Publié le 31 Octobre 2009

 L’UMP sévrienne dans le bulletin municipal de ce mois de novembre a choisi une nouvelle fois de cibler l’action des Verts. Je suis flattée de tant d’honneur, car alors que notre propre tribune explique qu’à nouveau l’UMP a choisi de désigner à l’interco un Modem plutôt qu’un Verts, la droite municipale nous accuse d’être des ayatollahs de l’écologie politique.
Il est effarant de constater d’ailleurs à quel point l’écologie vue de droite est assimilée à une pratique religieuse, à une croyance. Forcément, les Verts sont extrémistes lorsqu’ils alertent depuis des années sur l’état de la planète et de ses habitants.
Avec comme illustration le projet de doublement de la voie sur berge (RD7) menée par le Conseil Général, voici ce qu’écrivent nos édiles : « l’opposition entre, d’une part, les tenants du développement durable, qui, ayant foi en l’avenir et le progrès, créent les conditions d’un développement raisonné et, d’autre part, les ayatollahs de l’écologie politique qui conçoivent l’écologie comme un renoncement voire un rejet de la société, et qui, invoquant des conséquences catastrophiques, préconisent des mesures extrêmes qui suscitent en retour des réactions de refus. » Un peu plus loin, « nous sommes convaincus que l’on n’atteindra pas le développement durable par moins de croissance et moins de consommation qui n’apportent que chômage et stagnation ».
Enkystée dans sa certitude qu’une croissance du PIB entraîne automatiquement le bonheur planétaire – d’ailleurs, depuis des années, chacun a pu bien sûr constater que grâce à la croissance (mais quelle croissance ???) la pauvreté reculait un peu partout et que l’environnement se portait à merveille – la droite sévrienne s’exerce allégrement à l’aveuglement total sur l’état du monde.
Considérer que le développement durable est un but à atteindre relève d’une incompréhension profonde et dramatique de ce concept. Le développement durable est un moyen, pas un objectif. L’objectif c’est de faire en sorte que la planète et ses habitants (tous ses habitants) survivent aux crises économiques, sociales et environnementales. Continuer de « consommer » comme nous le faisons est irresponsable pour aujourd’hui et pour demain.
Pour reprendre le dossier de notre fameuse RD7 comme exemple : est-il raisonnable aujourd’hui de penser qu’un doublement de l’emprise de la voie sur berge est un projet durable ? Est-il raisonnable de penser que la voiture constitue l’avenir de notre mobilité ? Raisonnable enfin de créer une nouvelle saignée bitumée et irréversible sur le territoire ? C’est ce que la droite défend. Je me permets avec d’autres de ne pas partager ce point de vue.
Autre sujet qui fâche l’UMP : les sans-papiers. Ils jugent que notre indignation suite à la consigne donnée aux policiers de Sèvres de faire du chiffre avec les sans-papiers, « relève d’une idéologie propre à remettre en cause le contrat social et la notion de citoyenneté ». Je ne sais pas de quel « contrat social » ni de quelle « citoyenneté » il s’agit ici. S’émouvoir et s’indigner qu’à notre époque des ordres soient donnés pour que l’on arrête plus de sans-papiers que l’on n’hésitera pas à renvoyer à Kaboul sous les roquettes et la mitraille, ne me semble pas antisocial.
L’actualité offrant parfois de drôles de coïncidences, voici ce qu’écrit Nathalie Kosciusko-Morizet (fille de notre maire) dans le Monde daté du jour : « Vous souhaitez qu'on entende les prophètes, y compris les prophètes de malheur. Mais en écologie, n'y a-t-il pas un excès de prophètes de malheur ? J'essaie de les défendre. Je comprends que l'on juge leur discours catastrophiste à l'excès, déprimant, voire contre-productif. Mais les prophètes se mettent à devenir d'autant plus radicaux et d'autant plus catastrophistes que le peuple est sourd. »
Pour ce qui est des prophètes, même remarque que plus haut…pour ce qui est des sourds, je crois bien qu’à l’UMP de Sèvres, comme ailleurs, les sonotones sont nécessaires. Nathalie en as-tu sous la main ?

