Publié le 31 Octobre 2008

Le Port Autonome de Paris (dont je suis vice-présidente) vient de mettre en ligne un outil informatique permettant de comparer les émissions de gaz à effet de serre, la consommation énergétique, les émissions de trois polluants ainsi que le coût financier entre un transport routier et un transport multimodal passant par la Seine.
L'occasion pour les entreprises et les citoyens de se rendre compte que, décidemment, le transport fluvial c'est meilleur pour l'environnement et pour les finances !
Cet éco-comparateur a été réalisé grâce au soutien de la Région Ile-de-France.

à tester sur : http://www.paris-ports.fr/

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 28 Octobre 2008

Notre Président vient d'annoncer la création de 100.000 nouveaux emplois aidés destinés au secteur non marchand. Ces emplois sont des "contrats d'avenir" ou des "contrats d'accompagnement par l'emploi".
On se souvient des cris poussés par la droite lors de la mise en place des emplois jeunes par le gouvernement Jospin, dispositif supprimé en 2002 par Raffarin.
Côté bilan : selon des études officielles (Dares et ministère de l'emploi) : 24% seulement des personnes ayant bénéficié d'un contrat d'accompagnement étaient encore en emploi durable 6 mois après la fin de leur contrat, et seulement 16% pour les contrats d'avenir.
Emplois jeunes : un an et demi après leur contrat, 85% des bénéficiaires étaient en poste, dont 70% en CDI.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Octobre 2008

Alternatives Internationales, hors série, à paraître.  


Quelle est votre réaction d'économiste face à la crise que nous connaissons ? 


Alain Lipietz. Pour qui n'en est pas victime, cette crise est passionnante, une sorte de prodige car elle en résume beaucoup d'autres. C'est la première fois que la crise vient à la fois du social et de l'écologie pour se transformer en crise financière, et de là rebondir vers l'économie réelle dont elle est issue. Je suis agacé par ceux qui parlent « de crise d'origine financière qui finit par toucher l'économie réelle ». Non, cette crise vient de la prolifération du nombre de salariés pauvres américains depuis les années 1980. La mondialisation a accéléré cette dégradation, mettant fin au « compromis fordiste » des années   40.

Les ouvriers américains ont pourtant continué à acheter des maisons, d'où la crise des subprimes ?    

A. L.. Oui, d'autant qu'acheter sa maison est une norme plus prégnante là-bas qu'ici. Ils ont  fini par ne plus trouver que des usuriers pour leur prêter de l'argent (subprimes), usuriers qui ont vendu les titres liés aux hypothèques sur les marchés financiers, ce qui a intoxiqué tout le  système financier mondial. Mais plus généralement, dans le monde, il y a énormément de  pauvres et quelques énormément riches.

On a dépassé en 2007, aux Etats-Unis, la polarisation sociale de 1928, c'est-à-dire la différence entre les 1 % les plus riches et les autres. Nous   étions donc revenus au-delà du déséquilibre qui avait provoqué la crise de 1929, avec la   destruction achevée du New Deal opéré par Roosevelt pour remédier à cette crise en développant une large classe moyenne. En cela, cette crise est typiquement « 1929 » : des financiers ont accumulé beaucoup trop d'argent (y compris le gouvernement chinois en   tant que propriétaire des usines chinoises, et les fonds de pension américains qui cherchaient   des secteurs rentables pour financer les retraites de la génération fordienne). Les salariés pauvres étant devenus insolvables, on a une crise classique de sous-consommation (ou de  suraccumulation). Les riches ont réalisé que les pauvres ne pourraient pas payer et tout a craqué. Les pauvres sont expulsés de leur maison, le prix de l'immobilier s'effondre, les   établissements de prêts et les sociétés de réassurance des crédits s'effondrent, puis les   banques.... 

Ajoutons, et c'est inédit par rapport à 1929, la   mondialisation financière « casino » : tout titre peut être vendu dans le monde sans qu'on sache ce  qu'il représente exactement. Sous Roosevelt, le législateur a re-compartimenté les activités entre banques d'affaires, assurances et banques   de dépôt. Aujourd'hui, on a propose une re-mutualisation générale : soit les banques d'affaire tombent en faillite, soit elles sont rachetées par les banques de dépôt, et celles-ci partiellement nationalisées. C'est une sorte de fuite en avant : « Il y a beaucoup de dégâts : on va les mélanger avec ce qui se porte mieux en espérant que cela se voie moins ».    

