain qui sont prêts, demain, à engager le combat électoral.

Que les écologistes rassemblés se mettent en ordre de marche, qu’ils construisent partout des comités de soutien, qu’ils aillent chercher chaque voix, car chaque voix comptera.  Ensemble, je vous le promets, nous allons remettre les marchés à leur place, remettre l’écologie au centre DE L’ECONOMIE et remettre la démocratie au pouvoir. Je suis fière de vous représenter dans ce combat. Ensemble, nous allons faire gagner nos idées. Vive l’écologie, vive l’Europe vive la République, vive la France!

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 7 Juillet 2011

Communiqué à la presse

Les militants d’Europe Ecologie les Verts des Hauts-de-Seine, réunis en congrès départemental samedi 25 juin, ont élu leur nouvelle direction.

Ce nouveau conseil politique départemental s’inscrit dans la continuité du 1er congrès d’EELV à la Rochelle en se plaçant résolument dans la volonté de fédérer anciens et nouveaux militants.

Les nouveaux dirigeants d’EELV 92 ont été désignés à une très large majorité.

Frédéric PUZIN, ancien conseiller municipal de Sèvres, est nommé secrétaire départemental. Il est assisté dans ce rôle par une équipe de 23 membres* issus de l’ensemble du département. Cette équipe est chargée d’accueillir les nouveaux adhérents et coopérateurs, d’animer la présence des écologistes dans les Hauts-de-Seine et de préparer les futures échéances électorales.

 

 

 

 

 

*Membres du conseil politique : Frédéric Puzin, secrétaire départemental, Isabelle Dorison secrétaire adjointe , Alain Mathioudakis et Catherine Naviaux élections,  Catherine Candelier et Loïc Le Naour  portes parole, Yann Martinez et Olivia de Vendeuvre communication interne, Pascale Meker et Sébastien Scognamiglio Réseaux Coopérative, Magali Buzelin et Rémi Lescoeur trésoriers, Rodéric Aarsse et Marie-Claude Fournier partenaires extérieurs, Denis Delrieu et Isabelle Sotto groupes locaux, Anne Le Guenniou et  Jacques Dubaele actions,  Frédéric Gradwohl et  Houria  Sehili accueil-formation, Alain Fournier et Carmelina de Pablo élu/es, relation syndicats,  Manal Alaudat Jeunes et  Philippe Ponge.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 19 Juin 2011

Mon intervention lors du conseil municipal du 17 juin, le reste de nos interventions est consultable ici.

 

 

Le compte administratif est un document budgétaire qui rend compte, un an après, de la façon dont le budget a été exécuté...Il permet notamment de se rendre compte que l’augmentation des impôts locaux n’était peut être pas si nécessaire que ça.

Merci aux services pour la clarté du document fourni.

Le compte administratif est toujours un document intéressant en ce qu’il rend compte de la façon dont le budget a été exécuté, mais aussi parce qu’il permet de comparer les prévisions qui ont été adoptées par votre majorité avec la réalité.

Rappelons-nous tout d’abord que l’année 2010 fut marquée par une augmentation de 2,4% des taux des impôts locaux, succédant à une augmentation de 9%. Cette augmentation a rapporté une rentrée supplémentaire de 610.000 euros dans les caisses municipales. Ces 610.000 euros sont à comparer aux 512.000 euros de manque à gagner sur la ligne des dotations de l’Etat. Ce sont donc bien les contribuables sévriens qui ont compensé le désengagement continu de l’Etat auprès des collectivités territoriales. Par ailleurs, comme tous les ans, nous avons la bonne surprise de constater que finalement, malgré la crise, la taxe sur les droits de mutations est exceptionnelle. Elle est pour 2010 supérieure à 62% au budget prévisionnel. Le pessimisme habituel des services financiers sur le rapport de cette taxe lors des préparations budgétaires – pessimisme que vous partagez entre octobre et le 31 mars- s’évapore soudain dès le premier avril, mais c’est trop tard, l’augmentation des impôts locaux a été votée. Ces bonnes rentrées fiscales, alliées à une baisse des charges du personnel et des frais de fonctionnement, permettent donc de dégager un excédent de presque 1,2 millions d’euros. Soit deux fois le rapport supplémentaire des hausses fiscales.