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 31 Octobre 2009

Communiqué de presse - 26 octobre 2009



Lors du dernier conseil d’administration d’Airparif, une note remise aux administrateurs relate la volonté de Monsieur André Santini de ne plus permettre à Airparif d'effectuer de mesures de la qualité de l’air à Issy-les-Moulineaux.

La communauté d’agglomération Arc de Seine s’est en effet manifestée pour que la station de mesure d’Airparif située square de Weiden soit purement et simplement supprimée.

Les Verts des Hauts-de-Seine sont stupéfaits de cette décision qui aura pour conséquence qu’aucune mesure de la pollution de l’air ne sera plus effectuée dans le Val de Seine. La station qui doit être supprimée est l’une des plus anciennes stations de mesure du réseau Airparif qui la décrit ainsi :

« Cette station de mesure a pour objectif de caractériser le niveau ambiant de la zone dense du Sud-Ouest de l’agglomération parisienne est un site dit de "fond" car placé à l'écart de l’influence directe des sources de pollution locales.  C'est l'une des six stations de mesure du département des Hauts- de- Seine.

Elle permet le suivi continu et permanent, quasiment en temps réel, des niveaux d’oxydes d’azote (NO-NO2), de particules PM10 et de dioxyde de soufre (SO2).

Elle est intégrée  au dispositif préfectoral d’Ile-de-France d’information et d’alerte en cas d’épisode de pollution et au calcul journalier de l’indice de qualité de l’air. Les résultats obtenus sont  immédiatement disponibles, sur le site internet de l’association. »

Pour les Verts cette suppression indique  la volonté des autorités locales de cacher à la population les résultats d’une politique scandaleuse d’augmentation de la circulation automobile dans le secteur du Val de Seine. Les projets de doublement de la voirie de la RD7 auront indéniablement pour conséquence une augmentation du trafic, et donc une augmentation des polluants et des pathologies respiratoires. Ces résultats font-ils peur au maire d’Issy-les-Moulineaux ?

Les Verts, soucieux de la santé publique et de la transparence concernant les chiffres de la pollution de l’air, demandent instamment au Préfet de Région de faire annuler cette décision. A quelques jours du sommet de Copenhague où le monde entier devra parvenir à s'entendre pour éviter un emballement climatique, la fermeture de cette station en dit long sur l'authenticité et la cohérence du discours écolo de la droite UMP et Nouveau Centre...

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 23 Octobre 2009

Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 23 Octobre 2009

Ce matin, je m'en fus au conseil général des Hauts-de-Seine pour assister aux débats. Arrivée à l'angle du boulevard avec la Préfecture, les CRS bloquent le passage.
Quelques gentils manifestants du comité Sauvons les Riches animent le bout de trottoir.
Des journalistes sont là aussi.
Je sors mon écharpe d'élue de la République Française et montre ma carte aux flics. Non, on ne passe pas....
Personne ne peut donc utiliser l'espace public dans un rayon de 500 mètres autour du conseil général...!
Il faut une carte de presse et être sur une liste de journalistes accrédités pour accéder.
Je fais un détour et accompagnée du collaborateur de Vincent Gazeilles, conseiller général Verts, je réussi à m'introduire dans l'hémicycle pour assister aux débats.
Mais, normalement, c'est interdit d'entrée, à ce qu'il paraît il n'ya plus de place...marrant moi j'en trouve une.
J'assiste à l'excellente intervention de Vincent, qui porte un joli tee-shirt et qui dénonce la main mise de l'UMP sur Nanterre.




































Puis je vois Karima Delli, députée européenne, co fondatrice du comité Sauvons les Riches, qui semble bloquée dehors.
Avec Vincent, nous sortons pour aller la chercher.
Et là, le service d'ordre nous empêche de rentrer. Karima est porteuse d'un laisser passer qui invite l'ensemble des chefs d'Etat à la laisser circuler librement. C'est une pièce diplomatique que pas mal de dictateurs respectent pourtant !
Son statut de députée européenne lui permet d'entrer à tout moment dans les prisons françaises, mais pas pour assister à une séance publique du Conseil général des Hauts-de-Seine !
Il faut dire que Karima est aussi porteuse d'un diplôme d'encouragement pour Jean Sarkozy.
Elle ne passera pas, moi non plus.




















