Publié le 22 Février 2011

Aux côtés de 9 associations de riverains et de protection de l'environnement, je fais partie des 25 particuliers qui ont déposé un recours contre le projet d'élargissement de la RD7 en bord de Seine.

Nous estimons que les recommandations des commissaires enquêteurs n'ont pas été respectées, notamment concernant les aménagements pour les cyclistes. Nous estimons également que toutes les procédures relatives à la tenue d'une 'enquête publique n'ont pas été suivies scrupuleusement.

 

Les travaux ont déjà débuté à Sèvres, mais rien n'est perdu !

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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Publié le 13 Février 2011

Le Conseil d’administration de  l’association La Fabrique réuni ce jour a décidé de soutenir un référé auprès du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise contre le permis de démolir n° 092048 10*0005 de l’ancienne usine Gaupillat, accordé le 11/02/2011 par le Maire de Meudon.

L’association milite depuis 6 ans pour la sauvegarde et la mise en valeur du dernier bâtiment industriel du Val de Seine, face à l’emblématique Ile Seguin. L’ancienne usine de cartouches et d’étampage constitue en effet l’ultime vestige de la mémoire ouvrière d’un secteur en pleine mutation urbaine. Elle porte la dernière cheminée en brique encore debout du territoire.

L’ancienne usine Gaupillat est idéalement située, accessible en transports en commun, à l’interface d’un quartier d’habitat et de Meudon Campus (sièges de SFR et de Gemalto). Le projet de l’association pour l’avenir du bâtiment consiste à le transformer en lieu de culture, ouvert à l’ensemble des habitants du quartier, créant une soixantaine d’emplois. Ce lieu pourrait s’insérer parfaitement dans le projet de la Vallée de la Culture du Conseil Général des Hauts-de-Seine, mais également répondre au nouveau dispositif régional des « Fabriques de la Culture ».

Les propriétaires de l’usine ont décidé de vendre la parcelle démolie et nue de tous bâtiments à un promoteur qui selon nos informations est Bouygues Immobilier. Celui-ci projette d’y construire des immeubles de bureaux et des logements de luxe.

Des alternatives à une démolition pure et simple existent et des études ont montré leur viabilité.

 

L’association, qui a recueilli près de 800 signatures, interpelle aujourd’hui le Ministre de la Culture, afin que celui-ci se positionne et prenne une instance de classement qui permettrait de geler tous projets durant un an et de sauvegarder à terme ce lieu unique.

L’association organise une conférence de presse lundi 14 février 2011 à 18h00, place Bergeyre, face à l’usine Gaupillat, 43 bis route de Vaugirard.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 11 Février 2011

Le Parisien - 11 février 2011

 

Dernier vestige du passé industriel de l’Ouest parisien avec les usines Renault, l’ex-usine Gaupillat, à Meudon, sera prochainement livrée aux démolisseurs.
L’ex-usine Gaupillat, en face de l’île Seguin, vit ses derniers jours. Ainsi doit en décider dans un très bref délai Hervé Marseille, le maire (Nouveau Centre) de Meudon. L’élu argumente qu’il n’a « pas le choix ». « Les propriétaires ont déposé un permis de démolir en juillet, explique-t-il.


La ville a sursis à statuer sur ce permis, mais cet acte a été attaqué en justice en décembre par les propriétaires. Le tribunal administratif de Cergy m’a enjoint de statuer dans un délai d’un mois, délai qui prend fin lundi, sous peine d’une astreinte de 1 000 € par jour de retard… »

Et Hervé Marseille de s’interroger : « Pourquoi, tout au long de ces années, personne ne s’est intéressé à ce lieu ? Pas un architecte des Bâtiments de France pour dire attention, ce bâtiment à une valeur historique ? »

