Publié le 26 Décembre 2011

Journée des ratages.

 

On se lève ce matin avec quelques flocons qui tombent et il fait froid.

Bravant le mauvais temps, nous partons explorer la colline située au-dessus de l'université pour y découvrir...quelques temples bien sûr !

Nous n'arrivons même pas à nous perdre et rejoignons la cafet' de la fac où je déguste le curry du président (de l'université semble-t-il) : ils le vendent en boîte pour les amateurs.

 

Le temps ne s'arrangeant vraiment pas, passage par l'appart pour déposer les vélos et nous prenons le bus pour nous rendre au musée du cinéma à l'autre bout de la ville (le seul musée apparemment ouvert le lundi).

Malheureusement pour nous, nous arrivons seulement une demie heure avant la fermeture, on laisse donc tomber la visite qui est en plus hors de prix...

De là, nous empruntons un tram train d'époque, très agréable.

aP1100508

 

 

Et nous voici dans le quartier d'Arashiyama, le plus à l'ouest de la ville et aussi l'un des plus touristiques. Le paysage est superbe au bord de la rivière.

 

 

aP1100513.JPG

 

 

Mais, bon, encore une fois, nous arrivons trop tard pour grimper la colline et aller voir les babouins (peu sauvages d'après les guides) dans la forêt. Trop tard, parce que la caisse est fermée...et oui, il faut souvent payer au Japon !

 

La nuit approchant, nous attendons un bus pour rentrer...au bout d'une bonne demie heure dans un air glacé, notre bus n'ayant toujours pas fait son apparition, nous reprenons le tram-train jusqu'au centre puis un bus jusqu'à la maison.

 

Donc, le lundi quand il fait froid à Kyoto, c'est moins sympa qu'un autre jour de la semaine ensoleillé.

 

Suite des aventures demain, avec au programme des musées, car le temps ne se prête toujours pas à mettre le nez trop dehors !

 

et des photos, il y en a là : https://picasaweb.google.com/113193842475826389343/20111226103716

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 25 Décembre 2011

Non, ne croyez pas un instant que je vais vous écrire un article sur la haute technologie d'ici....

 

Ce matin nous nous sommes rendus dans une église (non pas parce que nous avons été soudain touchés par la grâce divine, mais simplement parce que nous y étions invités). Rencontres sympathiques avec un étudiant, futur diacre, natif du Burkina Fasso, un Franco-Polonais originaire du Pas-de-Calais et un prêtre québécois.

Nos amis japonais me branchent sur Fukushima, nous commentons ensemble les gros mensonges de Tepco. On m'apprend que Tepco refuse de reconnaître les déchets radioactifs hors de ses centrales comme étant sa propriété. J'imagine bien les longues batailles judiciaires que vont devoir entamer les victimes.

 

Après-midi au marché aux puces, qui n'a rien à envier à la Porte de Clignancourt. Sauf que celui que nous avons visité se trouve à la porte d'un grand sanctuaire shintoïste...bref, les marchands du temple !

On y trouve un peu de tout, surtout du monde.

 

aP1100460.JPGb

 

Et aussi des choses à manger, toutes sortes de choses....

 

aP1100446.JPG

 

 

aP1100451.JPG

 

 

Je me suis aussi trouvé un kimono qui risque de faire des jalouses à mon retour...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 25 Décembre 2011

 

On ne serait certainement pas venus jusqu'ici pour admirer des choses semblables à celles que nous avons chez nous.

 

Tout d'abord, il faut s'habituer au fait que tout ne tourne pas comme chez nous : ils roulent à gauche (et en vélo, les premiers jours demandent de la concentration) et les serrures des portes fonctionnent "à l'envers". On a donc un peu toujours la tête en bas !

 

Ensuite, il faut s'habituer à un certain ordre dans la vie de tous les jours : tout est polissé, aucun déchet par terre, pas l'ombre d'une poussière. Nous croisons des gens qui balayent les feuilles d'arbre un peu partout (sur les trottoirs, dans les jardins des temples). Les chauffeurs de taxi sont en uniforme et portent des gants blancs. Même chose pour les chauffeurs de bus auxquels on rajoute une casquette.

 

Le moindre petit chantier exige qu'au moins une personne (en uniforme aussi) se tienne devant pour réglementer la circulation et éviter un accident aux piétons. Idem pour les sorties des grands parkings.

