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Publié le 24 Novembre 2011

Communiqué de presse

24 novembre 2011

 

 

 

L’établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (Epadesa) présidé par Joëlle Ceccaldi-Raynaud serait au bord de la faillite selon Patrick Devedjian, président du Conseil  Général des Hauts-de-Seine.

 

L’Epadesa, qui est issu de la fusion autoritaire de l’EPAD, chargé de l’aménagement du site de la Défense, et de l’EPASA, chargé de l’aménagement de terrains situés sur le territoire de la ville de Nanterre, constitue pour Patrick Devedjian, repris par l’Express, « une bombe à retardement » financière. Le Président du Conseil Général dénonce par ailleurs une gestion catastrophique de cet établissement de la part de l’Etat. 

 

Depuis des années, les écologistes dénoncent la philosophie qui préside à l’aménagement du secteur de la Défense réalisé pour renflouer les caisses des établissements publics grâce à des opérations immobilières, toujours au détriment de celles et ceux qui vivent  et travaillent sur ces communes.

 

La situation comptable de l’Epadesa, dont le seul but est de vendre des droits à construire, et donc multiplier des opérations pharaoniques, n’est pas une surprise pour EELV 92. De longue date, EELV 92 demande à ce qu’il soit mis fin au caractère « off shore » du quartier d’affaires et réclame un retour au droit commun permettant aux citoyens de prendre part à la définition d’un avenir durable du territoire.

 

La communication de l’EPADESA suite aux déclarations de Patrick Devedjian affirmant que l’établissement se porte bien, ne trompe hélas personne. La situation financière catastrophique de l’Epadesa signale l’échec prévisible, et prévu par les écologistes, du plan de relance du quartier de la Défense lancé par Nicolas Sarkozy en 2007.

 

Il est grand temps d’en finir avec la construction de tours de bureaux inutiles et énergivores à la Défense.

 

                                                                                                                                           

 

Catherine CANDELIER, porte-parole, conseillère municipale de Sèvres

Loïc LE NAOUR, porte-parole, conseiller municipal de Meudon,  

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 14 Mai 2011

Communiqué de presse Europe Ecologie Les Verts des Hauts-de-Seine – samedi 14 mai 2011

 

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Samedi 14 mai 2011, un groupe de militants écologistes accompagnés d’éluEs Europe Ecologie Les Verts du 92 a eu la très désagréable surprise de constater la privatisation de l’Île Seguin au profit de l’UMP.

 

Le parti de droite y organisait un pique-nique militant régional, en présence de Patrick Devedjian, président du Conseil général, de Valérie Pécresse, de Jean-François Copé et de Chantal Jouano entre autres personnalités politiques UMP.

Les gros bras du service d’ordre UMP ont interdit l’accès à l’île Seguin au groupe de citoyens qui souhaitaient remettre à Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, un magnifique « parpaing d’or », récompense ironique pour l’appétit ultra bétonneur de cet élu*.

 

Le service d’ordre UMP s’est montré menaçant et agressif et n’a pas été en mesure de présenter aux écologistes d’arrêté municipal ou d’autorisation concernant la privatisation de l’île. Les militants d’Europe Ecologie Les Verts n’ont pas souhaité que la situation dégénère sur place, mais ont pris des clichés permettant de prouver l’interdiction qui leur a été faite de pénétrer dans un espace public.

Nous attirons l’attention des Boulonnais sur la confiscation d’un espace public au profit du parti politique majoritaire et sur ses modalités.

 

Nos élu/es et militants ont par ailleurs pu constater sur place le déploiement de la police municipale, privatisée elle aussi au bénéfice du pique-nique de l’UMP.

Europe Ecologie Les Verts 92 demandent au Maire de Boulogne-Billancourt de faire rembourser par son parti la mobilisation du personnel municipal ainsi que le coût de la privatisation de l’Ile.

