Publié le 26 Février 2010

 
 Le Parisien
 
26.02.2010,

Avant chaque scrutin, la question revient invariablement : le vote électronique est-il suffisamment lisible pour les électeurs? Pour du département, aucun doute.

« Nous demandons aux maires concernés de renoncer immédiatement à l’usage des ordinateurs de vote dans onze communes*, précisent-ils. Le nombre élevé de listes et de candidats en présence le 14 mars prochain ne permettra pas leur présentation intégrale sur les interfaces des machines.

Ce défaut de présentation est une rupture d’égalité caractérisée en regard du mode de scrutin par bulletin papier sur lequel une liste doit être présentée en intégralité. »

Leur appel a cependant peu de chances d’aboutir, le recours au vote électronique ayant été confirmé par la préfecture lors des européennes l’an dernier.

* Antony, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Chatenay-Malabry, Courbevoie, Garches, Issy-les-Moulineaux, Sèvres, Suresnes, Vaucresson et Ville-d’Avray.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 24 Février 2010

Communiqué de presse - 24 février 2010

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Cette année encore, les Hauts-de-Seine détiennent le triste record du département le plus équipé en ordinateurs de vote. 300 000 électeurs dispersés sur près d’un tiers des 36 communes du département seront contraints de les utiliser pour accomplir leur devoir citoyen.

Les Verts n’ont de cesse de dénoncer l’usage de ces machines. Ces machines à voter ont été abandonnées par l’Irlande et par l’Allemagne pour défaut de fiabilité alors qu’en France le ministère de l’Intérieur a agréé ces dernières, sans aucune contre-expertise et sans débat démocratique. De nombreuses villes françaises et non des moindres sont aussi revenues au vote papier. Le code de ces ordinateurs est secret, confié à des sociétés privées. Il rend le comptage opaque, n'est pas exempt de risque de piratage subtil et confisque le geste démocratique citoyen à l'heure où l'on déplore le triomphe abstentionniste.

Le nombre élevé de listes (12) et de candidats en présence le 14 mars prochain (209 par liste) ne permettra pas leur présentation intégrale sur les interfaces des machines. Ce défaut de présentation est une rupture d’égalité caractérisée en regard du mode de scrutin par bulletin papier sur lequel une liste doit être présentée en intégralité.

En conséquence, les Verts des Hauts-de-Seine demandent aux maires concernés de renoncer  immédiatement à l’usage des ordinateurs de vote dans les 11 communes suivantes : Antony, Bois-Colombes, Boulogne Billancourt, Chatenay-Malabry, Courbevoie, Garches, Issy-les-Moulineaux, Sèvres, Suresnes, Vaucresson et Ville d’Avray

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 24 Février 2010

Un article de Charlie Hebdo



À la Maison de l’Outre-Mer, dans les Hauts-de-Seine, on aimait la biguine… et l’argent liquide. Un procès revient sur ce cas d’école du clientélisme ciblant les Antillais.

La déclaration d’amour de Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-Mer, à ses compatriotes guadeloupéens — « nous en sommes à une enveloppe de plus de500 mi llions d’euros aujourd’hui pour l’outre-mer, et ça me ferait du mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe » —ferait du mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe » — résonnera certainement dans la 15e chambre du tribunal de grande instance de Nanterre, vendredi 26 février. Ce jour-là, la présidente, Isabelle Prévost-Desprez, aura face à elle, sur le banc des accusés, une figure bien connue de la communauté ultramarine en métropole: Freddy Loyson, un imposant Guadeloupéen

au visage mangé par une barbe noire et d’épaisses lunettes. L’homme comparait  pour abus de confiance au  détriment de la Maison de l’Outre-Mer, une association créée en 2000 par Charles Pasqua, alors président du  Conseil général du 9-2, et richement dotée par ce généreux parrain (750 000 euros de subventions annuelles), dans le vague but de « développer le rayonnement de l’outre-mer dans les Hauts-de- Seine ».