Concernant la réalisation des différents chapitres, notre attention est à nouveau appelée comme l’an passé par le très faible taux de réalisation des études. Il serait peut être plus simple de dire que vous avez décidé de ne pas étudier beaucoup. Mais cela nuit évidemment à certains investissements qu’il serait pourtant urgent de réaliser, je pense notamment et cela ne vous étonnera pas à l’entretien du patrimoine communal. D’autant qu’à nouveau le poste travaux avec 64% de réalisations nous semble bien faible au regard des besoins de rénovation existants. Je profite du sujet budgétaire qui nous occupe pour vous demander si les services fiscaux vous ont communiqué les bases 2011 et dans l’affirmative, si nous pouvons en avoir communication.

PS :

Réponse du maire : pour les bases 2011, on les aura durant l’été. Pour le reste, il est toujours facile de critiquer les prévisions, dormez en paix braves gens...

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 19 Juin 2011

Au conseil municipal de Sèvres, ce vendredi 17 juin, nous avions a nous prononcer sur le périmètre de l'intercommunalité.

Le gouvernement a décidé d’accélérer les regroupements intercommunaux d’ici à deux ans. C’est donc dans la rapidité que des propositions émergent, sans bien entendu consulter les habitants... Alors que l’UMP souhaite que Vélizy intègre GPSO, nous sommes en faveur d’abord d’une intégration de Marnes-la-Coquette et de Coeur de Seine.

 

Le texte de mon intervention au conseil :

 

"Avant de nous prononcer sur le fond et des recommandations du Préfet et de votre avis sur celles-ci, nous tenions à émettre quelques remarques sur la forme.

En effet, les Commissions Départementales de Coopération Intercommunales ont été remaniées à la hussarde par le gouvernement pour parvenir à marche forcée à l’achèvement du schéma départemental de l’intercommunalité d’ici décembre. Combien d’élus de ce conseil et des autres conseils élus ont été clairement informés du rôle des CDCI ?

La composition des CDCI reflète la précipitation et constitue une réelle usine à gaz. Elle aboutit à une exclusion quasi-totale de certaines forces politiques pourtant représentées dans les conseils élus. C’est le cas des élus écologistes qui ont été écartés de la réflexion.

Par ailleurs, alors que l’intercommunalité est un sujet majeur, le processus de regroupement échappe complètement à nos concitoyens qu’il n’est pas prévu ni d’entendre ni de consulter.

J’en viens maintenant au cas de Vélizy qui nous préoccupe ce soir. J’ai lu avec beaucoup d’attention différents documents mis à la disposition du conseil de Vélizy. Notamment ce qui a motivé le vote d’un vœu en faveur de l’adhésion à GPSO, mais également la réponse de Versailles Grand Parc à ce vœu.

Et là, permettez moi cette expression, mais cela ressemble à une négociation commerciale ou Vélizy se marierait au plus offrant. Nul doute que nous avons des frontières communes avec cette ville, mais franchement, depuis quand Vélizy s’intéresse à nous et depuis quand nous intéressons nous à Vélizy ?

Je ne prendrai qu’un exemple : celui du TCSP désormais fortement soutenu par GPSO (je n’invente rien, c’est écrit). Lorsqu’en février, je vous ai posé la question de ce TCSP, Monsieur le Maire, vous n’étiez vraiment pas très chaud sur cette suggestion de Joël Loison, le maire de Vélizy. Aujourd’hui, il semble que GPSO soit devenue complètement fan de cette idée.

Depuis longtemps, les élus écologistes soutiennent l’idée d’une communauté d’agglomération correspondant au périmètre du SCOT. Il nous semble en effet logique de faire correspondre l’administration d’un territoire à ce qui préside à sa structuration.