Vous dites que cette crise est à la fois sociale et environnementale. En quoi ? Est-ce la fin du «   système libéral productiviste » que vous   chroniquez sur votre blog ?

AL. Je viens d'évoquer l'aspect « libéral » de la crise, qui l'apparente à la crise de 29 : une   accumulation de richesses qui ne trouve plus à s'investir car les pauvres sont trop pauvres pour acheter. Dans les années 30-40, on a corrigé cet effet pervers du libéralisme par le « fordisme » : payer mieux les ouvriers pour faire croître la consommation et assurer le plein-emploi. Mais ce compromis fordiste, Thatcher, Reagan et la concurrence mondiale l'ont effacé à partir des années 80, et l'on se retrouve dans une structure de distribution mondiale plus dangereuse encore que celle de 1928. Car d'une part les travailleurs américains ou européens se sont appauvris, mis en concurrence avec ceux de l'ex-tiers monde, alors que, d'autre part, la modernisation productive s'élargissait presque au monde entier. Or la crise de 29 venait de la mauvaise distribution des gains de productivité : les salaires stagnaient tandis que la productivité accélérait dans les années 20, avec des profits « rugissants ». De nos jours, les   ouvriers chinois travaillent sur des machines achetées en Allemagne, avec la productivité de   2008, mais ils sont payés avec les salaires de 1900. Nous sommes face à une crise de 1929 au carré !   

Le deuxième aspect, c'est l'aspect « productiviste » de la crise. Pour la première fois depuis 1848, voire même la Grande Peste, on assiste, en plus de la crise du système économique, à une crise d'épuisement des ressources naturelles. En 1929, les récoltes étaient bonnes, aucun problème du côté de la   Nature : on brûla le café invendable dans les locomotives. On atteint désormais la limite de la plupart des ressources non-renouvelables (le pétrole, les métaux). Tout s'épuise à la fois : les matières premières et la possibilité de recycler les déchets, comme les gaz à effet de serre, péril bien plus grave encore. En plus, le monde a manqué courir à la   catastrophe totale, en se lançant en 2007 dans les agrocarburants. Pour lutter contre la rareté   du pétrole, on aggravait la rareté des produits alimentaires. Et cela a précipité les   propriétaires endettés dans la pauvreté, accélérant la crise des subprimes. Ce projet   insensé est remis en question, du moins en Europe. Je ne condamne pas en bloc les agro-carburants (les Verts ont un agro-carburant pour emblème : le tournesol !). Mais l'idée que l'on puisse y consacrer 1/6ème des terres (« car au XIXe siècle, 1/6 de la terre française servait   à nourrir les chevaux ») témoigne de notre folie. D'autant que les Chinois enrichis commencent à   manger de la viande, dont la production consomme 10 à 15 fois plus d'hectare par protéine que les protéines végétales. Résultat : les 27 pays les plus pauvres étaient en état de crise alimentaire en mai 2008, en l'absence de sécheresse ou d'inondation particulière !

Faut-il désespérer ?

A. L. Voyons l'aspect positif des choses.  Premièrement, la capacité de réaction de la   planète est beaucoup plus forte que lors de la crise de 1929. Pourquoi ? Parce que celle-ci a eu   lieu, justement. On a annulé les conquêtes du fordisme, mais on en avait gardé la théorie : le keynésianisme. Même G. W Bush, contrairement à Herbert Hoover (président des Etats-Unis de 1929 à 1932) en son temps, comprend que, face à une telle dépression, il faut lâcher les rênes du crédit et augmenter le pouvoir d'achat.  Deuxième aspect positif, la compétence plus  grande de l'humanité en tant qu'intelligence   collective. La façon dont les agrocarburants ont   démarré puis ont été contestés est significative. Les parlementaires européens (les écologistes   d'abord), les grandes organisations internationales, le « quatrième pouvoir » (la   presse) bien sûr, ont mis le holà à cette folie, en un peu plus de dix mois. L'envolée du prix de   la nourriture était alors de l'ordre de 60 ou 70 %. Toutes les céréales et les plantes à huile   (colza, arbres à palme etcŠ) étaient connectés au prix du pétrole. La situation devenait   catastrophique. La régulation intellectuelle et, partiellement, institutionnelle (ONG,   institutions internationales) a marché. La démocratie, cela fonctionne, ce n'est pas la même   chose que l'Union soviétique qui a vu la mer d'Aral s'assécher sans rien faire et sans se   poser la question de l'impact de la culture du coton dans le Kazakhstan.  Mais de la critique à l'action politique il y a   une marge. La « sortie par en haut » de la crise n'est pas gagnée.    


