Publié le 26 Septembre 2008

Communiqué à la presse- 26 septembre 2008

Containers de déchets toxiques au port de Gennevilliers : embarquement immédiat pour le Sud !


Quinze tonnes de compresseurs d'appareils frigorifiques remplis de chlorofluorocarbure, destructeur de la couche d'ozone, ont été découverts lors d'un contrôle inopiné de l'OCLAEST (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique), des douanes et des gendarmes spécialisés.

La Convention de Bâle interdit l’exportation des déchets dangereux des pays développés vers les pays en développement. La France est signataire de cette convention et sa Justice sanctionne ce délit de peines d'amendes (jusqu'à 75 000 euros) et d'emprisonnement (jusqu'à trois ans).

Le trafic de déchets toxiques est un commerce lucratif et les sanctions encourues ne sont, sans nul doute, qu’une broutille pour qu’une entreprise francilienne récidive moins d’un an après avoir été prise « la main dans le container » !

Il est scandaleux de constater qu’afin de se soustraire aux frais de traitement de ces déchets et aux taxes afférentes, des entreprises peu scrupuleuses mettent en place un véritable trafic qui porte atteinte à l’environnement, à la santé des populations et compromet celle des générations futures.

On est malheureusement en droit de se demander combien de tels containers passent quotidiennement à travers les mailles du filet ! Difficile pour la France de donner des leçons de développement durable au monde en fermant les yeux sur la réalité des filières de recyclage.

Les Verts des Hauts-de-Seine demandent un renforcement des moyens de contrôle des services de l’Etat, car la tendance lourde des pollueurs est de se débarrasser de leurs déchets dans les pays pauvres, où l’Etat de droit et la législation sur l’environnement sont souvent défaillants, voire inexistants, et dont les «élites» sont souvent sensibles à la corruption.

Les Verts des Hauts-de-Seine demandent également que le nom de la ou des entreprises fautives soit immédiatement rendus publics et que des sanctions sévères soient appliquées.

A quand une loi sur la récidive portant sur les délits et crimes contre l'environnement ?

Catherine Candelier
Conseillère régionale IdF
Frédéric Puzin 
Secrétaire départemental des Verts des Hauts-de-Seine
Joelle Paris
Porte Parole des Verts des Hauts-de-Seine

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Septembre 2008

Adoption du SDRIF- séance du 25 septembre 2008.

Explication de vote du groupe Verts

Catherine Candelier

 

 

Nous achevons bientôt cette séance. Mireille a rappelé que ce serait un moment historique.

 

Oui, c’est la première fois que la Région Ile de France adopté son schéma directeur. C’est aussi un peu la fin d’une aventure collective, partagée avec les services de la région, l’IAURIF et de nombreux collègues.

 

A titre personnel, je suis fière d’avoir participé à ce travail. Je crois que parfois les « Sdrifien/nes » ont fait des jaloux : celle et ceux qui ont partagé ces longs mois, où qu’ils se situent dans l’hémicycle, ont appris énormément sur les réalités du territoire régional, appris à s’écouter, appris à travailler ensemble.

 

Merci Mireille d’avoir su mettre en scène cette œuvre en plusieurs actes.

 

J’ai quand même l’impression qu’avec le temps passé dans ce débat sur les reproches formulés sur le fait que la majorité régionale ne souhaite pas attendre encore plus les propositions gouvernementales, on évite de parler du fond, on évite parfois de dire ce que l’on souhaiterait pour nos concitoyens. Le débat sur les amendements a démontré de vrais clivages politiques dans la façon des uns et des autres d’envisager l’aménagement de notre territoire :

1 – sur le logement social

2 – sur la densification comme moyen de lutte, contre l’étalement urbain

3 – sur le déroulement économique durable.

 

D’autres sujets n’ont été que peu abordés, mais ils sont en filigrane, en arrière plan.

 

- le rôle de la Défense : censée être le moteur de la Région sur lequel tout est misé, à tel point que dès qu’une banque fait faillite, c’est tout le système qui s’écroule.

- sur les transports : le groupe Verts rappelle son opposition au bouclage de la Francilienne, au prolongement de l’A12, au contournement de Melun, au CDG Express. Et sa demande d’un couvre feu pour Roissy.