 

Contacts :

 

Joëlle Paris, porte parole EELV Hauts-de-Seine :

Alain Mathioudakis, responsable EELV Boulogne

Catherine Candelier, conseillère municipale de Sèvres, vice-présidente de la Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes

 

 

* Nous rappelons que Pierre-Christophe Baguet trahit sans vergogne ses promesses électorales et la confiance des Boulonnais, multipliant par 3 le bétonnage de l’île Seguin. Des tours de 130 m de hauteur remplaceront les espaces verts. Cette semaine, ce projet a entraîné la démission de 3 élus UMP du conseil municipal de Boulogne Billancourt.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 21 Juillet 2010

Le Parisien - 21 juillet 2010


André Santini devrait devenir aujourd’hui président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris.Un choix légitime pour les uns, contestable pour les autres.
 

Président du Grand Paris, une casquette de plus pour le député-maire (Nouveau Centre) d’Issy-les-Moulineaux, également président du syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui, à près de 70 ans, bénéficie d’une dérogation à la limite d’âge pourtant fixée à 65 ans par la loi de 1984 pour les membres de la fonction publique et du secteur public.

« André Santini connaît bien les problèmes d’urbanisme et d’aménagement. C’est un maire bâtisseur qui a transformé en profondeur la ville qu’il a prise aux communistes. Il fait autorité et incarne le consensus », souligne Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson et patron de l’UMP des Hauts-de-Seine. Frédéric Lefèbvre, suppléant du maire d’Issy à l’Assemblée Nationale, va dans le même sens: « C’est une chance pour le Grand Paris de bénéficier de l’énergie d’un bâtisseur respecté à droite comme à gauche, tel qu’André Santini. » Mais les opposants à cette désignation sont aussi nombreux, certains dénonçant une fois de plus « le fait du prince ». « On retrouve là le système clanique qui fonctionne depuis longtemps au profit des amis de Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, et se retrouve désormais au niveau national », critique Philippe Kaltenbach, maire (PS) de Clamart et vice-président du conseil régional. Gilles Catoire, maire (PS) de Clichy-la-Garenne, se dit quant à lui « surpris que l’Association des maires d’Ile-de-France n’ait pas été consultée pour désigner un représentant des maires dans l’association du Grand Paris. Ce choix est un défi au suffrage, puisque André Santini n’a eu la majorité ni dans sa ville ni dans les Hauts-de-Seine aux dernières élections régionales. » A droite aussi, certains évoquent une « erreur stratégique ». « On va encore dire que le clan Sarkozy veut tout rafler. Ce n’est pas bon, surtout en ce moment, il aurait fallu quelqu’un de plus neutre », soupire un élu UMP des Hauts-de-Seine sous couvert d’anonymat. Un autre insiste : « L’image des Hauts-de-Seine est liée aux affaires et à l’argent. La nomination à la tête du Grand Paris d’un élu renvoyé en correctionnelle pour détournements de fonds présumés dans le cadre de l’affaire Hamon n’est pas de nature à améliorer cette image. »

Un fin stratège

Patrick Devedjian qui, en tant que président du conseil général des Hauts-de-Seine, siégera également au conseil de surveillance du Grand Paris, n’a pas souhaité commenter la probable désignation d’André Santini comme président. Il y a un an, ce dernier, qui venait d’avoir 65 ans, n’avait pu bénéficier de la dérogation à la limite d’âge pour rester président de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense. Il est vrai qu’à l’époque un certain Jean Sarkozy briguait le poste. Beaucoup jugent qu’André Santini devrait aujourd’hui lever le pied. Pas lui. Un malaise cardiaque en Chine il y a trois ans, alors qu’il était encore secrétaire d’Etat, n’a rien changé à l’appétit de pouvoir de celui qui a fêté ses 30 ans de mandat de maire d’Issy l’an dernier. Derrière ses traits d’humour et son allure bonhomme se cache en fait un homme autoritaire qui supporte difficilement la contradiction. Et ce fin stratège garde une forte influence. Alors Santini à la tête du Grand Paris, ce pourrait être aussi une façon de neutraliser ce vieux briscard de la politique. Le mandat du président du conseil de surveillance est de cinq ans, renouvelable… « Aujourd’hui Santini ne peut pas espérer tellement mieux, analyse un connaisseur de la scène politique des Hauts-de-Seine. Il sera parfait à ce poste et ne menacera personne. »


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Publié le 28 Avril 2010

 
 
Roberto Cristofoli | 28.04.2010,

 

Déjà maire d’Issy-les-Moulineaux, député et conseiller régional d’Ile-de-, André Santini (Nouveau Centre) se serait bien vu à 69 ans du conseil de surveillance de la future Société du Grand . Hélas, le vote, dans la nuit de lundi à mardi, du projet de loi sur le Grand Paris par le Sénat limite l’âge du futur président à 65 ans.