Qu'elle pourrait être la forme d'un autre régime d'accumulation, d'un autre mode de régulation et   d'un nouveau modèle de développement ? On ne va pas revenir au fordisme ?


A.L. Par ses ressemblances avec la crise de 1929, il devra sans doute y avoir quelque chose de rooseveltien dans les solutions à la crise actuelle, donc de la redistribution des revenus à  l'échelle mondiale. Et l'Etat-Nation est désormais impuissant à réguler le capitalisme : il nous faut au moins une Europe fédérale. Mais non, bien sûr, on ne reviendra pas au fordisme, à cause de la crise écologique : il ne faut pas garantir une automobile à chacun, mais deslogements bien isolés, produisant leur propre énergie, et des transports en commun ! C'est toute l'idée de la « croissance verte ». La norme de consommation devra être non seulement   économe en énergie et en gaz à effet de serre, mais en plus réduire les déséquilibres accumulés. On ne peut pas se contenter de la « décroissance » de l'activité. Ce serait vrai si on était à l'équilibre et qu'il fallait maintenir les choses en l'état, or ce n'est pas du tout le cas.  Il faut bien comprendre qu'une décroissance de la crise écologique suppose une croissance massive de l'activité humaine. Nous devrions être aujourd'hui dans une « économie mobilisée » au sens de Janos Kornai, l'économiste hongrois, une économie où la question de la demande du consommateur ne se pose pas, tant les besoins collectifs sont impératifs. En un an, tout pays «mobilisé » pourrait être en situation de plein emploi avec des gens en train de construire des logements écologiques, des vélos, des couloirs pour autobus à méthane issu de la fermentation des ordures, remettre HLM et copropriétés aux normes Haute Qualité Environnementale. En France, pour amorcer le financement, il suffirait d'abolir la loi Tepa (loi de l'été 2007 « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat ») : un peu moins de quinze milliards de manque à gagner fiscal par an ! Je ne suis pas un  fou de la surimposition, mais là, cette loi n'a servi à rien, ni pour rétablir l'équilibre budgétaire, ni pour relancer l'activité. Restituons intégralement ces 15 milliards annuels au financement du Grenelle et, croyez-moi, on saura quoi en faire ! Et n'oublions pas que le prix de la lutte contre les désastres de l'effet de serre sont bien moins moindres que les dégâts engendrés. Côté bancaire, ce qu'a montré la crise, c'est  qu'une banque centrale ne doit pas prêter de   l'argent au même taux selon les différents usages de l'argent. Si l'Union Européenne avait le courage de réformer la BCE, elle édicterait que celle-ci doit racheter à taux zéro les titres   émis par les chantiers de lutte contre l'effet de serre, et faire monter à 10 ou 15 % les taux de   refinancement pour les titres spéculatifs sans rapport avec le bien commun.

Les libéraux, observant la baisse de la consommation de carburant en France, estiment   qu'au fond il n'y a pas mieux que le marché pour faire bouger les comportements.

