Publié le 18 Mai 2012

Le Parisien 92

17 mai 2012

Dans un département massivement converti au vote électronique (11 villes sur 36 l’utilisent), les partisans du bulletin papier ne baissent pas les bras.

Opacité, impossibilité de recompter les voix… Les arguments sont nombreux pour les détracteurs des machines à voter, qui ne cessent de créer la polémique. Après l’élection présidentielle, la grogne vient des membres d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Sèvres, qui affirment avoir relevé « des anomalies dans plusieurs bureaux », au cours du scrutin.
« Dans notre ville, on a constaté entre 1 et 5 votes d’écart entre les listes d’émargement et le nombre de votes comptabilisés par les machines, dans les deux sens », rapporte Catherine Candelier, conseillère municipale à Sèvres et candidate EELV aux législatives dans la circonscription.

Pourtant, au lendemain de ces deux tours, la préfecture des Hauts-de-Seine n’a pas reçu plus de réclamations de la part des communes utilisant le vote électronique que de celles restées à la méthode traditionnelle. Un constat rassurant, d’autant que le département est précurseur en matière de vote électronique, puisque plus d’un tiers des électeurs (près de 310000) se sont convertis aux machines, dans pas moins de 11 villes (Antony, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Châtenay-Malabry, Courbevoie, Garches, Issy-les-Moulineaux, Sèvres, Suresnes, Vaucresson et Ville-d’Avray).

Si la volonté de revenir au vote papier n’est pas nouvelle — depuis 2007, le parti local, à Sèvres, le réclame — Catherine Candelier a pu se rendre compte par elle-même des dysfonctionnements engendrés par l’électronique, alors qu’elle tenait un bureau de vote lors du second tour. « J’ai fait très attention, mais au bout du compte il y a quand même eu un écart d’un vote. C’est inquiétant », s’alarme la candidate. Rappelant qu’à Boulogne, en 2008, « un candidat écologiste aux municipales a été éliminé car il lui manquait 0,6%, soit une voix ». Nid de la contestation, Boulogne a même accueilli un référendum le 6 mai dernier, organisé par un collectif de militants, d’associatifs et d’élus verts pour demander à la population si elle est favorable au retour du vote papier. Sur les 165 personnes qui ont donné leur avis, 88,9% souhaitaient un retour au vote traditionnel.

Pourquoi Colombes et Chaville sont revenues au bulletin

En 2007, le département comptait treize communes utilisant des machines à voter. Cinq ans plus tard, elles ne sont plus que onze. Les élections municipales de 2008 sont passées par là, et Colombes et Chaville sont revenues au vote papier. Dans la première commune, le dispositif avait été mis en place par la précédente municipalité (UMP).
Philippe Sarre, le nouveau maire PS, avait décidé d’y renoncer dans un souci de fiabilité. « Trop d’erreurs incompréhensibles étaient constatées, assure l’élu. Même s’il y en a 5, 6 par bureau, au total, cela fait plus de 200, c’était inconcevable. » Et même si la mairie y a perdu financièrement — elle avait acheté les machines —, le premier élu tient avant tout à « l’exactitude du déroulement électoral ». Il faut croire que la méthode du vote dépasse les opinions politiques : Jean-Jacques Guillet, maire UMP de Chaville, est lui aussi revenu sur le vote électronique lors de son élection en 2008. Les machines, l’élu a pu les revendre à d’autres communes. « Personnellement, je pars du principe que les machines sont fiables, mais il y a eu quelques contestations, et donc il était préférable de les retirer », commente l’intéressé, rappelant l’importance symbolique du geste citoyen de glisser son enveloppe dans l’urne. « Rien ne dit qu’à l’avenir l’évolution n’ira pas dans le sens électronique mais, pour le moment, les citoyens n’ont pas encore cette maturité. »

 

http://www.sevres.lesverts.fr/IMG/pdf/Flash.pdf

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 14 Mai 2012

Scène hallucinante ce matin en préfecture des Hauts-de-Seine :

Alors qu'une quinzaine de candidats aux législatives patientent pour pouvoir être appelés à déposer leur dossier de candidature, M. Devedjian, candidat sortant sur la 13ème circonscription, arrive à l'accueil.

