Publié le 28 Août 2010

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La Fête des Guinguettes c’est qui ?

Un collectif d’une vingtaine d’associations de protection de l’environnement et du cadre de vie du Val de Seine et de ses coteaux (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Sèvres et Saint-Cloud) a voulu dans les années 2000 redonner un cadre festif aux bords de Seine délaissés par les collectivités territoriales depuis près de 80 ans. Chaque année, fin septembre, ce sont environ 500 personnes qui se retrouvent place Bergeyre à Meudon. Sa notoriété déborde largement le territoire du collectif, grâce en particulier au relais des trois fédérations (Environnement 92, Ile de France Environnement et AUT Fnaut ile de France) qui le soutiennent

La Fête des Guinguettes pourquoi ?

Cette initiative associative est née de la volonté de protéger à la fois un patrimoine commun aux altoséquannais, les berges de Seine menacées par l’élargissement de la voie rive gauche de Seine (RD7) mais aussi les riverains, des nuisances routières. Née d’un « combat contre » l’aménagement routier, la fête des Guinguettes s’est progressivement transformée en « combat pour » un quartier redécouvert au fil des ans. Véritable force de propositions alternatives à un aménagement totalement archaïque et outrageusement dépensier de 4 km de bords de Seine en zone urbaine (200 millions d’euros), le collectif entend promouvoir avec cette fête aussi bien une mise en valeur durable de ce bout de ville totalement délaissé et ignoré qu’une nouvelle politique du département des Hauts de Seine.

Le combat contre l’élargissement de la RD7 : une longue histoire qui pourrait mal finir

Depuis 2001, le collectif s’est opposé avec efficacité à la volonté du Conseil général d’élargir cette voie rive gauche au détriment des berges de Seine...seule trace d’un passé heureux où il était agréable de se promener ici et d’y faire la fête...Les villes ont très fréquemment la mauvaise idée de détruire leurs berges en y faisant passer le trafic routier...le sillon y est en effet tout tracé et surtout il y a moins d’habitants qui peuvent s’y opposer... La première grosse attaque a eu lieu en 2001 où l’enquête publique initiée par le préfet pour mettre à 4 voies la RD 7, sur les tronçons Meudon et Issy- les-Moulineaux a été conclue par les trois réserves importantes du commissaire-enquêteur : respect du patrimoine historique (maison Huvé), réserver une voie dans chaque sens à un transport collectif, favoriser l’accès aux berges. Bien entendu ces réserves n’ont pas été levées ce qui n’a pas empêché les différents présidents du conseil général du 92 de remettre cette question périodiquement sur le tapis.

Le collectif Val de Seine a maintenu le dialogue avec les politiques et cru obtenir un compromis en 2002. Ce dernier consistait à un projet routier à deux fois 1,5 voie et des carrefours giratoires sans feux tout en préservant les berges. Ce compromis a été rapidement abandonné par les politiques au prétexte que la ville de Sèvres rejoignant les 2 autres villes, le projet devait être totalement repensé. Des traces subsistent encore à Issy-les-Moulineaux où le maire André SANTINI, nouveau président de la société du Grand Paris, a fait voter en 2004 son PLU avec une RD7 à 2 fois 1,5 voie....Les années suivantes ont montré bien évidemment qu’on ne pouvait accorder aucune confiance dans ce type de décision même écrite et votée...puisqu’actuellement la RD 7 sur Issy-les-Moulineaux est à 4 voies pour près de la moitié du tronçon.

En 2005, Patrick Devedjian, vice président du CG 92 en charge de la voirie, lance une concertation préalable sur cet élargissement. Concertation qui durera près de 2 ans. Fin 2006, lors d’une réunion associations-élus au CG 92 le vice-président accepte de lancer une expérience à Meudon d’un carrefour giratoire sans feux...expérience qui dure encore et est couronnée de succès. En 2007, à la faveur du changement de président du CG92...le projet est remis en selle et notamment, l’aménagement des berges, le conseil général choisit fin 2007 l’aménageur des berges, la société ILEX qui a présenté un projet extrêmement minéral qui n’est pas du tout apprécié par les associations. Fin 2008, le CG92 lance sa troisième concertation préalable sur l’aménagement des bords de seine...Les associations y répondent massivement mais le CG 92 fait aussi réaliser un sondage auprès des automobilistes qui empruntent les RD 1 et RD 7. Ainsi, l’opposition massive des associations est contrebalancée par le soutien des automobilistes à l’élargissement.