C’est pourquoi, l’avis du Préfet nous semble juste en ce qu’il suggère un regroupement d’une part avec Marnes-la-Coquette et d’autre part avec St Cloud, Garches et Vaucresson. Cela nous semblerait également cohérent en termes de simplification électorale pour nos concitoyens en termes de circonscription législative. Ces raisons nous poussent à ne pas suivre la délibération que vous nous proposez.

Une dernière question à notre représentant au syndicat 3 S dont le préfet recommande la dissolution. Quid du devenir de la gestion des compétences de ce syndicat ?"

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 14 Mai 2011

Communiqué de presse Europe Ecologie Les Verts des Hauts-de-Seine – samedi 14 mai 2011

 

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Samedi 14 mai 2011, un groupe de militants écologistes accompagnés d’éluEs Europe Ecologie Les Verts du 92 a eu la très désagréable surprise de constater la privatisation de l’Île Seguin au profit de l’UMP.

 

Le parti de droite y organisait un pique-nique militant régional, en présence de Patrick Devedjian, président du Conseil général, de Valérie Pécresse, de Jean-François Copé et de Chantal Jouano entre autres personnalités politiques UMP.

Les gros bras du service d’ordre UMP ont interdit l’accès à l’île Seguin au groupe de citoyens qui souhaitaient remettre à Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, un magnifique « parpaing d’or », récompense ironique pour l’appétit ultra bétonneur de cet élu*.

 

Le service d’ordre UMP s’est montré menaçant et agressif et n’a pas été en mesure de présenter aux écologistes d’arrêté municipal ou d’autorisation concernant la privatisation de l’île. Les militants d’Europe Ecologie Les Verts n’ont pas souhaité que la situation dégénère sur place, mais ont pris des clichés permettant de prouver l’interdiction qui leur a été faite de pénétrer dans un espace public.

Nous attirons l’attention des Boulonnais sur la confiscation d’un espace public au profit du parti politique majoritaire et sur ses modalités.

 

Nos élu/es et militants ont par ailleurs pu constater sur place le déploiement de la police municipale, privatisée elle aussi au bénéfice du pique-nique de l’UMP.

Europe Ecologie Les Verts 92 demandent au Maire de Boulogne-Billancourt de faire rembourser par son parti la mobilisation du personnel municipal ainsi que le coût de la privatisation de l’Ile.

 

Contacts :

 

Joëlle Paris, porte parole EELV Hauts-de-Seine :

Alain Mathioudakis, responsable EELV Boulogne

Catherine Candelier, conseillère municipale de Sèvres, vice-présidente de la Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes

 

 

* Nous rappelons que Pierre-Christophe Baguet trahit sans vergogne ses promesses électorales et la confiance des Boulonnais, multipliant par 3 le bétonnage de l’île Seguin. Des tours de 130 m de hauteur remplaceront les espaces verts. Cette semaine, ce projet a entraîné la démission de 3 élus UMP du conseil municipal de Boulogne Billancourt.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 6 Avril 2011

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de Jean Carlier.

Jean était un pionnier de l'écologie politique, fondateur du Mouvement d'Ecologie Politique en 1970, directeur de campagne de René Dumont, premier candidat écolo aux présidentielles de 1974. Il était journaliste, fondateur de l'association Journalistes et Ecrivains pour la Nature, directeur de l'information de RTL.

 

Jean était aussi Sévrien, et il a toujours accepté d'être président du comité de soutien lors de nos campagnes locales. Nous garderons le souvenir d'un grand homme, toujours passionné, toujours attentif, toujours amical.

 

Les écologistes Sévriens présentent à sa famille et ses proches leurs sincères condoléances.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 4 Avril 2011

 

 

 

Nous avions rêvé d'un autre destin pour le dernier bâtiment industriel du Val de Seine, l'ancienne usine Gaupillat, à Meudon.

Nous nous étions emparé de son devenir, imaginé sa transformation en un lieu utile pour le quartier, pour ses habitants, pour ses usagers.

Nous avions espéré qu'au milieu de cette vallée de la Seine, cette dernière cheminée en brique, ces derniers sheds, cette dernière mémoire insustrielle encore debout, resisterait à l'appétit des promoteurs. Car déjà, leur appétit nous avait semblé rasasié après la disparition des usines Renault et de son complexe industriel sur l'Ile Seguin et alentours.