Prenant le contre-pied de l’Assemblée nationale, qui avait aboli toute limite d’âge, la disposition pourrait contrarier les plans de l’ex-secrétaire d’Etat à la Fonction publique. Outre ses mandats électifs, André Santini est également président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) et président du comité de bassin de l’Agence de l’eau Seine Normandie.
Rapporteur du projet de loi, extrêmement actif sur le dossier du Grand Paris depuis plusieurs mois, le sénateur et ancien maire UMP de Boulogne-Billancourt, Jean-Pierre Fourcade, dit n’être pour rien dans cette manœuvre qui aurait pour but d’affaiblir l’actuel maire UMP, Pierre-Christophe Baguet, qui l’a battu aux dernières municipales et dont le mentor en politique n’est autre… qu’André Santini. L’ancien maire dément. « Baguet n’est pas du tout concerné, assène Jean-Pierre Fourcade. Il a ses propres problèmes. »
Selon le sénateur, qui fêtera son quatre-vingt-unième anniversaire à l’automne, le futur président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris doit s’inscrire dans le temps. « C’est une affaire de très longue durée, prétend Jean-Pierre Fourcade. Il faut nommer une personne qui a au moins dix ans devant elle. D’ailleurs, la limite d’âge fixée à 65 ans pour ce poste est satisfaisante. Voilà pourquoi nous l’avons rétablie. » Contacté, André Santini n’a pas donné suite.

Le Parisien

 

et voilà comment ça s'est passé au Sénat (extraits du procès verbal de la séance du 9 avril 2010) :

 

M. le président. L'amendement n° 138, présenté par Mme Bricq, MM. Caffet et Angels, Mmes Campion et Khiari, MM. Lagauche, Madec, Mahéas et Repentin, Mme Tasca, M. Teston, Mme Voynet, MM. Bodin et Assouline, Mme Le Texier, M. Badinter et les membres du groupe Socialiste, apparentés et rattachés, est ainsi libellé :

Alinéa 10, dernière phrase

Supprimer les mots :

ainsi que les conditions dans lesquelles il peut être il peut être dérogé à la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public

La parole est à M. David Assouline.

M. David Assouline. Si le Gouvernement et la commission veulent manifester des signes d’ouverture, cet amendement n° 138 pourrait leur fournir l’occasion de le faire, car il n’affecte en rien le cœur de ce projet de loi, auquel nous sommes globalement défavorables.

Alors que le texte du Gouvernement ne prévoyait aucune dérogation au régime applicable au futur président de la Société du Grand Paris en matière de limite d’âge, pourquoi vouloir enfreindre la règle commune ? La Société du Grand Paris n’est-elle pas suffisamment dérogatoire au droit commun ?

S’agit-il d’une nouvelle prise de position politique, voire idéologique, préfigurant la future réforme des retraites, par laquelle on va sans doute chercher à reculer l’âge de la retraite ? Mais, si c’est le cas, on pouvait se satisfaire de la limite des soixante-cinq ans ! Or vous voulez aller au-delà de cet âge.

M. Yves Pozzo di Borgo. Vous allez vite y arriver, vous aussi ! (Sourires.)

M. David Assouline. Je ne méprise en aucune façon les personnes de plus de soixante-cinq ans, mais le fait d’avoir du talent ne doit pas les priver du droit au repos, à la vie de famille et aux loisirs, tandis que les plus jeunes ont également le droit de travailler, de faire la preuve de leurs talents, avant d’être, à leur tour, à la retraite !