Freddy Loyson, directeur de la MDOM depuis sa création, et son adjoint, Bienvenu Binam, vont devoir expliquer  où sont passés les 150 000 euros retirés en liquide sur les comptes de l’association pendant quatre ans… Jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy, qui succède en 2004 à Pasqua, vienne fourrer son nez dans cette bien curieuse  institution, qui loge à Nanterre dans un pavillon loué 5 euros par mois par le département — et après, on dira qu’il  n’y a pas de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine. Un audit interne du conseil général révèle alors les extravagantes pratiques de ses dirigeants.

Au fil des pages, on les voit retirer régulièrement de grosses sommes en espèces sur les comptes de l’association, par exemple 100 euros un dimanche d’août, à Deauville, à 1 heure du matin, ou deux fois 800 euros à Paris, un samedi de janvier ; payer rubis sur l’ongle des sociétés amies, voire leur accorder des avances, alors que la plupart des fournisseurs attendent plus de trois mois avant d’être payés ; utiliser chéquiers et cartes bancaires pour d’agréables distractions (concert de Harry Belafonte, match PSG-Auxerre, coupe d’Europe de  football) ; tenir table ouverte au Ruban bleu, le très chic restaurant du conseil général… Conclusion du flic de la  brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), saisie de l’affaire en 2007 : « Messieurs Loyson et Binam semblent pour le moins s’être servis de la MDOM plus qu’ils ne l’ont servie. […] Cela paraît d’autant plus choquant que l’association se targuait de vouloir mettre en place un volet social destiné avant tout à venir en aide aux plus démunis. »

IL TAPE DANS LA CAISSE ET C’EST NUMÉRO UN.

Freddy Loyson tente devant Charlie de justifier ses retraits en liquide : « J’utilisais cet argent pour payer les  artistes antillais que nous faisions venir en métropole. » À la Maison de l’Outre-Mer, on avait le sens de la fête ! Son président, Gérard La Viny, grand ami de Pasqua, était l’auteur du tube créole Sans chemise, sans pantalon. L’artiste, qui roulait en Rolls Royce, était aussi un homme d’affaires avisé, gérant de la boîte de nuit le Regi’skaia, à Meudon.

Décédé en 2009, il a curieusement été tenu à l’écart des investigations. Pour Philippe Missamou, l’avocat de  Loyson, l’affaire tient surtout du règlement de comptes politique : « Il y a clairement une volonté de liquider l’héritage Pasqua. » Freddy Loyson a longtemps été un pilier des réseaux ultramarins du RPR. De 1980 à 1995, il a oeuvré pour Jacques Chirac à la Mairie de Paris, avant de rejoindre le clan Pasqua dans les Hauts-de-Seine. Mais volonté ne rime pas avec succès. Sarkozy a certes tenté de faire le ménage dans les réseaux chiraquiens, mais il n’y est pas parvenu. La montée en puissance de Marie-Luce Penchard, fille de Lucette Michaux-Chevry, la vieille amie du « grand Jacques », marque le grand retour de ces réseaux clientélistes.

Le ménage entrepris dans le 9-2 n’a pas été une franche réussite non plus ! En 2006, le département avait en effet nommé un liquidateur, François Acou, et voté deux ultimes subventions – soit 1,146 million d’euros – afin d’apurer le passif de la Maison de l’Outre-Mer. Mais après avoir payé les indemnités de licenciement aux salariés, le liquidateur s’est envolé pour l’île Maurice avec le reste de la cagnotte. Il n’a plus donné signe de vie depuis décembre 2007.

Hélène Constanty

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 20 Février 2010

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Vous aussi, supportez les logiciels libres : http://www.april.org/

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 15 Février 2010

Europe Ecologie et les Verts de Sèvres seraient heureux de vous retrouver jeudi 18 février à partir de 19 heures, salle Jupiter, à la maison des associations !
Débat autour du film d'Agnès Sinaï "Sumatra, les moissons du feu".
Avec Marc Lipinski, Francine Bavay, Catherine Candelier et Loïc Le Naour, candidats Europe Ecologie aux élections régionales des 14 et 21 mars.