Nous avions espéré que les décideurs politiques ouvriraient les yeux enfin sur le fait qu'on n'est pas toujours obligé de céder aux sirènes d'une soit disant modernité qui consiste à faire table rase du passé pour ériger des immeubles sans âme et tellement identiques à leurs voisins. Et puis quoi ? Construire face à l'Ile Seguin une banalité ?

Tous ces espoirs parce que nous mêmes nous avions soudain, après une nouvelle démolition, ouvert les yeux sur notre environnement immédiat. Et nous avions découvert ce bâtiment, dont la façade ne disait rien tant nous l'avions longé depuis des années sans nous en soucier. Nous avions fait ce travail de découverte d'un trésor soudain révélé parce que devenu unique.

L'association La Fabrique était née et rassemblait en quelques mois des énergies formidables issues d'une multitude d'horizons : historiens, architectes, artistes, étudiants, spécialistes de l'insertion ou spécialistes de rien du tout. Des heures passées à affiner et enrichir le projet, à voir ailleurs, à se documenter, à rencontrer, l'Histoire ne retiendra pas grand chose, mais ce n'est pas ce que nous cherchions.

Ce que nous cherchions et que nous avons presque touché du doigt, c'était démontrer que réfléchir et faire autrement était possible. Utopiques certes.

Nous n'étions pas seuls, pas fous, puisqu'ailleurs des exemples probants de reconversion intelligente de patrimoine industriel existent.

Mais nous avions oublié, ou tenter de le faire, que nous étions dans un environnement spécifique : les Hauts-de-Seine.

Oublié que le 9-2 est un département d'exception toujours.

Car, avec quelques « si », le dernier bâtiment industriel du Val de Seine serait toujours debout.

Si le maire avait eu une lueur d'intelligence, il aurait peut être pensé qu'une association s'intéressant au patrimoine de sa ville et souhaitant le transformer, ce n'était pas forcément idiot, et pas obligatoirement dangereux.

Si l'Architecte des Bâtiments de France avait eu quelque courage de résister à la pression politique, il se serait peut être exprimé plus professionnellement en s'opposant à la destruction.

Si le Ministre de la Culture avait décidé de faire son boulot de façon neutre sur tout le territoire francilien, alors il aurait classé l'usine.

Si les propriétaires s'étaient un peu intéressés à leur héritage, peut être ne l'auraient-ils pas vendu au plus offrant, et se seraient souciés de ne pas mettre à bas la dernière trace du caractère d'entrepreneur de leur ancêtre.

Si chez Bouygues Immobilier ils avaient eu un peu de génie, ils auraient acheté le bâtiment pour le faire évoluer, sans le détruire.

Imaginez avec nous la même histoire, dans un autre département !

Malheureusement pour elle, l'ancienne usine Gaupillat avait une adresse postale qui ne collait pas à un projet différent de tous ceux qui l'entourent.

Malheureusement, il n'y a pas eu d'intelligence, de courage, d'intérêt ni de génie.

Demain, vous passerez peut être devant des immeubles flambants neufs en bord de Seine, dans le bas-Meudon. Vous ne saurez pas où se trouvait Gaupillat. Le bâtiment aura été effacé et sa mémoire, celle de ses constructeurs, celle des ouvriers qui y ont travaillé, celle du quartier qu'elle animait, aura définitivement disparu. La normalisation se sera donc poursuivie en gommant l'ensemble du passé d'un territoire.

Nos enfants, les vôtres dessineront des usines à toit plat et sans cheminée. Des usines modernes et propres.