Le transport de marchandises n’a pas été oublié dans ce document, et la Vice-présidente du Port Autonome de Paris se félicite de la place accordé au fleuve !

- le rôle de l’agriculture : Pour nous, il s’agit d’un vrai enjeu : au niveau environnemental, économique et social. D’autres, dans cet hémicycle vont jusqu’à considérer que les terres agricoles du 77 et du 78 ne sont que des réserves foncières ; La Chambre d’agriculture, les élu/es, les agriculteurs apprécieront !

- sur la lutte contre les dérèglements climatiques : Là, encore, les solutions qui sont actuellement proposées, puis retirées, puis réenvisagées au niveau national, nous semble être un saupoudrage ; Dans le SDRIF, nous nous proposons de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre, de préserver la biodiversité, de développer les énergies renouvelables, et avec le parti d’aménagement choisi nous apportons une réponse globale et cohérente.

 

Alors, oui ce soir, le SDRIF sera adopté par plus que la majorité régionale ; Le groupe Les Verts se réjouit que ce projet, porteur d’une forte volonté de conforter la décentralisation, porteur d’une forte volonté de reconnaître la pertinence de l’action régionale que ce projet recueille aujourd’hui des votes positifs au-delà des bancs de la majorité régionale.

 

Et demain ? Le gouvernement, le Président de la République garant du respect de la Constitution, oseront-ils ne pas transmettre au Conseil d’Etat le projet de SDRIF adopté ?

 

Il serait intolérable qu’on nous explique, que pour des raisons politiciennes, un projet travaillé durant 4 ans avec une multitude de partenaires, soit jeté aux oubliettes. Ce serait un véritable déni de démocratie.

 

Le groupe Les Verts votera, bien entendu, la délibération. Et, il nous semble qu’en ce moment un peu solennel, un vote public serait bienvenu.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Septembre 2008

Voici mon intervention, au nom du groupe Verts, lors du débat sur l'adoption du SDRIF.

Monsieur le Président,  Madame la Vice-présidente, mes cher/es collègues,

 

Dans une vie d’élu, la révision d’un schéma directeur, c’est un peu comme la comète de Halley : on ne la voit pas souvent passer.

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C’est donc avec émotion, fierté que nous abordons cette étape de la révision du schéma directeur de l’Ile-de-France,

Certainement, nous le souhaitons, l’une des dernières étapes avant sa mise en œuvre.

J’en profite à mon tour, pour remercier les services de la région,

en particulier la mission SDRIF, Jean-Claude Gaillot et Valérie Mancret-Taylor,

l’équipe de Vincent Fouchier ainsi que tous les services de l’IAU qui se sont très fortement investis,

le CESR qui nous a suivi,

le président Huchon, son cabinet, pour son écoute et sa disponibilité,

Carine Eymard, notre chargée de mission, pour son efficacité,

Et bien évidemment Mireille Ferri et ses collaborateur et collaboratrice.

 

Nous travaillons depuis plus de 4 ans sur ce processus de révision qui pour la première fois est de notre compétence (depuis la loi Pasqua du 4 février 1995).

 

Contrairement à l’élaboration du schéma de 1994, la Région a souhaité et mis en œuvre une concertation la plus large possible avec les différents acteurs institutionnels, associatifs, syndicaux, les collectivités, l’Etat mais aussi les Franciliens et Franciliennes par le biais de questionnaire et de l’enquête publique...

Nous avons inventé d’autres formes de concertation comme les « conférences de citoyens ». Mireille Ferri a dû batailler pour convaincre de leur utilité et pertinence.

Le bilan est plus que positif pour la démocratie participative ! Elle a prouvé avoir toute sa place dans l’élaboration de nos politiques publiques.

 

Février 2007, notre assemblée adopte un projet ; projet transmis aux personnes publiques associées qui émettent majoritairement un avis favorable.

L’enquête publique est alors  lancée ! La plus grande enquête publique jamais menée dans notre pays. La commission d’enquête rend le 11 juin 2008 un avis favorable à l’unanimité, assorti de réserves, sur la forme, et de recommandations. Réserves aujourd’hui levées et recommandations largement reprises dans le document qui nous est présenté.