Monsieur le secrétaire d'État, puisqu’il est question de modernité, de région-capitale, de ville-monde, puisque nous devons entrer en concurrence avec le monde entier et donner de nous une bonne image, quel sens cela aurait-il de confier la présidence de la Société du Grand Paris à une personne de plus de soixante-cinq ans ? La seule explication plausible est que vous pensez à quelqu’un !

Mme Nicole Bricq. À qui ? (Sourires.)

M. David Assouline. Et à quelqu’un qui n’est pas loin d’avoir soixante-cinq ans, ou même qui les a même dépassés !

Mme Éliane Assassi. On sait ! On sait !

M. David Assouline. Une telle dérogation ne contribuera pas à améliorer l’image et la réputation de la classe politique française à l’étranger. En Europe, ces dernières années, les chefs d’État des différents pays ont été des quadragénaires, mais pas en France ! Le nouveau président des États-Unis apporte indiscutablement un « plus » en termes d’image. Mais les parlementaires français, eux, quand ils légifèrent sur la ville-monde, souhaitent faire sauter le verrou de la limite d’âge pour nommer quelqu’un de plus de soixante-cinq ans à la tête du futur établissement public !

M. le président. Veuillez conclure.

M. David Assouline. Vous avez reçu un ordre. Je le comprends à vos sourires et à la décontraction qui règne dans l’hémicycle, ce qui tend à prouver que vous êtes d’accord avec moi. Il serait bon que nous nous accordions pour refuser un tel régime dérogatoire. Cela contribuerait également à changer un peu l’image du Sénat.

Je conclurai en étant plus sérieux et plus direct. Nous sommes tous d’accord : cette mesure dérogatoire est taillée sur mesure pour quelqu’un. Une telle mesure discrétionnaire non seulement nuit à notre image, mais donne à penser qu’il y a anguille sous roche ! Si vous voulez me démentir, il vous suffit d’accepter cet amendement.

(....)

M. Jean-Pierre Fourcade, rapporteur.(....)

L’amendement n° 138 tend à supprimer la dérogation prévue pour le futur président de la Société du Grand Paris au régime communément applicable en matière de limite d’âge. Je suis personnellement favorable à cet amendement, mais je n’ai pas été suivi par la majorité de la commission spéciale.

M. David Assouline. Sagesse ?

M. Jean-Pierre Fourcade, rapporteur. La commission spéciale est défavorable à cet amendement, monsieur Assouline. Mais, rassurez-vous, je n’ai aucune candidature à l’esprit, surtout pas la mienne !

M. David Assouline. C’est pourquoi vous avez été mis en minorité ! (Sourires.)

(...)

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Christian Blanc, secrétaire d’État. L’amendement n° 138 recueille un avis défavorable, sans autre commentaire.

M. David Assouline. Pas même à titre personnel ?

M. Christian Blanc, secrétaire d’État. Sans commentaire aucun !

(...)

M. le président. La parole est à Mme Nicole Bricq, pour explication de vote sur l'amendement n° 138.

Mme Nicole Bricq. J’aurais souhaité, monsieur le rapporteur, que vous suiviez votre raison, votre cœur et votre expérience ! J’ai assisté au point de presse que vous avez fait le 30 mars dernier. Peut-être vous êtes-vous alors laissé emporter, mais il m’a semblé que vous livriez vraiment le fond de votre pensée. Vous l’avez d’ailleurs laissé entendre tout à l’heure, lorsque vous avez déclaré que, personnellement, vous étiez favorable à notre amendement, mais que la commission en avait décidé autrement.

Lors de ce point de presse, vous avez dit qu’il fallait une personne jeune pour cette mission – si je ne me trompe, vous avez parlé de « quinquagénaire » – et surtout qu’elle reste à ce poste pendant au moins dix ans, parce qu’il s’agit d’un projet de longue haleine. Mais c’est exactement ce que nous pensons !

Nous maintenons bien évidemment cet amendement. Nous regrettons qu’une dérogation intuitu personae ait été prévue, quel qu’en soit le bénéficiaire. Nous avons bien compris vos intentions : placer à la tête de la société une personne de plus de soixante-cinq ans qui, en même temps, présenterait l’avantage de dégager une place d’élu pour un autre, un peu plus jeune. La ficelle est grosse ! Comme l’a dit Mme Voynet tout à l’heure, ces pratiques ne sont plus acceptables. Elles s’apparentent à du népotisme !