Comme chacun d'entre nous, il doit présenter sa pièce d'identité à la fonctionnaire stagiaire et cela doit déjà passablement l'énerver. Lorsque la même fonctionnaire lui tend le petit carton comportant son numéro de file d'attente, il lui demande combien de temps cela prendra. La fonctionnaire répond : environ une heure.

Le candidat sortant empoche son carton et au lieu de venir patienter avec tous ses petits camarades candidats, le voilà qui ressort de la préfecture.

Quelques minutes plus tard, arrive une autre fonctionnaire qui appelle un seul numéro. Nous nous regardons tous, un peu surpris puisque nous avons tous un numéro inférieur à celui appelé. Et c'est là que ça fait tilt !

Cinq minutes plus tard, notre fringant sortant de la treizième revient et, accompagné de deux fonctionnaires préfectoraux, passe devant le nez de l'ensemble des autres candidats !

On ne sait ce qu'il se passe dans ces moments là, on se dit tout simplement que la préfecture des Hauts-de-Seine est décidement une maison bien mal tenue, où il suffit qu'une personnalité prenne son téléphone pour rompre l'égalité de traitement républicaine.

Bref, sortons les sortants et leurs anciens valets !

Pas d'hésitation : les 10 et 17 juin prochains, dans la treizième il faut voter Fabien Feuillade, candidat EELV, et si vous habitez dans la 8ème, vous savez pour qui j'aimerais que vous votiez.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 13 Mai 2012

Communiqué de presse Europe Ecologie Les Verts de Sèvres

 

Sèvres, le 12 mai 2012

 

 

Europe-Ecologie Les Verts demande le retour au vote papier

 

A Sèvres, l’analyse des procès-verbaux des deux tours de scrutin de l’élection présidentielle fait apparaître plusieurs anomalies liées à l’utilisation des machines à voter.

 

En effet, on constate un écart dans plusieurs bureaux de vote entre le nombre d’émargements (signatures des électeurs attestant qu’ils ont voté) et le nombre de vote enregistrés dans la machine. Ainsi, lors du premier tour, cet écart est attesté dans 5 bureaux de vote et au second tour dans 8 bureaux sur les 16 que comptent la ville.

 

Dans certains bureaux, il apparaît plus de votes que d’électeurs, alors que dans d’autres certains votes ne semblent pas avoir été enregistrés dans la machine.

 

Depuis la mise en place du vote sur machine à Sèvres, Europe-Ecologie Les Verts demande le retour au vote papier. Nous ne faisons pas confiance à un système opaque qui prive nos électeurs d’un réel contrôle sur leur vote.

Dans le système classique de vote papier, il est possible de recompter les bulletins de vote, avec le vote machine, cela est totalement impossible.

EELV demande à nouveau que Sèvres abandonne les machines à voter afin que les Sévriens et Sévriennes soient assurés qu’on ne leur vole pas leur voix !

 

 

Contact presse :

Luc Blanchard, conseiller municipal

Catherine Candelier, conseillère municipale, candidate aux législatives 

Frédéric Puzin, secrétaire départemental EELV

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 7 Mai 2012

84,13% de participation en ce dimanche 6 mai à Sèvres, soit un peu plus de 4 points supplémentaires par rapport au premier tour.

 

Francois Hollande :  48,18% (5769 voix)
Nicolas Sarkozy : 51,82% (6206 voix)

 

Par rapport à 2007, Nicolas Sarkozy perd 455 voix tandis que le nouveau président en gagne 620.

 

Retrouvez les résultats bureau par bureau ici.

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Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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