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 13 Février 2010

 

La violence n'est pas un moyen parmi d'autres d'atteindre la fin, mais le choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen. Sartre, Jean-Paul

 

Faire de la politique, c’est forcément s’exposer. Mais s’exposer à quoi ?

On aimerait bien que cette exposition se limite à un affrontement courtois, à un échange de points de vue, parfois enflammé, passionné, mais n’atteignant pas l’insulte, la menace ou l’atteinte à l’intégrité physique.

C’est la seconde fois en quelques mois que le groupe des élus UMP de Sèvres traite les écologistes locaux d’ «ayatollahs » dans le bulletin municipal. J’avais déjà commenté cette expression sur ce blog à l’époque.

Là, j’ai envie de dire perseverare diabolicum.

D’autant que le tract UMP distribué ce matin sur le marché titre « l’extrémisme des Verts n’a pas de limites », tout ça pour raconter que nous sommes opposés au projet de doublement de la RD7.

Définition du mot ayatollah : c’est le titre le plus élevé du clergé chiite. La première fois qu’on a entendu ce mot en France, c’était lorsque notre pays servait de refuge à l’ayatollah Khomeini. Le même qui une fois installé au pouvoir en Iran fit subir les pires atrocités à son peuple. Depuis, dans le langage courant, le mot ayatollah est utilisé pour désigner un intégriste.

Intégriste, extrémiste….terroriste ? Il n’y a qu’un pas, un tout petit pas à franchir.

Et nous voilà donc, Verts, écologistes, coupables de terroriser nos concitoyens. Nous imagine-t-on vraiment bardés d’une ceinture d’explosifs, partant à l’assaut de la mairie pour faire valoir nos idées ?

L’un des fondements de l’écologie politique est la non-violence, l’humanisme. Je ne sais pas ce qui fonde l’UMP sévrienne. Mais certainement pas le respect de l’adversaire.

A Sèvres, nous avons exposé notre opposition au projet RD7 sans utiliser l’injure ou la diffamation. Avons-nous touché le point sensible de l’UMP en disant quelques vérités difficiles à contredire avec de vrais arguments ?

Cet épisode malheureux (et affligeant) de notre vie politique locale en percute un autre, plus grave. Cette semaine, Dominique Voynet, sénatrice et maire de Montreuil, a révélé faire l’objet de menaces de mort. On est en droit de s’effrayer de la banalisation de ce type de violences à l’égard du monde politique. Et on est en droit aussi de penser que la propagation d’injures, la stigmatisation publique peut parfois amener à des drames.

 

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 3 Février 2010

Le Parisien - 3 février 2010

Pour réaffirmer leur opposition à l’élargissement du D 7 à deux fois deux voies et les expulsions qui iront avec, les candidats aux régionales d’Europe Ecologie se sont donné rendez-vous hier boulevard de Vaugirard à Meudon devant un immeuble voué à la démolition. A grand renfort de peinture à la bombe sur la façade du lieu, ils ont rendu leur colère visible des milliers d’automobilistes qui utilisent quotidiennement cet axe routier embouteillé : « Cet immeuble est l’exemple même de ce que nous dénonçons.

D’une part, on élargit cet axe à deux fois deux voies, de l’autre, on détruit un immeuble dans lequel vivent 38 familles sans savoir si ces logements seront reconstruits ailleurs », tonne Vincent Gazeilles, conseiller général vert des Hauts-de-Seine. Pour Vincent Gazeilles, cet élargissement de voirie dont l’enquête publique s’achève vendredi a un coût prohibitif : « C’est un non-sens en matière de circulation et en plus ça coûte très cher : 200 millions d’euros. De surcroît, c’est au moins 1 000 personnes qui ont été priées de dégager. »
Lors de l’opération, Sylvain De Smet, n° 2 sur la liste Europe Ecologie dans le Val-d’Oise  a été interpellé. Conduit au commissariat de Meudon, puis libéré vers 18 heures, il lui serait reproché d’avoir tenu l’échelle du graffeur. Si le propriétaire du bâtiment dépose plainte, le pourrait être poursuivi pour « dégradation de bien privé ».