AL. Non, c'est la crise écologique qui est en train de faire bouger les comportements des individus. Mais toute crise se régule d'une certaine façon par la mort de ce qui l'a   provoquée. Le « développement soutenable » vise  justement à éviter la violence des crises régulatrices. Il faut tout à la fois réguler le social et l'environnemental. Le problème de la Nature, c'est que, comme elle est gratuite, tout le monde se sert et les riches bien plus que  les pauvres ! La mission de l'écologie politique, dans laquelle je m'inscris, est d'alerter et de proposer un usage de la Nature « assurant les besoins d'abord des plus démunis, et des   générations futures ». Depuis 1972 (conférence de Stockholm), elle annonçait que le modèle de développement fordiste était insoutenable. Mais son successeur, le libéral productivisme était pire encore : pas davantage soutenable et en plus anti-social. Notre rôle de prophète de malheur est terminé   aujourd'hui. Le travail que nous avons à mener, dans les collectivités locales, à l'Europe (où   les scrutins sont proportionnels et permettent de représenter les courants émergents), c'est de   montrer ce que serait le « New Deal » du XXIe siècle. La révolution d'une redistribution   égalitaire des gains de productivité selon des formes faisant reculer la crise écologique :   croissance du temps libéré, économies d'énergie, reconversion vers une nourriture saine, etc...   

Propos recueillis par Bertrand Richard     


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 23 Octobre 2008

Communiqué de presse - 22 octobre 2008

Le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, Christian Blanc, commence à dévoiler ses projets pour le plateau de Saclay :

  • Déménagement de la faculté d'Orsay sur le plateau
  • Création d'un transport souterrain pour relier Massy à Versailles
  • Bétonnage d'au moins 500 hectares de terres agricoles

Les Verts des Trois Vallées dénoncent une approche totalement passéiste de l'aménagement du territoire. En convoquant les élus locaux pour leur énoncer la bonne parole, Christian Blanc démontre que le fait du prince présidentiel est désormais de mise en Ile-de-France, marquant le retour d'un Etat centralisateur.

Les projets annoncés ne tiennent absolument pas compte du consensus entre les acteurs du territoire, la Région et l'Etat dans le cadre de l'élaboration du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France. Ils ne tiennent pas compte non plus des projets portés par les collectivités locales en terme d'aménagement ni des votes intervenus au niveau local en faveur de la préservation de 2.300 hectares d'espaces agricoles sur le plateau (vote unanime du conseil d'agglomération du plateau de Saclay). Ces 2.300 hectares de terres agricoles sont par ailleurs préservés de toute urbanisation dans le SDRIF voté le 25 septembre dernier par le Conseil Régional.

Alors que vient d'être votée à l'assemblée nationale le projet de loi « Grenelle 1 », Christian Blanc semble être en déphasage total avec ses collègues du gouvernement. Ce projet de loi  entend en effet renforcer le rôle des collectivités locales dans l'aménagement du territoire, aménagement devant « lutter contre la régression des surfaces agricoles et naturelles », « lutter contre l'étalement urbain ». Au chapitre concernant « l'Etat exemplaire », celui-ci doit, « pour les grands projets publics », agir  en « association la plus large possible de l'ensemble des acteurs concernés dans un esprit de transparence et de participation ».

Les Verts des Trois Vallées s'opposent aux projets totalement déconnectés de la réalité de leur territoire, projets totalement pharaoniques. Ils remarquent qu'aucun financement de ces projets n'est aujourd'hui avancé, alors que des milliards manquent pour réhabiliter la faculté d'Orsay, remettre à niveau et développer les transports en commun en région Ile-de-France.

Les Verts souhaitent que le projet de développement de l'université et de la recherche concernant le territoire de la Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay prenne en compte les objectifs des élus locaux, du département  et de la Région. L'aménagement du territoire ne peut aujourd'hui se faire sans la population et les élus.


Marie-Pierre DIGARD, 1ère adjointe au maire d'Orsay, vice-présidente de la Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay, Conseillère Régionale d'Ile-de-France

Jean-Francis RIMBERT, conseiller municipal d'Igny, vice-président de la CAPS

Michel ROUYER, adjoint au maire de Palaiseau, conseiller communautaire CAPS

Guy BONNEAU, conseiller régional d'Ile-de-France

Christophe de MONTMOLLIN, responsable du groupe local des Verts des trois vallées


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 21 Octobre 2008

L’urgence est là, omniprésente, visible de tous !