Enfin, le CESR a rendu la semaine passée son avis : favorable nous a t’il dit !

 

Dans ces conditions, peut-on décemment aujourd’hui faire le reproche à la majorité régionale, d’avoir mené une concertation partisane ? Non !

 

Pour le groupe Verts, le document d’aujourd’hui a été amélioré sur de nombreux points.

Certes, nous avons dû procéder à quelques modifications du SDRIF pour tenir compte, il est vrai dans ce contexte d’affichage de grenelle de l’environnement, des projets hautement écologiques de l’Etat comme des projets d’infrastructures autoroutières, de tours sur le secteur de la Défense ou encore le CDG Express.

 

Ces changements ne valent pas pour nous acceptation et financement régional. Nous y avons été contraints pour des raisons de respect des règles de droit.

Nous continuerons de nous opposer au bouclage de la francilienne, au prolongement de l’A12, à l’extension de la Défense … nous continuerons à demander un plafonnement des vols de nuit et le « couvre-feu » pour Roissy.

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La force de conviction de l’exécutif et de tout le processus engagé depuis 4 ans nous a aussi offert de belles victoires: abandon de l’A126 que l’UMP réclamait il y a un an par amendement, maintien des 2300 hectares agricoles sur le plateau de Saclay avec l’accord de tous.

Alors, comment comprendre la guerre déclarée par l’Etat UMP contre le SDRIF et la Région ?

  • Produire 60 000 logements par an et viser 30 % de logements locatifs sociaux d’ici à 2030
  • développer les transports collectifs notamment de banlieue à banlieue
  • stimuler l’activité économique avec un objectif de plein emploi
  • préserver les ressources naturelles, mettre en valeur les espaces agricoles et naturels
  • et enfin offrir un haut niveau de services publics à l’ensemble de nos concitoyens

Ces objectifs manqueraient-ils d’ambition ? Certainement pas.

Car cette majorité a choisi de ne pas mentir aux Franciliens. Nous avons choisi d’être réalistes dans nos ambitions.

La presse et les discours se font beaucoup l’écho des critiques de certains ministres à l’encontre du SDRIF.

Ce même SDRIF élaboré en partenariat avec l’Etat à travers les réunions régulières. C’est l’Etat UMP qui a décidé de déserter les réunions de travail commun avec la région depuis le printemps dernier.

 

Revenons donc sur les critiques portées à ce projet.

On nous accuse de vouloir densifier l’existant.

Oui. nous assumons de vouloir lutter contre l’étalement urbain. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour préserver les terres agricoles et les espaces naturels. Diminuer la dépendance à la voiture.

Faut-il, comme le demande l’UMP par amendement, consommer 16 000 hectares de plus de terres agricoles, c’est-à-dire 50% en plus ?

 

 

 

Nous défendons un fonctionnement polycentrique d’agglomération compacte, notre souhait est celui d’une ville multifonctionnelle qui préserve l’environnement, promeut un développement économique relocalisé et résoud les inégalités.

 

Faut-il continuer à faire vivre le mythe selon lequel habiter toujours plus loin, c’est vivre mieux – alors même que le prix du pétrole flambe ?

Peut-on raisonnablement envisager l’installation d’un circuit de Formule 1 sur des terres agricoles dans le Val d’Oise ou dans les Yvelines ?

On peut toujours clamer qu’il n’y aura pas photo entre le projet régional et celui du gouvernement,

On peut toujours parler d’écopolis situées au milieu de nulle part, de gestes architecturaux,

Etre dans le conceptuel ne résoudra en rien les problèmes quotidiens.

Nous, nous défendons la démarche des Nouveaux Quartiers Urbains lancée par Mireille Ferri et appuyée par le Préfet Landrieu.

 

 

 

Autre critique, le projet de SDRIF briderait les projets locaux.

Où est la masse de courriers de protestation des maires, des entreprises, des opérateurs immobiliers ?

Au contraire, le SDRIF est attendu, très attendu. Et c’est déjà une référence pour de nombreuses collectivités… y compris l’Etat !