Le propriétaire veut obtenir rapidement gain de cause

De son côté, le porte-parole des propriétaires, toujours aussi combatif, compte bien obtenir rapidement gain de cause : « Le maire de Meudon ne peut pas juridiquement être contre cette démolition, estime Me Eric Ader. D’autant que nous nous sommes toujours conformés aux règles d’urbanisme et le CAUE 92 (NDLR : Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement), dans un document que nous avons remis à la justice, a indiqué que ce bâtiment n’a aucun intérêt. » Une association, la Fabrique, se bat cependant depuis 2007 pour préserver l’usine. Elle a fait sienne cette phrase de Victor Hugo : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire. » En rappelant une fois de plus l’historique de la fabrique Gaupillat, « dernier bâtiment industriel du Val de Seine ». « Construite à la fin du XIXe siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques, appuie l’association. Pendant cent soixante ans, les ateliers d’estampage ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique île Seguin. »

Hier soir, le groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au conseil régional a « appelé la municipalité à examiner les études montrant qu’il existe des alternatives à la démolition pure et simple ». Les élus EELV estiment que « les pouvoirs publics doivent saisir ce dossier et promouvoir sur le site des activités culturelles et économiques […] plutôt que de rayer de la carte un patrimoine remarquable, représentatif d’une mémoire ouvrière récemment bafouée sur l’autre rive ».

Non, il n'est pas trop tard pour tenter de sauver l'ancienne usine Gaupillat : signez la pétition !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 9 Février 2011

Communiqué de presse de l'association La Fabrique - 8 février 2011

 

L’association La Fabrique, qui milite pour la préservation et la mise en valeur de l’ancienne usine Gaupillat à Meudon, est inquiète du mauvais sort qui pourrait être réservé dans les prochains jours à cet ancien bâtiment industriel en bord de Seine.

L’usine Gaupillat est le dernier vestige de l’industrie locale, elle porte la dernière cheminée en brique encore debout dans le secteur du Val de Seine, face à l’Ile Seguin.

 
Ses propriétaires ont décidé en juillet dernier de démolir ce bâtiment. La ville de Meudon a décidé de surseoir à statuer pour ce permis. Ce sursis à statuer a été attaqué par les propriétaires au Tribunal Administratif en décembre dernier. Le jugement, tombé mi janvier, enjoint à la ville de Meudon de prendre dans les tous prochains jours une décision sur la démolition.

Il appartient désormais au Maire de Meudon de décider si oui ou non il accorde le permis de démolir.

L’avenir du dernier bâtiment industriel du Val de Seine est désormais entre les mains du Maire de Meudon.

L’association La Fabrique lui demande instamment de refuser de délivrer le permis de démolir afin de garder la dernière trace de la mémoire industrielle dans un secteur en pleine évolution urbaine.


Association La Fabrique
13 route de Vaugirard
92190 Meudon
contact@association-lafabrique.org
www.association-lafabrique.org

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 9 Février 2011

 

 

Le 20 décembre dernier, le préfet des Hauts-de-Seine a déclaré « d’utilité publique » le projet départemental d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine. Vos deux élu/es écologistes ont décidé d’attaquer cette décision aux côtés des associations de défense de l’environnement, des copropriétaires expropriés et des riverains.

Ce projet, qui avait été rejeté lors de la consultation préalable, est mauvais à plus d’un titre. Il bétonne les berges de Seine, nous impose une autoroute et coûte cher aux contribuables (200 millions d’euros qui s’ajoutent aux dépenses déjà réalisées). Il s’agit d’un projet archaïque, allant à l’encontre des efforts réalisés partout en Ile-de-France pour réduire la place de la voiture et les émissions de gaz à effet de serre. Alors que Paris s’est lancée dans la reconquête des berges de Seine et lutte contre l’asphyxie automobile, notre département élargit la route qui relie à la capitale ! Cherchez l’erreur.

Depuis plus de dix ans les écologistes défendent un projet alternatif avec une route apaisée et des berges naturelles mises en valeur. Nous avons développé nos propositions lors de l’enquête publique et le commissaire enquêteur a repris nos réserves concernant les aménagements cyclables. Le préfet affirme que cette réserve est levée, ce n’est pas notre avis. Les améliorations « cosmétiques » qui ont été apportées par le département ne peuvent satisfaire les cyclistes.

 Décider aujourd’hui de dépenser plus de 200 millions d’euros d’argent public pour accroître la circulation automobile et défigurer les berges de Seine n’est en rien d’utilité publique.