Les crises écologique, sociale, alimentaire, énergétique, économique, financière convergent en une crise globale, chaque jour plus profonde, chaque jour plus violente.

Elle contamine la planète, accable les plus faibles, n’épargne plus personne. La recherche du toujours plus de profits pour quelques uns entraîne plus de prédations, de pollutions, de pénuries, de corruptions, de guerres, d’inégalités pour tous les autres.

Notre consommation effrénée de ressources naturelles dépasse aujourd’hui de 40% la capacité de la planète à se régénérer. La diversité du vivant décline. Les réfugiés climatiques se bousculent aux frontières. Le capitalisme financier a spéculé sur l’endettement des plus pauvres, contribuant à la récession économique et à la régression sociale. Les pays riches, prompts à injecter plus de 2000 milliards d’euros dans le système financier pour le sauver de ses outrances, refusent de mobiliser le vingtième de cette somme pour que cesse l’horreur, toutes les cinq secondes, d’un enfant qui meurt d’être pauvre. Ces « dettes » là, comme l’emballement climatique ou la disparition de milliers d’espèces, sont autrement effroyables et irréversibles.

Ce modèle de croissance à crédit est condamné. Nous en avons chaque jour une preuve supplémentaire. Il avance à l’aveugle, sans vision collective.

Pour en changer, il faut agir ! Nous devons agir ! Chacun peut agir !

C’est désormais l’impératif écologique et social qui doit guider nos choix politiques. Une économie de l’intelligence, créatrice de richesse partagée et de millions d’emplois, doit remplacer l’économie de la rente, du productivisme et de la surconsommation, que défend une coalition d’intérêts privés et politiques. La régulation au service de tous doit remplacer le laisser-faire au profit de quelques uns.

Notre responsabilité individuelle et collective est engagée. Nous ne partons pas de zéro. De nombreuses luttes ont été menées et ont permis des avancées. Mais seule une mobilisation générale permettra de s’opposer efficacement à l’épuisement de notre planète et à sa conséquence, l’affaissement de l’humanité. La transformation de nos sociétés vers un mieux-être collectif est possible car les solutions existent. Ni demain, ni peut-être, mais maintenant !

Nous voulons, ensemble, construire ce nouvel espace politique autonome, autour des listes Europe Ecologie en vue des élections européennes de juin 2009.

  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui refusent la fatalité et l’immobilisme, les querelles de boutique et les postures partisanes quand l’essentiel est en jeu, c’est-à-dire les conditions de vie, de travail, d’alimentation, de santé, de paix entre les hommes et la préservation de la biodiversité
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui croient en un projet européen démocratique, respectueux des citoyens, de l’environnement, des territoires, de la diversité culturelle, des droits fondamentaux et des libertés individuelles et qui s’oppose sans relâche aux dérives libérales ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux prêts à défendre les valeurs de régulation et de solidarité, de modération et de partage ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et tous ceux qui sont impatients de bâtir une alternative écologique, condition indispensable à la justice sociale et au mieux vivre-ensemble ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui veulent donner une vision et une âme à l’Europe, notre maison commune, pour en faire le levier d’une autre mondialisation, au service de la paix, et qui laisse toute leur place aux pays du Sud.

Ce défi, nous, citoyennes et citoyens conscients et actifs, militantes et militants associatifs, syndicaux et politiques, c’est avec vous que nous voulons, que nous pouvons le relever.

L’Europe est le seul espace politique à la hauteur des enjeux, investissons-le, car l’Europe sera ce que nous en ferons !


à signer ici !!!!

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 21 Octobre 2008

Voici l'une de mes interventions lors du dernier conseil municipal de Sèvres. Les autres sont sur le site des Verts de Sèvres !

Deux mois avant le vote du budget, il est obligatoire d’avoir un débat sur les orientations budgétaires. Cela permet à l’exécutif municipal de fixer les grandes lignes de son action pour l’année à venir et à l’opposition de constater les désaccords. Ca sent drôlement la hausse de la fiscalité...

Comme toujours, le document d’orientations budgétaires débute par un couplet sur la situation internationale. Généralement, la situation internationale n’est pas bonne, donc c’est difficile au niveau local.