M. le président. La parole est à M. David Assouline, pour explication de vote.

M. David Assouline. Sur cette question, je connais le point de vue personnel de M. le rapporteur et j’ai remarqué, monsieur le secrétaire d’État, que, par deux fois, vous aviez dit : « Sans commentaire ! » Selon moi, cela signifie que vous auriez pu en faire, mais que vous ne voulez pas trop cautionner cette démarche.

Je voudrais m’adresser à mes collègues de la majorité sénatoriale, dont dépend le sort de cet amendement. Je tiens à vous faire remarquer que son adoption ne risque pas de bouleverser en quoi que ce soit le projet de loi. En revanche, si vous laissez le texte en l’état sur ce point, c’est à vos propres convictions que vous manquerez puisque vous accepterez une dérogation à un droit commun que vous approuvez, à savoir la limite d’âge fixée à soixante-cinq ans, et puisque vous considérez qu’il faut absolument, à la tête de la SPG, une direction dynamique, susceptible de se maintenir sur une longue période.

Si le projet dont il est ici question doit sortir de terre dans treize ans, nous avons tout intérêt à ce que la continuité de la direction soit assurée et à ce qu’une même personne soit aux commandes le plus longtemps possible.

Imaginez l’effet en termes d’affichage si la personne qui est nommée a soixante-neuf ans : treize ans plus tard, à l’heure du bouclage du projet, elle en aura quatre-vingt-deux ! Franchement, peut-on considérer qu’elle reflétera cette image de force et de dynamisme que l’on prétend donner à ce projet emblématique du xxie siècle ?

La décision est entre vos mains. Vous pouvez très bien rejeter cet amendement en estimant que ce point est fondamental, peut-être pour des raisons idéologiques. Mais vous pouvez aussi prendre en compte la position personnelle du rapporteur et le fait que l’adoption de l’amendement ne déstabiliserait pas l’ensemble du texte pour vous permettre d’exercer, une fois n’est pas coutume, votre liberté de vote individuelle dans cet hémicycle.

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État.

M. Christian Blanc, secrétaire d'État. Monsieur le président, je n’aime pas du tout la tournure que prend la discussion depuis quelques instants.

Je comprends parfaitement que l’on soit pour ou contre cette disposition sur la limite d’âge et je respecte les positions de chacun. La question se pose non seulement pour la Société du Grand Paris, mais aussi pour l’établissement public de Saclay.

Il reste que les suppositions sur les raisons pour lesquelles cette disposition figure dans le texte ne sont pas acceptables ! J’ai déjà entendu à peu près les mêmes remarques à l’Assemblée nationale, où certains noms ont même été prononcés.

M. David Assouline. Moi, je n’en ai pas mentionné !

M. Christian Blanc, secrétaire d'État. Vous, vous avez évoqué un âge. Permettez-moi de vous dire que cela n’est pas convenable.

Quand j’ai dit tout à l’heure « sans commentaire », c’est parce que je considérais qu’il n’y avait pas à en faire, et non parce que je me suis retenu d’en faire.

Je pense qu’il convient de se prononcer sur des principes et de s’en tenir là.

M. le président. La parole est à M. Yves Pozzo di Borgo, pour explication de vote.

M. Yves Pozzo di Borgo. En écoutant Mme Bricq, j’ai compris que nos collègues de gauche estimaient que ce texte était rempli d’arrière-pensées. On peut donc en dire autant de leur amendement.

Je voudrais essayer de sortir de ce raisonnement. Lorsque je me suis engagé en politique, comme président des jeunes centristes, je pensais qu’il fallait tout changer et mettre en place la jeune génération. Monsieur Assouline, vous qui êtes intervenu sur cette question, il me semble que vous avez également débuté votre carrière politique dans un mouvement de jeunes. J’imagine que vous teniez à l’époque le même discours que moi.