 

La connerie n'a parfois jamais de limites, elle vient de le prouver une nouvelle fois en signant l'arrêt de mort de l'ancienne usine Gaupillat.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Mars 2011

Bilan du PLU au regard de la satisfaction des besoins de logements

Mon intervention lors du conseil municipal du 24 mars 2011


Ce débat concernant les résultats du PLU en matière de satisfaction des besoins en logements, comme vous l’avez rappelé, est une obligation imposée par le Code de l’Urbanisme. Il doit intervenir dans un délai de trois ans après l’adoption du plan. Pour être tout à fait précise, l’article L 123-12-1 indique « Trois ans au plus après la délibération portant approbation du plan local d’urbanisme ». Notre PLU ayant été définitivement adopté le 10 mai 2007, nous constatons donc un décalage de presque un an dans la tenue de ce débat. Je m’interroge donc sur la légalité de notre délibération qui de fait ne respecte pas le Code de l’Urbanisme.

Sur le fond maintenant : Lors de l’approbation du PLU, en 2007, le groupe des élus Verts avait émis un avis défavorable. Je ne vais pas vous rappeler l’ensemble de nos remarques d’alors, mais me concentrer sur celles que nous avions émises sur le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, c’est-à-dire le logement. Nous avions tous constaté lors du diagnostic réalisé, le manque de dynamisme en matière de construction et le risque encouru d’une diminution de la population sévrienne, due à plusieurs facteurs : vieillissement de la population, diminution de la taille des ménages du fait de la décohabitation, manque de logements adaptés à certaines catégories de la population, cherté et rareté du foncier. Votre ambition était de créer 40 logements par an sur la commune. Le bilan fourni nous fait état d’une moyenne de 18 par an. Nous sommes bien loin du compte. Certes, certaines dispositions prises dans le PLU permettent de desserrer un peu, notamment pour des extensions ou divisions de parcelles, qui n’étaient pas possibles avec le POS. Mais vous avez refusé de prendre des mesures de densification plus volontaristes par exemple autour de la Gare Rive Gauche.

En matière de logements sociaux, nous vous avions à l’époque soumis plusieurs propositions que vous aviez rejetées. L’une d’entre elle était de pouvoir délimiter les secteurs de la ville déficitaire en logements sociaux et d’y imposer pour des permis d’une certaine envergure une part de logements sociaux. En dépit de quelques opérations réalisées, le bilan est lui aussi assez clair : nous sommes passés de 2330 logements sociaux en 2005 à 2302 au premier janvier 2010. Certes, nous respectons les 20% d’obligation de la loi SRU, mais il n’est pas inutile de rappeler que ces 20% sont un plancher et non un seuil à ne pas dépasser. 75% de nos concitoyens sont éligibles au logement social.

Depuis l’adoption du PLU, nous remarquons que vous avez finalement accepté deux de nos propositions de 2007, que vous aviez balayés d’un revers de main à l’époque : les bonifications de COS pour utilisation d’énergies renouvelables et pour création de logements sociaux.

Fait significatif de votre peu d’attention pour une partie de nos concitoyens : votre silence total et absolu sur la création de l’aire de stationnement pour les gens du voyage sur le territoire de notre agglomération. Je rappelle que cette création est une obligation légale.

Nous prenons acte de ce débat sur le bilan, mais ce débat nous laisse sur notre faim puisque nous pensons qu’il aurait dû être l’occasion de mettre en révision notre PLU afin de répondre aux besoins de nos concitoyens.

P.-S.

Le maire nous répond que de toute façon personne ne respecte le Code de l’Urbanisme et que tout le monde est en retard concernant l’élaboration des bilans au bout de 3 ans. Nous apprécions cette attitude qui consiste à penser qu’on utilise la loi que lorsqu’elle arrange...

Pour la baisse du nombre de logements sociaux, ce n’est pas notre faute et puis il y a plein de projets...(à suivre). Pour la densification des secteurs des gares : le maire nous demande la recette, parle d’expropriations....revoilà les buldozers écolos. Concernant les gens du voyage : nous n’avons qu’à lui donner la solution. Bref, tout va bien à Sèvres, sauf si vous êtes à la recherche d’un logement social...

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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Publié le 26 Mars 2011

Mon intervention lors du conseil municipal de Sèvres du 24 mars 2011

 

 

 

Merci aux services pour les documents fournis qui permettent une lecture claire des choix proposés dans ce budget primitif.