Cette année, l’exercice est particulièrement compliqué, nous le reconnaissons bien volontiers. Nous notons quand même quelques phrases imprudentes, du type « la banque centrale européenne ne va pas changer ses taux directeurs ». L’encre à peine sèche que le document n’est déjà plus d’actualité.

Cette situation de crise financière internationale est certes importante, mais elle ne résume pas tout. La situation nationale est aussi préoccupante en ce qui concerne les collectivités territoriales.

Au niveau des recettes dépendantes de décisions gouvernementales, tout est en baisse, ou tout va baisser. La dotation globale de fonctionnement. On peut utiliser une formule du type « les dotations de l’Etat ne vont pas croître », mais il serait sans doute moins compliqué de dire qu’elles vont connaître une baisse estimée aujourd’hui à – 2%. Le FCTVA, nous y reviendrons tout à l’heure, mais là encore, si en 2009 nous allons le percevoir normalement, c’est parce que d’autres dotations de l’état sont désindexées de l’inflation. Et en 2010, le FCTVA sera intégré à la DGF, il disparaitra donc corps et âme.

La taxe locale d’équipement : chaque année, le rapport d’orientations nous indique que son augmentation est significative. Certes, mais cette année au moins on nous parle d’un significatif qui représente au total 90.000 euros. Vu la crise dans le BTP, il vaut mieux effectivement être prudent et ne pas sauter de joie à propos de cette ligne, qui ne représente pas grand-chose dans notre futur budget. La TAMO est elle aussi en baisse, nous avons perdu la TP de Peugeot Vélizy. Et cette année, on a oublié de nous parler du produit des amendes de police. Il est vrai que la loi de finances 2007 prévoyait un rapport de 680 millions au niveau national et que la loi de finances rectificatives a corrigé ce chiffre pour aboutir à 510 millions. Soyons donc là aussi prudent pour 2009.

Côté dépenses maintenant : Les orientations 2008 qualifiaient d’ambitieux les investissements. Cette année, pour changer un peu, c’est un programme d’équipement qui est « ambitieux » (dans le texte).

Nous ne considérons pas que des investissements décidés depuis quelques années déjà, comme la reconstruction de Croix Bosset ou le réaménagement de l’Hôtel de Ville – opérations que nous jugeons nécessaires bien entendu – nous ne considérons pas que ces opérations soient ambitieuses.

Il s’agit après tout d’investissements normaux, d’entretien et de rénovation de bâtiments municipaux. Vous nous dites vouloir être exemplaires en matière de développement durable, mais à part des études pour réaliser des diagnostics obligatoires depuis le 2 janvier dernier en matière énergétique, nous ne voyons rien dans ces orientations pour par exemple lancer un vrai programme d’isolation des bâtiments communaux, recourir aux énergies renouvelables.

Bref, pas grand-chose de neuf dans ces orientations. A part peut être la reconnaissance du bout des lèvres que certains contrats étaient peut être un peu mal gérés, puisque vous souhaitez désormais les traiter de façon plus performantes.

La conjoncture est mauvaise, tout le monde s’accorde là-dessus. Je pense cependant que nous divergeons sur les solutions que nous pourrions localement apporter aux différentes crises que nous traversons. Nous devons soutenir l’activité, les collectivités locales sont un acteur majeur de l’économie. Nous souhaiterions un budget 2009 qui aille par exemple de façon très volontariste dans le sens d’une moindre dépendance énergétique. Je vous remercie.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 17 Octobre 2008

Sous l'impulsion de Mireille Ferri, vice-présidente (Verts) chargée de l'aménagement du territoire, et dans le droit fil du SDRIF, le Conseil Régional a adopté hier le lancement d'un appel à projets "Nouveaux Quartiers Urbains".
Le but - non ! pas construire une écopolis - mais bien soutenir les collectivités locales souhaitant mener des projets de nouveaux quartiers (neufs ou réhabilitation) permettant de répondre à plusieurs objectifs :
- participation à l'effort régional de production de logements
- mixité sociale
- rétroaction sur l'existant
- mixité fonctionnelle (services, emplois)
- qualité environnementale

L'appel à projets sera bientôt en ligne.