Nous avons attendu longtemps, Karima a même fait porter un petit mot à Jean pour lui dire qu'elle voulait le rencontrer.
Mais, faute de réponse de sa part, nous sommes parties après que l'élection de Jean comme représentant du CG à l'Epad fut confirmée (quelle surprise !).

c'est lui !!!

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 22 Octobre 2009

Je ne sais pas qui ils sont ces trois Afghans qui ont été expulsés de mon pays il y a deux jours. Je ne sais pas comment ils s'appellent, quel âge ils ont, ce qu'ils sont.
Depuis deux jours, je pense à eux. J'imagine le long chemin qu'ils ont parcouru pour venir s'échouer du côté de Calais, quelque part dans ce qu'on appelle la jungle.
Je revois des images du film Welcome, et je les vois eux aussi devant la mer, imaginant leur vie de l'autre côté de la Manche.
On les a expulsés "pour l'exemple" vers Kaboul, pays en guerre.
Cette expulsion réglera-t-elle les conflits, la faim dans le monde qui poussent des milliers d'hommes et de femmes à quitter leur pays pour simplement tenter d'avoir un avenir ?
Je pense à eux.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 18 Octobre 2009

Nous y étions ! Avec Luc Blanchard, nous vous proposons notre petit compte-rendu ici.

A l'ordre du jour : les Verts toujours exclus de l'interco, les orientations budgétaires, le PLU de Meudon, et des voeux au destin divers....

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 16 Octobre 2009

Hier matin, le conseil de coordination interportuaire de la Seine se réunissait pour la première fois au Havre. Je représente la Région Ile-de-France dans ce nouveau conseil qui a pour but, comme son nom l'indique, de coordonner les actions des ports du Havre, de Rouen et de Paris.

Pour être au Havre à 9 h 30, heure de ma convocation, je me lève tôt et je prends un train pour effectuer 2 heures de trajet.
Le conseil doit être installé par Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports.
Il arrive en retard de 40 minutes, ne salue pas les membres du conseil (nous sommes une vingtaine).
Dans l'une de ses premières phrases, il déclare qu'"en atterrissant au Havre"....

Voilà, le ministre est venu en avion depuis Paris, ensuite il devait aller à Rouen et à Mantes la Jolie. Comme en témoigne son agenda (source : site ministériel)
Jeudi 15 octobre

Déplacement au Havre, Rouen et Mantes-la-Jolie
10h : Le Havre : installation du Conseil de coordination interportuaire de la Seine
13h30 : Rouen : table ronde sur la desserte ferroviaire de Haute-Normandie
16h : Mantes-la-Jolie : installation du Comité de pilotage de la future Ligne à grande vitesse "Paris-Normandie"



A la gare du Havre, pour le train retour, c'était raté : le train était supprimé et j'ai dû attendre une heure de plus.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 9 Octobre 2009

Le Conseil Régional était invité à se prononcer en faveur de la participation de la région à la construction de la deuxième tranche du TGV Paris-Strasbourg.
Le groupe des élu/es Verts s'est prononcé contre cette décision.
Bien entendu, il ne s'agit pas de remettre en cause la pertinence des liaisons TGV qui permettent un report modal depuis l'avion !
Mais simplement, ici il s'agit d'investir au total deux milliards d'euros pour gagner une demie-heure sur la liaison existante. Aujourd'hui Paris Strasbourg = 2 h 20 de trajet.
Et l'Etat, pas gonflé, de solliciter les collectivités territoriales pour co financer !!!!
Du temps où régions et Etat travaillaient à peu près bien ensemble, on croisait les financements, je te donne pour le TGV, tu me donnes pour mes TER, mes trams etc. Depuis quelques années, l'Etat s'est complètement désengagé des transports en commun régionaux.
Et puis, il y a la vallée de la Zorn. Petite vallée alsacienne qui va être remblayée pour que le TGV passe. 7 hectares aujourd'hui inondables remblayés. Des couples de courlis cendrés, espèce remarquable, y nichent.
Plus loin, c'est une nouvelle atteinte au grand hamster, espèce en voie de disparition, que l'on va déranger.

Le texte de mon intervention :

Conseil régional des 8 et 9 octobre 2009

CR 97-09

Participation de la région au financement

de la seconde phase de la LGV Est européenne

Explication de vote de Catherine Candelier

 

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, mes cher/es collègues,

Il nous est proposé aujourd’hui de nous engager dans le financement de la 2ème phase de la Ligne à Grande Vitesse Est.