Le contrat de plan Etat-Région 2007-2013 s’y réfère explicitement, ainsi que la décision du ministre des transports pour  le tracé B de l’A16.

C’est au contraire rester au SDRIF de 1994 qui serait problématique, alors que tout le monde s’accorde y compris l’Etat sur son caractère obsolète et inopérant.

Les élus locaux sont demandeurs d’un schéma clair, lisible, cohérent, comportant des règles facilement applicables. Ils nous demandent un schéma évitant les écueils du précédent, source de multiples contentieux.

 

On nous dit que la Région voudrait mettre sous tutelle communes et départements. Sincérement, le SDRIF ressemble-t-il à un Gossplan ?

La région n’a fait qu’appliquer la loi Pasqua dans le respect du principe de libre administration des collectivités (articles 1er et 72 de notre constitution).

 

On ne peut feindre d’ignorer que c’est un lien de compatibilité qui lie les documents d’urbanisme locaux au SDRIF et non de conformité. Ce lien laissera une marge d’interprétation locale: les élus locaux pourront exercer leurs responsabilités dans un cadre régional cohérent.

 

On nous reproche d’afficher un objectif de 30% de logements locatifs sociaux. De vouloir l’imposer aux maires.

Les centaines de milliers de Franciliens en attente d’un logement auraient certainement apprécié que la Région ait ce pouvoir.

En dehors des effets de manche faciles – et de certains élus particulièrement droitiers – tous les élus franciliens (voir par exemple les déclarations récentes du député Pinte) reconnaissent qu’en Ile-de-France nous avons besoin de plus de 20 % de logements sociaux : même le règlement d’intervention de l’établissement Public foncier des Yvelines le prévoit ! Même à l’UMP, des élus le réclament !

C’est en fait une lecture politicienne qui transforme une volonté politique forte, une incitation, en règle normative. Comme si certains, en dénonçant cet objectif, avaient oublié dans cet hémicycle qu’ils sont censés, en appartenant au gouvernement, faire respecter la loi SRU au lieu de trouver à chaque occasion de nouvelles parades à cette obligation de solidarité !

Les Verts – à l’origine de l’amendement 30% lors du débat sur la Vision Régionale -sont fiers d’appartenir à une majorité qui assume sa volonté de vouloir loger décemment nos concitoyens.

 

D’ailleurs, cette volonté est affirmée dans la délibération que nous allons voter. Nous souhaitons que la loi nous attribue de nouvelles responsabilités en matière de logements, en accord avec notre vision de la région comme agglomération métropolitaine, en accord avec les budgets très importants que nous débloquons pour aider à réaliser cet objectif de croissance du nombre de logements sociaux!

 

On nous accuse de vouloir augmenter la pression fiscale sur les entreprises.

A l’heure où 15 milliards auront été offerts aux plus riches, à l’heure où aucune mesure financière nouvelle n’est annoncée pour notre région dans les suites du grenelle de l’environnement, à l’heure où l’Etat se désengage dans les transports collectifs, dans les politiques de logement, à l’heure où on annonce une suppression de la taxe professionnelle, nous nous posons les bonnes questions. Comment organiser la solidarité entre territoires, comment trouver de nouvelles sources de financement, pour mettre en œuvre des politiques publiques durables ?

 

Ces critiques au projet de SDRIF ne sont pas sérieuses. Elles sont simplement révélatrices que certains ne manquent pas d’imagination. On aurait aimé que cette imagination se déploie au service de nos concitoyens et de leur avenir et non au service d’une pré campagne électorale.

Je cède la parole à Guy Bonneau.

Je vous remercie

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 21 Septembre 2008

J'ai participé cette fin de semaine à une visite, rassemblant élus et techniciens, organisée par l'Agence Régionale de l'Environnement et des Nouvelles Energies en Savoie.
En deux jours, nous avons pu faire le tour rapide des diverses réalisations dans le domaine de l'énergie solaire.
Premier constat un peu navrant pour notre région à nous : en Rhône-Alpes, certains ont compris avant l'Ile-de-France, que le solaire avait toute sa place...
Nous avons pu ainsi visiter l'Institut National de l'Energie Solaire au Bourget du Lac qui a pour but d'une part de regrouper les chercheurs et d'autre part de former les professionnels.




