Je ne voudrais pas faire de comparaisons désobligeantes avec l'Assemblée nationale, mais je me suis rendu compte que, sur ce texte, l’action du Sénat était beaucoup plus substantielle et qu’on la devait en grande partie au travail de M. le rapporteur, que j’admire et respecte. L’efficacité de son travail est le produit de son expérience d’ancien ministre des finances, d’ancien élu régional, d’ancien maire, d’élu local. Moi qui ai été membre de cette commission spéciale, je peux vous assurer que le travail qu’il a fourni est exceptionnel. Et je ne me permettrai pas de rappeler son âge.

Mme Nicole Bricq. Ce n’est pas le sujet !

M. Yves Pozzo di Borgo. La question de la limite d’âge est un problème de société beaucoup plus global. L’Inde, qui est la plus grande démocratie du monde, est dirigée par un homme de soixante-seize ans. Il faut changer de mentalité et sortir de vos pesanteurs !

M. David Assouline. Pourquoi la limite d’âge de soixante-cinq ans figure-t-elle dans la loi, alors ?

Mme Nicole Bricq. Il faut régler ce problème globalement !

M. Yves Pozzo di Borgo. Respectons l’expérience, car c’est elle qui permet de fournir, ici comme ailleurs, un travail beaucoup plus efficace. (Applaudissements sur plusieurs travées de lUMP.)

M. le président. La parole est à M. Serge Dassault, pour explication de vote.

M. Serge Dassault. Je voudrais simplement dire à notre jeune et sémillant collègue David Assouline que l’on n’est pas forcément gâteux à quatre-vingt-cinq ans ! Et qu’à cet âge on a une expérience que lui n’a pas ! Le problème n’est pas celui de la limite d’âge : ce qu’il faut, c’est prendre ceux qui sont les plus sages.

Mme Nicole Bricq. Est-ce pour cela que les seniors sont chassés de l’emploi ?

M. Serge Dassault. Alors, il est vain de faire une sélection par l’âge ! Vous verrez bien un jour…

M. David Assouline. Il paraît qu’à vingt-trois ans on peut diriger l’EPAD…

M. le président. La parole est à Mme Dominique Voynet, pour explication de vote.

Mme Dominique Voynet. M. Pozzo di Borgo a bien décrit la mécanique par laquelle, quand on est ou quand on se sent jeune, on veut bouter hors des institutions ceux dont on brigue la place, avant de changer d’avis quelques décennies plus tard. Alors même qu’il a déjà quelques cheveux blancs, David Assouline a le mérite de ne pas avoir encore changé d’avis.

Ne nous trompons pas de débat. Je n’ai entendu personne mettre en cause le droit des têtes chenues à siéger et à s’exprimer ici. La loi ne fixe pas d’âge maximum pour être sénateur. En revanche, elle bride la capacité pour les sexagénaires avancés d’être nommés à la tête d’institutions pour lesquelles la limite d’âge est de soixante-cinq ans.

Nous vous demandons d’être cohérents : soit vous changez la loi pour tout le monde, soit vous la respectez.

Mme Nicole Bricq. Voilà !

M. le président. La parole est à M. Jean Desessard, pour explication de vote.

M. Jean Desessard. Jusqu’à présent, M. le rapporteur a justifié les dérogations à plusieurs codes, dont ceux de l’urbanisme et de l’environnement, par le caractère exceptionnel du projet et par la nécessité d’exécuter le projet avec rapidité. La dérogation à la limite d’âge répond-elle à ce souci ?

Si l’on introduit au fur et à mesure dans le texte un ensemble de dérogations, on en vient à une démocratie schizophrène.

D’un côté, il y a les lois générales, bien-pensantes, dans lesquelles on prévoit la parité, la limite d’âge, la consultation des citoyens. On passe beaucoup de temps à les discuter, on pinaille, on se met d’accord et on finit par voter une loi formidable.

De l’autre, il y a la réalité. Après avoir voté la loi, on se rend compte qu’elle pose problème. On constate, par exemple, qu’on ne pourra pas utiliser les compétences d’une personne âgée ou que cela prendra trop de temps de consulter les citoyens sur un projet.