Le projet de BP qui nous est présenté ce soir ne contient pas de surprises. Vous nous aviez clairement indiqué les grandes lignes que vous souhaitiez suivre en 2011 lors du débat d’orientations budgétaires.

Côté recettes, vous ne pouvez comme nous que constater que l’Etat continue son désengagement vis-à-vis des collectivités territoriales. La dotation globale de fonctionnement pour Sèvres diminue de près de 4%. Et nous ne pouvons que craindre le pire pour les années à venir avec les annonces de gel de la DGF et les retombées négatives de la réforme de la TP.

En commençant sa présentation en commission des finances, M Detolle a commis un joli lapsus : il a parlé d’un budget de désinvestissement. Et c’est effectivement ce qui caractérise votre projet pour 2011. Pour ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, leur diminution recèle bel et bien une baisse de la qualité de service offerte aux habitants : vous ne remplacez plus les fonctionnaires qui partent en retraite. Et d’ailleurs vous vous réjouissez que le point d’indice de la fonction publique soit stabilisé. En quelque sorte, vous vous réjouissez que le pouvoir d’achat des fonctionnaires n’augmente pas !

Une fois le gros investissement de la mandature réalisé : la construction de la nouvelle école Croix-Bosset (mais, d’ailleurs, quand va-t-elle ouvrir ?), on s’arrête et on ne fait plus rien. Or, et vous le savez, nous devrions investir massivement dans l’entretien et la rénovation des bâtiments municipaux. Les élus écologistes de ce conseil vous demandent depuis des années de prendre en compte l’impact de la crise énergétique. Nous souhaiterions un vaste plan d’amélioration de l’isolation et de l’efficacité énergétique du patrimoine. Vous nous répondez par des opérations saucissonnées, qui au final risquent de coûter plus cher à la collectivité qu’un traitement global de la problématique. Je prendrai deux exemples : le premier concerne l’hôtel de ville. Il a été rénové, réaménagé, mais sans réfléchir au traitement des consommations énergétiques. Résultat : on va enfin isoler les combles cette année, mais hélas, toujours sans réfléchir au mode de chauffage utilisé. Le second exemple est celui de l’école Gambetta où vous proposez de traiter le cabinet médical pour une somme de 10.000 euros, sans toucher au reste du bâtiment. Cela nous semble totalement incohérent.

M Detolle a rappelé dans sa présentation que le budget est un acte politique. Son vote ne l’est pas moins ! Les élus écologistes voteront donc contre votre proposition de budget primitif qui ne répond pas aux besoins de nos concitoyens et qui ne prépare en rien l’avenir.

Je finirai par une dernière remarque qui servira d’explication de vote pour le point suivant : la fixation des taux des impôts communaux. Notre vote sera négatif pour deux raisons. C’est la première fois que notre assemblée doit se prononcer sans avoir eu communication des bases. La réforme des finances locales que j’évoquais plus haut et les suppressions de postes perturbent à un tel point les services fiscaux que ceux-ci sont dans l’incapacité de fournir les renseignements qu’ils doivent nous fournir. Nous allons donc voter à l’aveugle, sans avoir la certitude du rapport des impôts. Cette fixation des taux vous sert à réaliser un budget que nous n’approuvons pas, il est donc logique que nous ne les approuvions pas non plus.

P.-S.

votes : majorité UMP pour, EELV et PS contre, Modem abstention

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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Publié le 18 Mars 2011

Un petit point sur le nucléaire en France.

D'abord la carte des sites :

 

cartes-francenuc-A4.jpg

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/carte/

 

Ensuite, quelques chiffres.

 

62,6 milliards de kWh par an = la consommation due au chauffage électrique, soit 10 réacteurs nucléaires !

Un panneau de publicité vidéo consomme 3 fois plus qu'une famille entière.

230 milliards d'euros  = le coût du parc français depuis 1945.

1.200 tonnes de déchets nucléaires produits chaque année en France + 250 millions de tonnes de déchets issus des anciennes mines d'uranium françaises.

 

Et si on en sortait ?

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

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