L'INES est membre du pôle de compétitivité TENNERDIS, spécialisé dans les énergies renouvelables et qui fédère le monde de la recherche et le monde industriel.
Nous avons rencontré les animateurs de l'association "Les compagnons du solaire" spécialisée dans la formation professionnelle des installateurs de systèmes solaires.
Alors que l'activité des entreprises spécialisées connaît un boum exponentiel ces dernières années (+40% de croissance annuelle), la conseillère régionale que je suis se dit qu'il serait un peu bête de ne rien faire en matière de formation sur ce domaine là....

On nous a expliqué la crise actuelle traversée par la production de silicium (il n'y a pas assez d'usines qui en produisent) et que nombre de panneaux sont fabriqués en Chine...Là encore, ça donne des idées....

Notre visite s'est poursuivie à Montmélian, ville pionnière en matière de solaire, ainsi qu'à Chambéry qui accueille une centrale photovoltaïque de 120 000 kW/h.
















Logements à Montmélian

















Centrale des Monts à Chambéry

Nous avons rencontré les responsables de l'association ASDER, qui a initié la construction de la Maison des Energies à Chambéry, lieu de sensibilisation, d'informations et de formation aux énergies renouvelables et à l'éco-construction.
Notre programme s'est achevé par la visite de l'usine Clipsol, spécialisée dans les systèmes photovoltaïques et le chauffage solaire.

Toutes ces réalisations (qui marchent !!!) ont reçu un fort soutien des élus locaux, mais également des entrepreneurs.
Nombre de problèmes sont aujourd'hui rencontrés pour le développement de l'énergie solaire dans notre beau pays : lobby nucléaire, réticence des architectes des bâtiments de France (c'est pas beau les panneaux !), tarif d'achat de l'électricité produite peu incitatif. Les avancées techniques sont en cours pour améliorer la rentabilité des systèmes proposés, et nul doute que le solaire est une énergie d'avenir !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 19 Septembre 2008

Paris, le 18 septembre 2008

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

Deux avancées pour le tramway dans les Hauts-de-Seine

 

Le Conseil régional a adopté aujourd’hui en Commission Permanente une délibération présentant deux grandes avancées en faveur du tramway dans les Hauts-de-Seine : le lancement du tramway de Vélizy-Viroflay et le prolongement du T2 au pont de Bezons.

L’opération du tramway de Châtillon-Vélizy-Viroflay, très attendu par les Alto-Séquanais, s’étendra sur 14 km et comportera 21 stations. Les communes physiquement concernées par ce projet sont Malakoff, Montrouge, Châtillon, Fontenay-aux-Roses, Clamart et Meudon pour les Hauts-de-Seine.

Ce projet comporte deux phases. La première correspond à la section de surface depuis le terminus de Châtillon jusqu’au Carrefour de jumelage situé à Vélizy et la seconde, une section souterraine, du Carrefour de jumelage à Vélizy, jusqu’au terminus à Viroflay. Le montant de cette opération est de 381,70 millions d’euros. La Région participe à hauteur de 49,62%. Les autres financeurs sont l’Etat (16,14%), le département des Hauts-de-Seine (19,87%), le département des Yvelines (13,49%) et la RATP (0,88%). La Région attribue aujourd’hui 57 millions d’euros pour cette opération.

Egalement très attendu, le prolongement du tramway T2 depuis le terminus actuel "La Défense" jusqu'au terminus du prolongement "Pont de Bezons", s'étend sur une longueur de 4,2 km et traverse le territoire de deux départements et six communes : pour les Hauts-de-Seine, il s’agit de Puteaux, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Colombes et Nanterre.

La Région participe à hauteur de 65,43%. Les autres financeurs sont l’Etat (17,36%), le département des Hauts-de-Seine (8,86%), le département du Val-d’Oise (5,82%) et la RATP (2,53%). La Région attribue aujourd’hui 34 millions d’euros à la RATP pour ce projet.