 

Côté circulation, les grandes artères sont chargées, mais le Japonais semble patient et ne klaxonne que rarement. Il existe beaucoup de petits parkings (de quelques places) aménagés entre les constructions ou dans des impasses. D'autres rues sont super calmes et permettent de faire du vélo en toute tranquilité. Sinon, on roule sur les trottoirs en faisant marcher de temps à autres la sonnette pour avertir les piétons. Pour garer les vélos, c'est parfois sportif, car c'est interdit dans certains secteurs. On a alors recours à des parkings à vélo payants.

 

aP1100068

 

  La politesse, légendaire, est de mise. On multiplie les courbettes en disant bonjour, merci, au revoir. Les employés saluent leur lieu de travail (ou alors leurs clients ?) en quittant leur poste. On se dit merci quinze mille fois. On nous montre à chaque fois la somme à payer sur la caisse (le gajin ne parle forcément pas japonais) et on calcule devant nous la monnaie à rendre.

 

Côté campagne électorale, là encore, c'est différent. Quelques affiches sur les murs qui ressortent beaucoup, puisqu'ils ne sont absolument pas envahis de pub. Et des camionnettes qui parcourent les rues avec des hauts-parleurs pour- on l'imagine- vanter les mérites des candidats.

 

aP1100397.JPG

 

Et puis un peu partout des distributeurs de boissons parfois étranges.

aP1100031.JPG

 

Chaque quartier possède sa boulangerie française. Boulangeries, restos, traiteurs français bien plus présents que Mac do et on ne va pas s'en plaindre.

 

A l'entrée des maisons, des temples, on laisse ses chaussures à l'entrée.

 

Et enfin, vous vous y attendez : quelques lignes sur un lieu utile plusieurs fois par jour...les toilettes. Elles sont toutes équipées électroniquement. Dans les lieux publics, type centre commercial, on peut mettre de la musique. Ailleurs, le tableau de bord est digne d'un cockpit d'avion.Les nôtres sont d'un raffinement exquis puisque lorsque l'on déclenche la chasse d'eau, se déclenche aussi un robinet d'eau lave-mains situé sur la chasse d'eau. Les toilettes traditionnelles sont elles munies d'un mode d'emploi, car elles sont un peu déroutantes.

 

aDSCN1207.JPG

 

aP1100374

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 25 Décembre 2011

En cette veille de Noël, il est grand temps de courir les magasins de centre-ville à la recherche d'une dinde et de marrons afin de fêter dignement. Enfin, je dors un peu normalement.

 

Direction la galerie Teramachi, sorte d'énorme passage parisien, rempli de boutiques (et de temples) en tous genres.

 

aP1100383.JPG

Nous faisons quelques emplettes évidemment toujours utiles, genre souvenirs et petits cadeaux. Il y a foule et frénésie, mais une frénésie toute japonaise, c'est-à-dire disciplinée.

 

Après déjeuner, nous nous rendons à la gare centrale de Kyoto, gare immense où se trouve un centre commercial délirant. Dans une sorte de supermarché, se trouvent des dizaines de stand de bouffe où les queues sont réglementées par un employé. Désolée, pas de photos car vu le monde, je n'ai pas réussi à sortir mon appareil.

 

 

aP1100400.JPG

 

Nous allons prendre l'air à pieds, en passant par la poste centrale, jusqu'à la pagode la plus haute du Japon (55 mètres). Cela nous donne l'occasion de traverser des quartiers périphériques un peu glauques, mais tranquilles.

 

aP1100417.JPG

 

Au retour, nous nous consacrons au achats du dîner de Noël qui consistera en quelques filets de poulets accompagnés de patates. Nous testons une espèce de muscat non alcoolisé de couleur verte.

 

aP1100441.JPG

 

(elle est pas belle ma table de Noël ???)

 

Encore une journée de balades à vélo, dans cette ville presque toujours plate.

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 23 Décembre 2011

A la fin de ce séjour, je me serai transformée en lève tôt (5 heures ce matin, ça commence à être dur).

 

Journée Buda donc, sous le soleil à peu près, mais la température de 5 degrés rend les promenades un peu fraîches. Heureusement entre deux visites, on pédale et on s'arrête parfois dans de charmants cafés au nom souvent français.