On a vraiment deux systèmes parlementaires qui s’affrontent : l’un dans lequel on vote des lois bien-pensantes ; l’autre dans lequel la réalité du pouvoir, l’exécution ou la rapidité des décisions conduisent à déroger aux principes adoptés précédemment.

Ainsi, dans un texte, on fixe la limite d’âge à soixante-cinq ans ; dans un autre, considérant que certaines personnes sont encore vaillantes à cet âge-là, on y déroge. Ou bien encore, sous prétexte qu’il faut aller vite, on fait passer à la trappe la consultation des citoyens ou celle des associations.

Pourquoi les mêmes – c’est en effet la même majorité au Sénat depuis plus de deux siècles ! – qui avaient voté ces principes une première fois les remettent-ils en cause à un autre moment ? Cette façon de fonctionner est vraiment bizarre !

M. le secrétaire d’État n’a pas toutes les mauvaises pensées qu’on lui prête ? Soit ! Mais on s’aperçoit qu’il y a un système de pensée dans la vie politique qu’on voit sans cesse s’installer. Comme je l’ai dit ce matin, en matière de protection sociale, d’urbanisme, de fonctionnement démocratique, etc., se met en place une idéologie de la dérégulation généralisée.

M. le président. La parole est à M. Dominique Braye, pour explication de vote.

M. Dominique Braye. C’est une question de principe qui est posée ici. Tout le monde est d’accord pour dire que l’âge civil et l’âge biologique sont deux choses radicalement différentes, et le physiologiste que j’ai été le sait bien. Certains possèdent de grandes facultés à un âge avancé alors que d’autres, plus jeunes, sont beaucoup moins alertes.

Mme Nicole Bricq. Changez la loi !

M. Dominique Braye. Notre assemblée n’échappe d’ailleurs pas à cette règle. Notre rapporteur prouve à lui seul que l’âge ne fait rien à l’affaire.

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Il y a toujours eu des jeunes idiots et des vieux qui ne l’étaient pas du tout !

M. Dominique Braye. Cela étant, le problème n’est pas là.

Dès lors qu’une loi a été adoptée, elle doit être respectée. Le seul fait d’inscrire une telle disposition dans ce texte porterait atteinte à sa crédibilité.

Sur la question de l’âge, il suffit de regarder les sondages : ils vont tous dans le même sens. Dès lors, pourquoi échapperions-nous à la règle commune en raison de nos activités ou de nos responsabilités ? Je ne suis pas sûr que déroger à l’âge légal de la retraite soit un très bon message adressé à l’opinion.

Sans vouloir insister, je vous rappellerai les déclarations du Président de la République sur la respiration démocratique et le renouvellement des responsables politiques. Évitons donc d’avoir un discours qui change selon les circonstances !

C’est donc pour des raisons de principe que je voterai cet amendement.

M. le président. La parole est à M. le vice-président de la commission spéciale.

M. Laurent Béteille, vice-président de la commission spéciale. Je veux ramener les choses à leur juste mesure.

La commission a examiné cet amendement. Elle a majoritairement émis un avis défavorable, même si le rapporteur n’y était pas opposé.

Mme Nicole Bricq. Il y était même très favorable !

M. Laurent Béteille, vice-président de la commission spéciale. Nous souhaitons que la gouvernance de la société du Grand Paris connaisse une certaine stabilité.

Mme Nicole Bricq. Justement !

M. Laurent Béteille, vice-président de la commission spéciale. Dans ces conditions, il faut que le président puisse rester en place un certain nombre d’années. Certains pensent à une dizaine d’années.

M. Dominique Braye. Plus il sera vieux, moins ça durera : c’est mathématique ! (Rires et exclamations.)

M. Laurent Béteille, vice-président de la commission spéciale. Mes chers collègues, si vous voulez bien m’écouter, je vous citerai un simple exemple, qui reprend d’ailleurs un peu le raisonnement de M. Assouline. Si l’on nomme un président âgé de cinquante-huit ans, cela signifie que celui-ci sera obligé de passer la main au bout de sept ans, ce qui ne serait pas nécessairement une bonne chose. La commission a donc souhaité que, dans ce cas précis, il puisse y avoir une dérogation, et je pense qu’elle a eu raison.