Enfin en 2010, nous venons de vivre la nouvelle enquête publique qui a duré 5 semaines et dont les conclusions sont favorables au projet du Conseil général, c’est-à-dire à l’aménagement des berges par la société ILEX et à l’élargissement à 4 voies de la RD7 avec néanmoins une petite réserve demandant un réaménagement des pistes cyclables sur les bords du fleuve ..Le CG92 a voté en juillet 2010 l’autorisation donnée au président du CG afin qu’il demande au préfet de lancer sa Déclaration d’utilité publique...On peut d’ailleurs s’interroger sur l’utilité des enquêtes publiques puisque 95 % d’entre elles débouchent sur un avis favorable. Fausse démagogie ou obligation européenne ?

Les arguments contre l’élargissement et pour un aménagement respectueux de l’environnement et de l’existant

Les berges du Val de Seine constituent un cadre unique en Ile-de-France, plus beau méandre du fleuve dans notre région. Elles s’inscrivent dans un paysage en pleine mutation depuis le départ des usines Renault et la désindustrialisation de l’ensemble du Val de Seine. Ces berges sont les seules encore accessibles facilement aux riverains et promeneurs sur l’ensemble de la voie rive gauche entre la Défense et Paris. Elles sont aussi les seules à ne pas avoir été totalement minéralisées. Aujourd’hui rien ne justifie un doublement de l’emprise routière, ni même conservée en l’état là où elle a déjà été élargie. Le trafic routier est en constante baisse depuis 2000 sur tout le tronçon, surtout sur Sèvres-Meudon. Cette position est renforcée par le fait que l’entrée routière sur Paris est réduite, ni le périphérique, le boulevard Victor et la voie rive gauche de Seine à Paris ne peuvent absorber plus de trafic sans une thrombose totale. Qui plus est, la ville de Paris même est en train de proposer la réduction du trafic routier sur les deux voies rives gauche et droite de son fleuve. La seule justification du CG 92 et des maires concernés est le futur développement économique et urbanistique du Val de Seine. Ainsi qu’un gain prétendu de 10 minutes pour les automobilistes traversant le secteur en 2020 !!! Alors que la crise énergétique bat son plein, le CG 92 préfère investir plus de 100 millions dans un aménagement routier plutôt que d’améliorer les transports en commun ! Pollution de l’air, nuisances sonores, saignée urbaine, minéralisation-normalisation des berges, gouffre financier constitueront les uniques résultats d’un aménagement digne des années 70. Le quartier du bas Meudon mériterait pourtant beaucoup mieux. Il est riche d’un patrimoine naturel, mais aussi architectural, historique et surtout humain. Face à l’île Seguin, on y trouve la maison Huvé et l’ancienne usine Gaupillat, munie de la dernière cheminée en brique du Val de Seine. Les associations d’habitants souhaitent la transformation de leur quartier, qui passe notamment par la rénovation des logements, mais aussi qu’il reste un lieu de vie animé, agréable à vivre et à partager (...)

Catherine Candelier

Daniel Mouranche

Michel Riottot

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 2 Août 2010

 

Les élus Verts du Conseil de Paris ont saisi le Préfet de Police au sujet du devenir de notre caserne des pompiers. Nous attendons toujours la réponse du maire de Sèvres à notre courrier....y’a pas l’feu ?

 

Paris, le 21 juillet 2010

 


 

Nous vous adressons ce courrier à propos de notre profonde inquiétude concernant la caserne des pompiers de Sèvres, unité de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris dont vous avez la charge.

A la fin du mois de juin, cette caserne a été inondée suite une violente averse et est fermée depuis le 3 juillet. L’inquiétude, qui nous anime ainsi que de nombreux riverains porte sur plusieurs points.

La fermeture de cette caserne, dont le rayon d’action s’étend aux communes de Sèvres, Chaville, Ville d’Avray et Marne-la-Coquette, pose un réel problème en terme de continuité et d’efficacité du service public de secours. D’autant que pour l’heure, rien n’a été indiqué quant à une possible réouverture de cette caserne.

La vingtaine de pompiers hébergés dans ce bâtiment sont depuis relogés dans des conditions provisoires et visiblement précaires dans une école, sans qu’aucune solution pérenne pour leur relogement à partir de la rentrée scolaire ne soit pour l’heure envisagée.

Les conseillers municipaux Verts – Europe Ecologie, Mme Catherine Candelier et M. Luc Blanchard, ont interpellé le Maire de la commune de Sèvres afin de demander qu’une solution pérenne soit proposée dans les meilleurs délais, qui garantisse le maintien et le bon fonctionnement de la caserne de Sèvres. Demande restée pour l’heure sans réponse.

Aussi, Monsieur le Préfet de police, nous nous associons à cette demande et nous vous remercions par avance de l’attention que vous y porterez.

Cordialement.

 

Madame Danielle FOURNIER Co-présidente du groupe Les Verts au Conseil de Paris Conseillère du 18e arrondissement

Monsieur Sylvain GAREL Co-président du groupe Les Verts au Conseil de Paris Conseiller du 18e arrondissement

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Rédigé par Catherine Candelier

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