 

Notre première destination est le pavillon d'argent, qui n'est pas du tout en argent, mais qui est vraiment magnifique.

Vous n'avez qu'à aller voir les photos !

 

Nous parcourons ensuite le chemin de la philosophie jusqu'au non moins magnifique temple Honen in, situé sur la colline.

 

aP1100296.JPG

 

 

On longe toujours le chemin jusqu'au temple Zenrin ji qui recèle un Bouddha unique puisqu'il regarde par dessus son épaule. Malheureusement là pas de photos c'est interdit...

Mais on se rattrape sur la vue panoramique sur la ville qui nous récompense de nos efforts pour grimper.

 

aP1100327.JPG

 

 

Petite pause déjeuner à la maison, puisque le chemin de la philosophie se trouve à deux roues de vélo de là.

Et nous repartons explorer la colline du dessus qui s'avère être truffée de temples et de cimetières. là encore, plein de boudhas.

 

aP1100339.JPG

 

 

On termine la virée touristique par le sanctuaire Helan, qui célèbre le premier et le dernier empereur ayant vécu à Kyoto.

C'est enfin l'heure de se préoccuper des courses, on achète des choses un peu bizarres. Dont une qui reste encore mystérieuse plusieurs heures plus tard...

 

 

sP1100373.JPG

 

D'autres photos à venir, soyez patients un peu...et si le courage me vient (ainsi que l'accès à la clé 3g....), je vous promets un super article sur les trucs et les machins étranges ici.

 

Voilà les photos : https://picasaweb.google.com/113193842475826389343/20111223101322?authkey=Gv1sRgCLvJ9JWT77q4eg

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 22 Décembre 2011

Mes nuits se rallongent un peu, mais debout quand même à 6 heures...

 

Grande balade à vélo ce matin pour normalement aller jusqu'au temple Kennin Ji, simplement d'une part on s'est d'abord perdus et d'autre part on n'a pas trouvé l'entrée de ce merveilleux temple qui recèle d'après les guides de fabuleux rouleaux.

 

Bon, pas grave, on s'arrête pour déjeuner chez (biiiiip), vu que certains membres du groupe manquaient de frites. Puis, nous visitons les grands magasins de luxe, j'en profite pour changer enfin la pile de ma montre en rade depuis dimanche dernier. Dans le premier magasin, le réparateur de montres refuse de faire le boulot : il a peur de casser le verre en ouvrant. J'ai beau insister, je comprends qu'ici quand c'est non, c'est non. Heureusement, dans le second magasin, le type est plus sympa et me change ma pile. Me voilà à nouveau à l'heure ! A l'heure de Kyoto enfin.

 

aP1100196.JPG

Nous filons ensuite vers le musée du manga, art auquel j'avoue être quelque peu fermée...

 

 

aP1100208.JPG

Puis, découverte du château de Nijo. construit en 1603 pour le shogun. Evidemment le tout est en bois et cela explique les incendies successifs. Le parc est immense et nous faisons une très agréable promenade.

aP1100212.JPG

 

Nous nous perdons encore un peu avant de rejoindre l'université où nous assistons à une petite fête de fin d'année avec les collègues de mon père. Pizza et bières. Il y a aussi des shushis pour les amateurs...

 

Je me promets depuis que je suis ici de vous décrire les choses différentes de not' chez nous. Il faudra juste que je m'y mette !

 

et puis toujours d'autres photos ici : https://picasaweb.google.com/113193842475826389343/20111222112352

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 21 Décembre 2011

Réveil à Kyoto, après pour ma part une très courte nuit...j'espère que la prochaine sera plus longue, mais il est difficile de trouver le sommeil à 3 heures de l'après-midi...

 

Nous prenons le bus, on se perd forcément, mais on finit par se retrouver quand même.

Nous assistons à une cérémonie de passage de volant entre deux chauffeurs. Ils sont en costume, casquette, gants blancs. Le chauffeur qui descend fait évidemment une courbette aux passagers avant de nous quitter.

 

Direction location de vélos à un prix fort honnête. Et comme Kyoto est une ville assez plate, le vélo se révèle un excellent moyen de transport, d'ailleurs il y a beaucoup de cyclistes dans les rues. Ca roule un peu n'importe comment, mais A GAUCHE, ce qui est plutôt déroutant lors des premiers coups de pédale.