Catherine Candelier, Vice-Présidente du groupe Verts à la Région Ile-de-France, se félicite de l’avancée de ces dossiers.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 19 Septembre 2008

Paris, le 18 septembre 2008

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

La Région soutient la mobilité de 752 000 jeunes

 

 

 

Le Conseil régional a adopté  aujourd’hui en Commission Permanente une subvention de plus de 36 millions d’euros au Syndicat des Transports d’Ile-de-France pour :

-          le financement de la carte « Imagin’R », destinée aux étudiants, collégiens, lycéens et apprentis, de moins de 26 ans, qui permet jusqu'à 50% d'économie par rapport à la Carte orange et diverses réductions toute l’année sur présentation du Pass ;

-          le dézonage de ce titre les samedis, dimanches et jours fériés, ainsi que pendant les petites et grandes vacances scolaires.

 

Catherine Candelier, Vice-Présidente du Groupe Verts, se félicite de la poursuite de ce dispositif qui soutient la mobilité de plus de 752 000 jeunes en Ile-de-France, preuve que la Région prend en compte le quotidien des jeunes et leurs difficultés financières.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 16 Septembre 2008

Petit coup de projecteur pour un projet que j'aime beaucoup : celui de l'association La Fabrique qui vise à sauvegarder l'usine Gaupillat dans le bas-Meudon.
Antoine Monnet, le président de l'association, était l'invité de l'émission Périphéries sur France Inter ce dimanche. Il a pu y présenter le projet et je vous invite à passer 10 minutes à l'écouter.

Ce week-end, la Fabrique, en partenariat avec Gemalto, organise des visites et conférences dans le cadre des journées du patrimoine. Une occasion de découvrir le passé du quartier...




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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 6 Septembre 2008

Si vous avez plus de treize ans et que les forces de l'ordre pensent que vous pouvez être "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", bienvenus dans Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), le nouveau fichier du ministère de l'intérieur.
Jusqu'à présent, seuls les majeurs ayant eu recours à la violence étaient repertoriés. Il suffira désormais de participer à une manif...
Si vous êtes syndicaliste, politique, ou même si un jour dans votre vie vous avez candidaté à une élection quelconque, si vous avez des activités militantes religieuses ou sociales, vous êtes déjà dans les fiches des RG.
Mais, en plus, Edvige pourra récolter des informations sur votre orientation sexuelle et votre santé.
Un bien joli fichier, non ?

Je vous invite à signer la pétition "Non à Edvige".

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 2 Septembre 2008

C'est dans l'ambiance certainement studieuse et décontractée de l'université d'été du MEDEF sur le campus de Polytechnique que s'est déroulé le dernier épisode Etat-Région sur le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France.

Comme le rapporte le Nouvel Obs et d'autres blogs, le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, s'en est violemment pris au SDRIF en déclarant qu'il ne transmettrait pas le document en Conseil d'Etat.

Non content d'être hargneux sur le fond, Christian Blanc s'est montré particulièrement indélicat avec Mireille Ferri, vice-présidente de la Région en charge de l'aménagement du territoire. Etait-ce parce que Mireille était la seule femme dans cet aréopage bien masculin ? Ou parce qu'elle est membre des Verts ? Les deux mon capitaine, puisqu'apparemment Blanc a fait l'éloge de Gérard Collomb et de Michel Destot, maires PS de Lyon et Grenoble, tout au long de la séance.

Au-delà des grossièretés et de l'inélégance, que faut-il retenir des propos de Christian Blanc contre le projet de SDRIF ?

D'une part, que la Région ose le voter de façon définitive le 25 septembre, mettant « devant le fait accompli » l'Etat. On a du mal à croire que le secrétaire d'Etat, chargé par le Président himself de trouver la parade aux projets portés par la gauche et les Verts en Ile-de-France, puisse être d'une aussi mauvaise foi. Balayés les trois ans de travaux associant les services de l'Etat, les concertations, l'enquête publique (qui a rendu un avis favorable en juin)...le gouvernement ne semble pas informé que le SDRIF est en révision depuis 2005. Il ne sait pas non plus que comme la loi le dispose, l'Etat a été formellement associé à cette révision. Lors de la dernière réunion du comité de pilotage en juillet, le Préfet de Région a joué la politique de la chaise vide.