Cette 2ème phase consiste en la création d’une ligne nouvelle de 106 km pour gagner une demi-heure sur un Paris-Strasbourg (qui prend aujourd’hui 2h20) et cela pour plus de 2 milliards d’euros. Cela nous semble un peu cher de la minute !

 

Nous pensons qu’il est temps aujourd’hui de recentrer les crédits des collectivités sur les transports régionaux, plutôt que sur la grande vitesse, d’autant plus que le fret ne pourra pas rouler sur cette infrastructure.

La grande vitesse doit être financée par l’Etat. L’Etat qui se désengage du financement des transports régionaux alors qu’il nous demande de contribuer à ces projets d’intérêt national.

Les besoins ne sont plus là ! Le TGV ce sont 300 000 voyageurs par jour. Par comparaison, le RER A ce sont 1 million de voyageurs jour, les RER B, C et D ce sont plus de 500 000 voyageurs jour qui aimeraient bien aussi ne pas perdre des dizaines de minutes dans leur trajet quotidien.

L’impact budgétaire de ce projet est de 49 millions pour l’Ile-de-France, mais il est beaucoup plus élevé pour les autres régions traversées, la Lorraine et l’Alsace. Prenons l’Alsace, la Région est sollicitée à hauteur de 95 millions, la communauté urbaine de Strasbourg 52 millions, le Bas-Rhin 59 millions et les autres collectivités 30 millions, on arrive ainsi à plus de 235 millions qui se reporteront sur les contribuables alsaciens !

Enfin, cette nouvelle infrastructure a des impacts environnementaux très importants. Ce sont au total plus de 7 hectares de zones inondables qui vont être comblés dans la vallée de la Zorn.

La Zorn, chers collègues,  est une rivière du Nord de l'Alsace, affluent droit de la Moder et sous-affluent du Rhin.

Par ailleurs nichent, dans la vallée de la Zorn, 15 couples de courlis cendrés qui est une espèce remarquable et symbolique des rieds alsaciens. Le projet de TGV Est aura une incidence sur 2 de ces couples soit 13 % de l’effectif.

Plus près de Strasbourg enfin, la ligne va se poser en barrière pour les populations de grands hamsters qui vivent à l'ouest et au nord de l'agglomération. La Commission européenne a d’ailleurs décidé en juin de poursuivre la France devant la Cour de justice européenne pour son inertie dans le dossier du grand hamster d'Alsace, une espèce protégée, en voie d'extinction.

 

Et comme en Ile-de-France, nous savons que RFF – dans le cadre du projet Massy-Valenton – n’est pas à la pointe de la protection de l’environnement, nous ne lui faisons pas a priori confiance pour la préservation de la biodiversité en Alsace.

 

Le groupe Verts votera donc contre la délibération.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 9 Octobre 2009

Communiqué de presse- 9 octobre 2009

 

 

Le Conseil régional d’Ile-de-France a émis  un avis défavorable sur la fusion des établissements publics d’aménagement de la Défense et de Seine-Arche (EPAD et EPASA) ainsi que sur l’extension de l’Opération d’intérêt national sur les communes de Nanterre et La Garenne-Colombes.

Le groupe Verts de la Région s’oppose fermement à l’extension du quartier d’affaires de la Défense, symbole de l’incapacité du gouvernement à se tourner vers un autre mode de développement.

 

Catherine Candelier, vice-présidente du groupe Verts et conseillère municipale de Sèvres, qualifie ce projet d’ irresponsable :

il aggrave le déséquilibre habitat-emploi, qui contraint chaque jour des milliers de salarié/es à emprunter des réseaux de transports saturés ;

il développe le seul monde de la finance, qui est loin d’être un exemple de moralité et a obtenu les résultats que l’on connaît ;

il s’obstine à construire des tours, dont les bilans énergétiques sont deux fois supérieurs aux recommandations du Grenelle de l’Environnement.

il constitue un déni de démocratie en dessaisissant la population de Nanterre et ses élu/es du pouvoir de décider de l’avenir de leur territoire.

 

La fusion de l’EPAD et de l’EPASA n’a d’autre objectif que de renflouer les caisses de l’EPAD, grâce à des opérations immobilières juteuses.