 

aP1100054.JPG

 

l'intérieur du bus

 

Nous nous dirigeons vers THE LE TEMPLE, c'est-à-dire le Pavillon d'Or; Magnifique bâtiment dans un cadre superbe. Et nous échappons à la foule qui semble-t-il vient visiter en nombre ce monument. Pour les ignares, lire d'urgence Le Pavillon d'Or de Mishima.

 

 

aP1100082.JPG

 

Après la visite nous nous sustentons de plats chinois (c'est promis, la prochaine fois on essaye japonais).

Nous nous rendons au temple Ryoanji, dont la principale attraction est un jardin zen datant de 1500. Après, nous nous sentons beaucoup plus sereins.

 

aP1100130.JPG

 

 

Nous rentrons avant que la nuit tombe (et décidemment elle tombe vite) en traversant une bonne partie de la ville et en prouvant que nous avons tout compris à la circulation cycliste sur trottoir.

 

aP1100154.JPG

 

 

D'autres merveilleuses images que vous aimez tant : https://picasaweb.google.com/113193842475826389343/20111221103242

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 20 Décembre 2011

Bon aller à Kyoto, c'est pas tous les jours non plus. Ca mérite bien quelques articles que je m'en vais vous livrer au fur et à mesure de mon voyage.

aP1100037.JPG

 

Tout d'abord ça commence par Roissy, une petite alerte au bagage perdu qui fait se vider justement l'endroit où on doit enregistrer (on = moi, ma nièce et mon neveu), et évidemment une petite grève de la sécurité qui fait qu'on arrive pile poil à la porte d'embarquement.

Ensuite, ben on poireaute sur le tarmac à cause de tous ces incidents...on finit par décoller : 11h 40 au dessus de la Pologne, de la Russie, de la Chine...ça dépayse. Et c'est long quand même pour une fumeuse....surtout quand il n'y a rien au programme ciné, sauf se revoir Bienvenue chez les cht'is pour la énième fois et s'écouter du Keziah Jones, du Areta Franklin, un peu de Diana Ross...Bref, pas fermé l'oeil malgrè la nuit qui nous entoure.

Arrivée à Osaka, formalités de douane qu'on avait oubliées depuis longtemps, depuis l'espace Shengen. Joie de se retrouver étrangers, ne comprenant rien ni à l'écrit ni à l'oral...Et bien sûr c'est là qu'on vous pose plein de questions et plein de formulaires à remplir (que je remplis un peu n'importe comment j'avoue...).

On finit par trouver le taxi collectif et c'est parti pour une heure et quelques d'autoroute, le long de la mer, traversées d'aires industrielles pas super jolies.

 

aP1100006.JPG

 

Le taxi nous dépose miraculeusement à la bonne adresse (ici, les rues ont rarement un nom). Nous faisons la découverte de l'appartement où nous allons passer notre séjour avec mon père. On mange un peu (des pâtes, soyons fous). Petite sieste (je ne dors toujours pas) et hop, une balade jusqu'à la supérette.

 

 

En chemin, nous croisons au moins un temple que nous nous empressons de visiter. Des temples à Kyoto, il y en a 2000, alors forcément, y'en a un près de chez vous, où que vous soyez.

Celui-là est plein de statues de lapins, qu'il faut vénérer pour avoir des enfants. Nous vénérons donc, on verra le résultat.

 

aP1100011.JPG

 

Nous poursuivons notre chemin pendant que la nuit tombe ( à 17 h). Découverte des rayons du magasin, on ne tente pas le diable en achetant presque que des choses que nous reconnaissons....le reste ressort, comment dire...du bizarre !

 

26 heures que je n'ai pas dormi....A table bientôt.

Demain on va se louer des vélos et à nous Kyoto !