Là, c'est Stockholm...

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 17 Octobre 2008

COMMUNIQUE


Formule 1

Pas de Grand Prix en Ile-de-France

La Fédération française de sport automobile (FFSA) a annoncé une préférence sur l'installation d'un circuit pour le Grand Prix de Formule 1 en Ile-de-France. Ces derniers temps, de nombreuses options ont été évoquées en Ile-de-France, à commencer par celui qui semble en Pole Position : celui de Marne-la-Vallée par des élus du Val-d'Oise, des Yvelines et de la Seine-et-Marne.

Anny Poursinoff a donc posé aujourd'hui une question orale au nom du groupe Verts pour faire savoir son opposition à toute installation de circuit de F1 en Ile-de-France et interroger le Président de Région pour connaître son point de vue sur le sujet.

Jean-Paul Huchon a répondu qu'à son avis, rien ne justifiait qu'un circuit de F1 soit un projet prioritaire, ni même indispensable en Ile-de-France.

En cette période de crise pétrolière, climatique, financière et de chute du pouvoir d'achat, il paraît indécent de proposer un tel projet, fût-il reporté à 2010. Les conséquences d'un tel projet en termes d'aménagement du territoire seraient inacceptables, car il détruirait des terres agricoles précieuses et génèrerait de nombreuses nuisances, insupportables pour les populations.

Pour toutes ces raisons, aucun circuit de Formule 1 ne doit voir le jour en Ile-de-France. 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 17 Octobre 2008

COMMUNIQUE

Tiers-secteur audiovisuel

Les Verts soutiennent les médias du Web

A l'occasion de la présentation d'un rapport hier en séance plénière sur le soutien aux radios et télévisions locales d'Ile-de-France, les Verts du Conseil régional ont souhaité que cette politique soit étendue aux médias diffusés sur le Web.


Anne Souyris, Conseillère régionale Verte, a défendu un amendement dans ce sens. En effet, Internet sera, et est déjà, l'outil majeur pour une information citoyenne, interactive et accessible à tou-tes. Ainsi, estime Anne Souyris, « il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire, étant donnée la grave mise en péril de la presse audiovisuelle publique, la dépendance accrue de la presse écrite aux grands groupes financiers, et les cadeaux royaux faits aux plus grosses télévisions commerciales, de renforcer la parole indépendante et pluraliste. Ce n'est pas un amendement technique dont il s'agit, mais bel et bien d'un choix de société dont il est question ».


En réponse, l'exécutif régional s'est engagé à ce qu'un dispositif de soutien au tiers-secteur audiovisuel sur le Web voie le jour en 2009, au terme d'une étude qui en évaluera les besoins et les spécificités.


Les Verts suivront de près cette élaboration et invitent les acteurs du secteur à y participer.


Anne Souyris, Présidente de la commission Démocratie régionale et Corinne Rufet, Présidente de la Commission du film d'Ile-de-France, qui avait porté un amendement de 150.000 euros au budget 2008 à l'origine de cette politique, ont fait savoir leur attachement au pluralisme, à l'indépendance des médias et se sont félicitées de voir la Région financer 30 radios et 20 télévisions locales (dont 6 associatives), en attendant une seconde étape numérique de ce soutien régional.


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 15 Octobre 2008

La Formule 1, c'est bien connu, est un sport peu bruyant, absolument pas polluant, économe en énergie et aussi totalement passionnant.
C'est sans doute pour toutes ces bonnes raisons que 3 secteurs de notre région sollicitent l'obtention d'un circuit sur leur territoire.
Heureux habitants du Val d'Europe, de Sarcelles et de Flins-les Mureaux, vos élus ont passé un temps fou à monter leur dossier de candidature pour que l'on construise à grand frais une boucle de bitume près de chez vous ! Ils se bagarrent entre eux pour obtenir cet équipement indispensable qui vous manque tant. L'un d'entre eux a même promis 30.000 places de parking afin qu'une fois par an les afficionados puissent se garer pas loin du circuit.
En ces temps de crise, que d'imagination déployée pour sauver les finances publiques et la planète !

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Rédigé par Catherine Candelier

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