Il faudrait ensuite que la Région « attende » les résultats en janvier du concours international d'architecture sur le Grand Paris, décidé par Sarkozy et dont personne ne sait vraiment définir le contour, sauf à vouloir s'écharper encore entre camarades de l'UMP.  Rappelons que le schéma directeur actuel date de 1994 et que chacun s'accorde à dire qu'il est devenu inopérant. Il est donc nécessaire qu'un nouveau schéma voit le jour pour permettre aux collectivités locales d'y voir plus clair. La loi Pasqua a confié l'élaboration du SDRIF à la Région, celle-ci a suivi méticuleusement toutes les étapes de procédure, y compris une enquête publique, la plus grande jamais entreprise puisqu'elle intéressait plus de 11 millions d'habitants. Aujourd'hui, la demande de report de l'adoption du schéma par la région formulée par Blanc, c'est tout simplement le prolongement du « fait du prince » qui s'est établi en Ile-de-France depuis l'élection présidentielle.

Autre argument pour demander à la région de modifier le projet, c'est LA CROISSANCE. Je ne résiste pas ici à citer le secrétaire d'Etat : « comment voulez-vous que nous acceptions un document dont l'objectif est de  faire 2% de croissance par an sur les 20 ans qui viennent ? 2% ! C'est suffisamment énorme pour qu'on le souligne ».

Le SDRIF, qui est un document d'urbanisme rappelons-le à l'envi, serait donc, d'après Blanc, coupable de ne pas planifier une croissance francilienne de plus de 2% par an. Tout d'abord, ce n'est pas son rôle, ensuite, depuis quand « la croissance se décrète » ? Et enfin, moi, en ce moment je serais ministre, je me ferais discrète sur le taux de croissance envisagé même pour l'année en cours...

Soyons un peu sérieux, et rappelons à Christian Blanc les chiffres des années passées : le PIB (base de calcul de la fameuse croissance) de l'Ile-de-France c'est un peu moins de 30% du PIB national. Ensuite que le taux de croissance du PIB en Ile-de-France, ces dernières années tourne justement aux alentours de 2% par an, même un peu moins parfois (1,46% en 2002, 1,81% en 2003, 0,7% en 2004, 1,78% en 2005 et 1,35% en 2006.)

Christian Blanc est un fan de la croissance (il a même écrit un livre intitulé "La croissance ou le chaos"), sans laquelle il ne voit point de salut. C'est vrai que notre bonne vieille croissance bien classique a réduit les inégalités sociales et territoriales dans notre région. Et côté environnement, cette même croissance a fait des miracles en matière de biodiversité, de protection des ressources naturelles, de pollution de l'air....Mais alors, qu'attend le gouvernement auquel Monsieur Blanc appartient pour décider que dès l'an prochain, on se fait une croissance à deux chiffres pour sauver la planète ?

Pour terminer ce billet très long, je vous propose d'aller faire un tour sur le blog de campagne du député Blanc, tout en haut de la page, cliquer sur son intervention lors d'une projection du film d'Al Gore...assommant !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 1 Septembre 2008

Le Monde

par Jean-Vincent Placé et Christophe Rossignol

 

Plus d'un an après le lancement du Grenelle de l'environnement, les menaces augmentent contre l'énergie éolienne. Souvent proches du lobby nucléaire, les adversaires de l'éolien se dépensent beaucoup pour tenter d'enrayer une dynamique fragile, pourtant largement approuvée par nos concitoyens (fin 2007, un sondage indiquait que 90 % des Français étaient favorables à son développement). Tandis qu'en Allemagne les pouvoirs publics misent sur les énergies renouvelables, en France des élus influents s'emploient à mettre en oeuvre une stratégie destinée à stopper l'éolien.

Dès 2005, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'orientation sur l'énergie, un amendement de députés de l'UMP, visant à modifier les règles de rachat par EDF de l'électricité produite par les éoliennes, signait l'arrêt de mort de l'éolien. Une forte mobilisation avait fait reculer le gouvernement de l'époque.