 

La longue suite frénétique de décrets et de lois concernant La Défense ne vise qu’à concentrer le pouvoir entre quelques mains proches du Président de la République. Pour les Verts, la prochaine nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad est digne d’une république bananière.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 8 Octobre 2009

Avis du conseil régional sur la fusion EPAD/EPASA et extension de l’OIN

8 oct. 09

 

Intervention de Catherine Candelier

Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, Mes chers collègues,

A plusieurs reprises, notre assemblée s’est prononcée sur le devenir de la Défense. Ce territoire fait partie intégrante de la Région Ile-de-France. C’est l’une de ses composantes importantes, nous l’avons écrit dans le SDRIF. Mais la Défense est loin d’être le seul territoire stratégique de notre région.

Prolongation de la durée de vie de l’EPAD, exonération de la redevance sur les bureaux, exonération officielle ou détournée au droit de l’urbanisme... Depuis quelques années, la Défense est confortée dans une situation d’exception aux règles de droit commun. Ce secteur est devenu un véritable territoire off-shore.

 

L’attention toute particulière du Président de la République, de sa famille et de certains élus des Hauts-de-Seine pour la Défense provoque une agitation législative et réglementaire permanente. Quel est le but de cette frénésie de lois et décrets successifs ?

S’agit-il d’améliorer la cohésion sociale, la vie quotidienne de 250.000 salariés et des 20.000 habitants du site, de diminuer l’empreinte écologique, d’opérer un nécessaire rééquilibrage entre territoires, de créer des emplois non délocalisables ?

 

Rappelons-nous qu’à la Défense les tours sans fin n’ont souvent jamais de début ! D’ailleurs, le plan de relance de la Défense pour ériger de nouvelles tours et concentrer jusqu’à l’asphyxie des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux est aujourd’hui un échec total.

 

Continuer à penser l’économie, la gouvernance territoriale et l’aménagement du territoire avec des recettes vieilles de 50 ans, recettes qui ont fait la preuve qu’elles conduisaient droit dans le mur, c’est tout simplement irresponsable.

Irresponsable d’aggraver encore et toujours le déséquilibre habitat-emploi qui contraint chaque jour des milliers de salariés à emprunter des réseaux de transports saturés.

Irresponsable de miser sur un développement du seul monde de la finance, qui nous l’avons vu représente ce que l’on fait de pire en matière de morale, d’éthique et de réussite économique.

Irresponsable de continuer à construire des tours, dont les réels bilans énergétiques apparaissent 2 fois supérieurs aux normes du Grenelle de l’Environnement !

Irresponsable enfin de dénier aux élus locaux et aux populations le droit de décider de l’avenir de leur territoire.

 La fusion de l’EPAD et de l’EPASA accompagnée de l’élargissement du périmètre de l’Opération d’intérêt national sur la commune de Nanterre et de la Garenne-Colombes, n’a qu’un seul objectif. Celui de renflouer les caisses de l’EPAD grâce à des opérations immobilières juteuses.

C’est aussi exonérer de leurs responsabilités des communes et un conseil général qui pendant des années ont profité de centaines de millions de taxe professionnelle sans jamais contribuer aux charges de l’EPAD.

« Le choix pour les entreprises est de s'établir soit à la Défense, soit à l'étranger. », dixit le président du conseil général des Hauts-de-Seine, président de l’EPAD et ministre de la relance devant la commission des finances du Sénat. Voilà une conception toute solidaire de l’aménagement du territoire !

Conception que nous Verts ne partageons évidemment pas.

Il est urgent de donner des réponses efficaces aux crises environnementales, sociales et économiques.

Ces réponses c’est tout d’abord respecter nos concitoyens et leurs élu/es. Respecter celles et ceux qui vivent à Nanterre et qui souhaitent pouvoir construire leur ville à partir de leurs attentes.

Respecter celles et ceux qui entassés comme des sardines dans le RER A souhaitent avoir comme autre horizon un logement proche de leur lieu de travail.

Respecter enfin l’avenir en diversifiant notre économie.

Il est grand temps que le gouvernement arrête de jouer au Monopoly avec des pans entiers du territoire francilien.

Je vous remercie.

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Rédigé par Catherine Candelier

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