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 1 Février 2010

Le Parisien - 1er février 2010

L’enquête publique sur le projet Vallée rive gauche, projet d’aménagement des bords de Seine et de la D 7 entre le pont de Sèvres et Paris, s’achève vendredi. Les riverains n’ont donc plus que quelques jours pour inscrire leur avis dans les registres disponibles dans les mairies des trois villes concernées : Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux.
Ils peuvent également faire part de leurs observations, directement auprès de l’un des trois commissaires-enquêteurs lors des permanences de ces derniers. Les ultimes rendez-vous étant programmés jeudi à Sèvres et vendredi à Issy.
« C’est beaucoup plus convivial de pouvoir s’exprimer face à quelqu’un, souligne Maurice Sanciaume, habitant de Meudon, venu samedi exposer ses nombreuses objections au projet. Cela permet de valider des informations et rectifier certains points. » Pour Jean Culdaut, architecte en urbanisme et membre de cette commission, les permanences sont aussi l’occasion d’expliquer à quoi sert une enquête publique. « Nous sommes là pour recueillir et aider l’expression argumentaire, souligne ce dernier. Car il ne suffit pas d’écrire dans le registre qu’on est pour ou contre un projet, il faut dire pourquoi. » Reste que la grande majorité des personnes qui viennent donner leur avis est contre le projet du conseil général avec comme principal point de discorde la mise en place de deux files de circulation sur la D 7. « C’est pourquoi, on ne peut pas peser les choses de façon statistique, souligne le commissaire-enquêteur. Notre mission est de rendre compte des avis en les classant par thèmes, tout en regardant qui s’exprime.
» Car dans les registres, on peut certes lire les avis des riverains mais aussi ceux des associations écolos et des élus d’opposition.

Tout le projet sur www.vallee-rive-gauche.fr.

 « Un projet à contre-courant de l’évolution de la société » NICOLE une habitante d’Issy-les-Moulineaux
 
 « L’emprise au sol de la deux fois deux voies va réduire d’autant les surfaces des espaces verts, écrit Gérard, habitant d’Issy-les-Moulineaux dans le registre de la ville. Vouloir créer des lieux de promenade et de détente au bord d’une autoroute est plus que contestable. » Pour Nicole, le projet est « à contre-courant de l’évolution de la société et contre les recommandations européennes ».
De son côté, un habitant de la ZAC des Chartreux, zone où la circulation se fait déjà sur deux voies, demande « une circulation douce à deux fois 1,5 voie, option plébiscitée mais pas retenue par le conseil général ». Pour ce qui est de l’enquête, André se demande lui « s’il est d’utilité publique de favoriser les déplacements en voiture ».

 « On ne peut plus laisser les berges dans cet état » HERVE MARSEILLE maire Nouveau Centre de Meudon
 
« Cela fait vingt ans que ce dossier traîne, souligne Hervé Marseille, maire Nouveau Centre de Meudon. On ne peut plus laisser les berges de Seine dans cet état. L’aménagement devient indispensable. Il en va de l’attractivité des villes, qui ont déjà fait venir de grandes entreprises. » Pour Pierre-Alain Roche, responsable de l’aménagement du territoire au conseil général, la création de deux files de circulation sur la D 7 à Sèvres, Meudon et Issy, ne ressemblera « en rien à une autoroute ».

« Il s’agit d’un boulevard urbain, avec une vitesse limitée à 50 km/h et des feux synchronisés qui permettront aux piétons de traverser en toute sécurité. Les pistes cyclables seront séparées. Cet axe ne va pas devenir un aspirateur à voitures, sa fonction restera celle de desserte locale. »

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Rédigé par Catherine Candelier

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