Depuis quelques mois, l'offensive s'intensifie. Le 17 mars, plus de soixante-dix sénateurs, dont un ancien premier ministre, ont déposé un projet de loi pour rendre obligatoires des référendums locaux. Le 24 avril, un député UMP a déposé une proposition de loi similaire. Le 4 juin s'est réuni pour la première fois un "comité d'orientation stratégique" présidé par Valéry Giscard d'Estaing qui rassemble des associations d'opposants à l'éolien. Ce comité comprend notamment M. Boiteux, ancien président d'EDF.

Début juillet, nous apprenions que le gouvernement a en projet un décret visant à soumettre les parcs éoliens à la procédure d'autorisation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Les associations environnementales, indignées, ont dénoncé "des règles très pénalisantes qui auraient pour seul résultat de remettre en cause l'objectif du Grenelle de l'environnement". Enfin, quelques jours plus tard, l'Institut Montaigne, club de pensée libéral financé par des multinationales, dont Areva, a relancé la polémique sur le coût de l'éolien.

Dans cette campagne de déstabilisation, basée sur les rumeurs les plus folles, le plus triste en cette année de présidence française de l'Union européenne est la dénonciation d'un "lobby germano-danois des éoliennes" par M. Giscard d'Estaing.

Face à ce vent de folie, rappelons que la France s'est fixé comme objectif, dans le cadre de la directive européenne sur l'électricité renouvelable, de produire en 2010 21 % de sa consommation d'électricité à partir de ces sources renouvelables. Tous les projets éoliens sont soumis à la délivrance d'un permis de construire qui s'accompagne obligatoirement d'une évaluation environnementale dotée d'une étude paysagère.

UNE ASSOCIATION TRÈS ACTIVE

De plus, l'éolien participe à la lutte contre l'effet de serre, à l'amélioration de la sécurité nationale d'approvisionnement. Il s'agit d'une énergie inépuisable, sans déchets mais riche en création d'emplois. Selon un rapport de la plate-forme technologique européenne consacrée à l'énergie éolienne, l'éolien pourrait fournir jusqu'à 28 % de l'électricité de l'UE d'ici à 2030. Au ministère de l'énergie américain, on estime que l'énergie éolienne pourrait fournir 20 % de l'électricité des Etats-Unis d'ici à 2030, permettant de réduire 7,6 milliards de tonnes de CO2 durant cette période.

Nous avons besoin d'une nouvelle politique fondée sur l'économie d'énergie, une politique d'efficacité et de sobriété. A celle-ci doivent s'ajouter des plans d'investissements majeurs dans les énergies propres, dont fait partie l'éolien. Il ne s'agit pas, bien sûr, d'installer des éoliennes partout et n'importe comment. Pour cela, la transparence et la participation des citoyens sont essentielles.

A l'heure du dérèglement climatique et du pétrole rare et cher, la volonté de nuire à l'éolien ne peut donc que susciter l'indignation et de profondes interrogations. La réponse est à chercher du côté du conservatisme et du lobby pronucléaire, pour citer Hubert Reeves : "Chaque éolienne est garante d'un peu moins de gaz carbonique dans l'atmosphère, ou d'un peu moins de déchets nucléaires à gérer par les générations à venir."

Face à ce lobby puissant, il existe déjà une association très active, "Planète éolienne". A ses côtés, il faut, pour reprendre encore les mots d'Hubert Reeves, que "les élus soient aux premières lignes : c'est leur lot, mais aussi leur honneur et leur dignité, eux qui doivent résister à la pression des intérêts à courte vue".

Nous appelons donc dès maintenant tous les élu(e)s à s'engager. Dans le cadre de la présidence de l'Union européenne, la France doit préparer la conférence de Copenhague en 2009, où les Etats devront organiser la suite du protocole de Kyoto. Face au défi climatique, la France se doit d'être exemplaire.

Jean-Vincent Placé est président du groupe des élus Verts au conseil régional d'Ile-de-France et président de la Fédération nationale des élus pour la promotion des énergies propres (Fneppep).


Christophe Rossignol est conseiller régional du Centre et secrétaire général de la Fneppep.

Article paru dans l'édition du 02.09.08.

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

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