Cette disposition n’introduit pas un changement considérable. Nous pourrions donc la conserver.

M. le président. Je mets aux voix l'amendement n° 138.

(L'amendement est adopté.Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 24 Mars 2010

Fin 2007 j'ai réalisé un bilan écrit de mi-mandat au Conseil Régional d'Ile-de-France. Vous pouvez le retrouver ici.
Le temps m'a manqué pour réaliser un bilan des 6 ans passés à la Région, mais ce blog fournit, je crois, beaucoup d'informations sur mon activité régionale.

La suite s'écrira aussi....

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 22 Mars 2010

116 voix, c'est l'avance de la droite au second tour des élections régionales à Sèvres.
Tous les résultats ici.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 16 Mars 2010

Europe Ecologie réalise 19,66 % à Sèvres ! Un très bon score qui confirme notre implantation locale.
Merci aux 1349 Sévriens et Sévriennes !
télécharger l'ensemble des résultats

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 20 Février 2010

http://www.april.org/files/images/macaron_pacte/macaron_pacte-vert.png


Vous aussi, supportez les logiciels libres : http://www.april.org/

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Publié le 30 Janvier 2010

Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 16 Décembre 2009

Monsieur le Président,
Madame la Vice-Présidente,
Mes chers collègues,

L’examen de cette annexe budgétaire est effectivement l’occasion de pointer nos différences avec le gouvernement concernant le rôle des collectivités territoriales dans l’aménagement du territoire régional.

D’un côté, la recentralisation depuis l’Elysée et les bancs de l’UMP avec la loi Grand Paris, la réforme de la taxe professionnelle qui privera les collectivités de leur autonomie financière.

De l’autre, une région qui, ces dernières années, n’a pas ménagé ses efforts pour accompagner et soutenir les projets émanant des élus locaux.

Un conseil régional qui a aussi élaboré démocratiquement, avec sérieux et engagement, le Schéma Directeur. Document qui est le seul aujourd’hui à pouvoir servir de référence à l’ensemble des acteurs de l’aménagement du territoire francilien. Même à droite, à l’établissement public foncier des Yvelines par exemple, c’est sur le projet de SDRIF que l’on s’appuie pour justifier des opérations.

Le projet de budget 2010 pour l’aménagement démontre la volonté de la Région de poursuivre son engagement au service des projets de l’ensemble des territoires. Le groupe Verts se félicite donc de cette continuité dans l’action régionale.

Nous nous félicitons en particulier de la reconduction du programme Nouveaux Quartiers Urbains. Les deux appels à projets de 2009 ont permis une nouvelle dynamique pour les collectivités territoriales qui ont déposé leur candidature. Ce programme illustre parfaitement la possibilité pour la Région de critériser ses aides en déclinant le projet de SDRIF. Ce nouveau dispositif nous permet enfin de sortir d’une politique de guichet. Depuis le début de cette mandature, les Verts et bon nombre de nos collègues de la majorité appellent de leurs vœux un profond remaniement de la politique contractuelle. Ce remaniement sera sans doute l’un des chantiers principaux de la prochaine mandature. Car si nous connaissons aujourd’hui la raréfaction des ressources naturelles, nous connaîtrons demain une raréfaction des ressources financières des collectivités. La région se devra d’aider de façon plus importante les projets  des collectivités les plus en difficulté, les projets répondant à un souci de rééquilibrage territorial, les projets enfin les plus économes en énergie et respectueux de l’environnement.

Un dernier mot concernant les crédits alloués à la communication et à la valorisation du SDRIF. Ceux-ci nous paraissent, comme à nos collègues des groupes PS et CACR, sous dimensionnés. Nous soutiendrons donc les efforts -que nous espérons substantiels - que l’exécutif voudra bien soumettre à cette assemblée.

Cette prise de parole est aussi l’occasion, en mon nom propre et au nom du groupe Verts, de remercier les agents de la direction aménagement et ceux de l’IAU qui nous ont accompagnés tout au long de cette mandature.

En conclusion, chère Mireille, nous nous prononçons favorablement sur cette annexe.

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Région

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