 

Comme je sais que vous êtes friands d'images, profitez-en, je vous en ai mis plein ici : https://picasaweb.google.com/113193842475826389343/20111220101246

 

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

Repost0

Publié le 9 Décembre 2011

Le maire propose au vote du conseil du 8 décembre le nom de "Parvis Charles de Gaulle".
Le PS fait état de discussions dans la population au sujet de ce choix et propose en alternative "Jean Monnet" et "Marie Curie".
Voici mon intervention :

"Monsieur le maire, chers collègues,

Donner un nom à une rue, une place ou un parvis n’est pas un acte anodin dans la vie d’une commune. Il est rare que notre conseil ait à se prononcer sur la dénomination d’une nouvelle voie.
Vous nous proposez ce soir une seule et unique idée pour le parvis du collège : « Charles de Gaulle ». Et vous avez déjà compris que cette proposition ne fera pas l’unanimité ni au sein du conseil, ni au sein de la population.
Avant d’aller plus loin dans mon intervention, je souhaite vous poser une question : pourquoi ne pas retirer cette question de l’ordre du jour afin d’arriver à un consensus ? Cela donnerait l’occasion d’organiser une large consultation auprès des Sévriennes et des Sévriens et notamment des collégiens qui seront les principaux utilisateurs de ce parvis ?"

(Refus du maire de répondre à  ma question…refus donc de retirer la délibération…)

"Nous regrettons votre refus de nous répondre positivement, car nous pensons que cette dénomination aurait pu permettre un véritable travail pédagogique au sein du collège, sur l’histoire de notre ville, au travers par exemple d’un concours d’idées.

J’en reviens au fond. Donner un nom à un lieu public peut signifier deux choses : une reconnaissance de la ville à l’égard d’une personnalité locale, un bienfaiteur, ou l’hommage à une célébrité nationale ou internationale.

Monsieur le maire, personne dans ce conseil municipal ne conteste le rôle primordial du Général de Gaulle, combattant de la liberté, chef de la résistance durant la seconde guerre mondiale. Nul ne conteste ici sa place dans l’histoire de notre pays.
Il y a quelques années, vous avez déjà rendu hommage au Général de Gaulle en faisant installer une statue devant le square du CIEP.
Selon la très sérieuse fondation Charles de Gaulle, 3634 communes françaises disposent d’une voie de Gaulle, soit une commune sur dix. Sèvres rejoindrait donc ces communes, sans faire preuve d’une grande originalité. Sans parler même de l’aéroport ou du porte-avions, il nous semble que la mémoire du Général est suffisamment ancrée, suffisamment visible dans le quotidien de nos concitoyens. Et qu’il est donc superflu que notre conseil donne son nom au parvis du collège. Le Général restera dans l’histoire avec un grand H, que le parvis porte son nom ou pas.


Monsieur le maire, si votre intention est d’honorer la mémoire de la France résistante, d’autres noms sont possibles.


Sèvres compte 96 rues portant un nom patronyme. Sur ces 96 rues, 7 seulement portent le nom d’une femme.


Anne Amieux, Jeanne d’Arc, Mme Jules Favre, Marie-Jeanne Guillaume, Caroline Landon, Marguerite Payen, Pompadour.
2 rues honorent des couples : Joseph et Germaine Bouroche, Pierre et Marie Curie.
Nous sommes donc bien loin, très loin, de la parité.
Comme je l’exposais tout à l’heure, nous pourrions rendre hommage à une personnalité locale, et si possible une femme.
Yvonne Hagnauer, directrice de la maison des enfants de Sèvres de 1941 à 1970, décédée en 1998 à Meudon, a été désignée « Juste parmi les nations ». Mme Hagnauer, Goëland de son nom de résistante a sauvé ici, à Sèvres, des dizaines de vie : enfants juifs, étrangers, franc maçons, résistants, réfractaires au STO.
C’est pourquoi nous vous proposons ce soir d’inscrire de façon durable sa vie, son parcours exemplaire, sa mémoire à Sèvres en donnant son nom au parvis du collège.

Nous vous remercions de mettre aux voix notre proposition en alternative à la vôtre."

Réponse du gaullliste de service, Jean-Pierre Fortin nous accusant le PS et nous de vouloir détourner par des subterfuges (comprenez "consultation") le débat...Il se fâche, s'étrangle presque de rage en disant que la proposition du maire ne vise qu'à corriger une "forte anomalie" sur le fait que Sèvres ne dispose pas de sa rue de Gaulle....

Le maire intervient, se dit sensible à mes propos sur la parité, mais que bon, on ne va pas s'amuser à débaptiser des rues pour cela....

Bref, on vote avec l'accord du PS entre de Gaulle et Mme Hagnauer :
majorité et modem (est-ce la peine de repréciser que le modem fait partie de la majorité ?) pour le général, 6 pour Mme Hagnauer.

Voir les commentaires

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

Repost0

Publié le 7 Décembre 2011

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

Repost0