Luc Blanchard, Catherine Candelier, conseillers municipaux

 

Tribune parue dans le Sèvrien de février 2011

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 6 Février 2011

 

Voici le texte de mon intervention lors du débat d'orientations budgétaires 2011, lors du conseil municipal du 4 février.

Nos autres interventions sont consultables ici.

 

 

"Monsieur le Maire, chers collègues,

 

En repoussant le débat d’orientations budgétaires d’octobre à février, peut être vous étiez vous dit que les prévisions seraient plus proches de la réalité.

Hélas, votre majorité n’est vraiment pas aidée par le gouvernement que vous soutenez ! Je félicite les auteurs du document qui nous a été remis pour leur talent dans leur description du grand flou dû à la réforme de la taxe professionnelle.

Si 2010 a été une année de transition où l’Etat a compensé plus ou moins les recettes de la TP, 2011 sera l’année de vérité. Vous avez totalement raison d’être prudents lorsque vous écrivez que « l’on peut craindre que les ressources de l’agglo s’en ressentent ». Parce qu’à ce jour, personne n’est en mesure – y compris à GPSO- de prédire ce que seront les rentrées fiscales de la CET.

Ce qui est déjà clair cependant c’est que le miracle ne s’est absolument pas produit. On nous promettait avec la disparition de la TP une baisse drastique du chômage. Le cadeau fiscal de 12 milliards d’euros aux entreprises en 2010 n’a pas empêché une hausse de 5% du chômage, une hausse de 20% du nombre de chômeurs de longue durée.

On nous a promis une nouvelle dynamique de la fiscalité locale, or, et nous ne pouvons que le constater ce soir, cette dynamique est aujourd’hui absente.

Cela s’accompagne d’une baisse non négligeable de la dotation globale de fonctionnement, d’un gel des salaires de la fonction publique. Bref, tous ces éléments n’incitent guère à l’enthousiasme !

Et l’enthousiasme ne touchera vraisemblablement pas les Sévriens et Sévriennes lorsqu’ils découvriront une nouvelle taxe, dont vous ne vous faites pas écho – certainement par souci de discrétion – sur leur feuille d’impôts locaux. Il s’agit de la taxe spéciale d’équipement spécifique, instaurée en décembre dernier pour financer les travaux du Grand Paris. Cette taxe touchera particuliers et entreprises et son taux sera décidé – c’est assez unique pour le souligner- par la Société du Grand Paris, c'est-à-dire par une instance non élue. Nos concitoyens subiront donc une hausse des impôts locaux, quoique vous en disiez.

Ces constats assez noirs vous amènent à réduire une voilure qui n’était déjà pas bien grande et à décréter la pause des investissements. Le groupe des élus écologistes n’approuve pas ce choix et souhaiterait, comme nous le répétons chaque année, qu’une réelle politique d’investissement en matière énergétique soit entreprise pour les bâtiments communaux. Isoler les combles de la mairie, c’est bien, certainement la couleur rouge orangée de la thermographie vous est enfin apparue clairement, mais cela ne suffit pas. C’est d’un diagnostic d’ensemble et de travaux cohérents dont le patrimoine municipal a besoin. Le recrutement d’un technicien spécialiste est une bonne chose, mais il est bien tardif !

Nous n’approuvons pas non plus votre choix de réduire le nombre d’agents municipaux au service de nos concitoyens. Dans cette période de chômage, comme je le rappelais plus haut, la priorité devrait être de donner du travail plutôt que de rembourser la dette et privilégier le lien social à la satisfaction du banquier.

Je conclurai par un constat que nous effectuons depuis plusieurs budgets : vous indiquez que les rentrées des participations des usagers seront stables alors même que vous augmentez chaque année les tarifs au-delà de l’inflation. Mathématiquement, cela signifie tout bonnement qu’une part de moins en moins importante de nos concitoyens a les moyens de recourir à certaines prestations municipales. Il serait temps de vous en inquiéter.

Je vous remercie."

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Rédigé par Catherine Candelier

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