Publié le 5 Juillet 2014

Conseil municipal du 2 juillet 2014

 

J’avais eu l’occasion de vous interpeller lors de la dernière séance du conseil sur la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Je vous avais demandé si vous comptiez saisir l’occasion du décret Hamon pour revoir la copie, que je noterai avec un « peut mieux faire »,  laissée par l’ancienne municipalité.


Vous m’aviez répondu qu’à part quelques ajustements, vous repreniez à votre compte la solution issue d’un consensus qui avait semblé se dégager.


J’avoue être perplexe aujourd’hui sur ce consensus. En effet, nous découvrons au travers de votre communication que les activités proposées dans le temps scolaire par Dynamiques Sèvres pour le sport ou par d’autres intervenants pour la musique sont abandonnées. Ces activités sont pourtant financées par la Caisse des Ecoles depuis une quinzaine d’années, à la satisfaction de toute la communauté scolaire. Elles permettent un enrichissement indéniable des matières enseignées et un apport pédagogique pour les enseignants.


Vous allez me répondre que ces activités seront proposées éventuellement lors des temps périscolaires et qu’il n’y a donc pas de perte globalement. Je pense que vous avez tort, car ces activités dans le temps scolaire étaient de véritables enseignements, avec un projet pédagogique en lien avec les enseignants de l’éducation nationale. Hors du temps scolaire, il ne s’agira plus d’enseignement au sens strict du terme.


La suppression de ces interventions en temps scolaire suscite beaucoup d’émoi dans la communauté éducative ces derniers jours et à juste titre.


Par ailleurs, en lisant à la fois votre communication et la délibération sur la fixation des taux de vacation, j’ai trouvé deux chiffres qui m’interrogent. D’un côté vous nous expliquez que l’Etat va contribuer forfaitairement à hauteur de 107 950 euros, et de l’autre vous nous annoncez une dépense supplémentaire de 66 720 euros pour les heures de vacation supplémentaire. Je manque certainement d’éléments mais il me semble que la ville fait une opération bénéficiaire de 40.000 euros environ en mettant en place cette réforme. Je n’ai aucune idée du coût des interventions de Dynamiques et d’autres associations actuellement, mais il me paraitrait dommage d’économiser pour économiser concernant l’éducation.


Enfin, sans PEDT, j’ai l’impression que les activités périscolaires relèvent aujourd’hui d’un saupoudrage qui manque de cohérence. Il conviendrait vraiment que dans les mois qui viennent l’ensemble des acteurs soient réunis pour pouvoir élaborer ce PEDT afin de lui assigner un réel but pédagogique dans l’intérêt avant tout des enfants.


Ultime remarque, votre municipalité communique beaucoup sur l’apprentissage des langues étrangères au pluriel mais ne semble ne promouvoir que l’anglais. Notre ville est riche de communautés linguistiques différentes, apprendre l’anglais est certes aujourd’hui presqu’incontournable, mais il conviendrait de ne pas oublier l’arabe, le portugais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le chinois ou le japonais.

 

Réponse sur les dépenses : on me répond que la ville dépensera 300.000 euros pour mettre en oeuvre la réforme, mais nul ne détaille toutes ces dépenses....Je m'abstiens sur les délibérations proposées.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

Conseil municipal 2 juillet 2014

 

Le 22 mai 2003, au détour d’une délibération instaurant la fin de la gratuité du service de ramassage scolaire, la majorité du conseil municipal décidait de supprimer brutalement le circuit de ramassage desservant le quartier Danton. Malgré une forte mobilisation des 80 familles concernées et les demandes des élus d’opposition, le verdict fut sans appel et 28 conseillers municipaux (dont vous faisiez partie M de la Roncière, Mme Destouches et M Fortin) ont approuvé la suppression de ce service public.


Je voudrai rappeler pourquoi, en 1966, ce service a été instauré. Le quartier Danton a été conçu sans que soit prévu à proximité d’équipements scolaires et c’est donc tout à fait logiquement que la commune avait mis à disposition de façon gratuite un bus scolaire pour les habitants. Il s’agissait d’une mesure d’équité devant le service public.

Je me réjouis que onze années après cette suppression, le service soit à nouveau proposé aux habitants de Danton qui ont souvent l’impression d’être discriminés.


Faire de la politique, c’est faire des choix. Dire aujourd’hui qu’un tel service coûte de l’argent et qu’il ne faudrait alors rien faire me paraît être un argument spécieux. Il ne me paraît pas luxueux de permettre aux élèves de Danton de pouvoir bénéficier d’un bus pour aller à l’école.

Je voterai donc sans état d’âme cette réinstauration, d’autant plus que je m’étais prononcée contre la suppression de ce service en 2003.

 

L'UMP vote contre la délibération arguant que cela fait trop de dépenses et rappelant que la décision de 2003 était due à un désengagement du STIF. Je me permets de rappeler qu'en 2003, le STIF dépendait de l'Etat.....

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

conseil municipal du 2 juillet 2014

 

Comme vous l’avez indiqué, le Plan local de l’urbanisme de Sèvres date d’il y a 7 ans et depuis un certain nombre de modifications législatives sont entrées en vigueur, un certain nombre de documents d’urbanisme ont été adoptés qui entraînent une mise en compatibilité du PLU.


L’une des nouvelles dispositions du code de l’urbanisme, issue de la loi ALUR, est la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols. C’est une bonne chose, car à Sèvres certains secteurs étaient couverts par un COS particulièrement faible, COS qui empêchait jusqu’à présent une exploitation optimale des terrains concernés.


Au-delà de la simple mise en conformité au droit, il s’agit de mettre à niveau le PLU sur plusieurs aspects. En 2007, les écologistes s’étaient prononcés contre le PLU en vigueur, notamment parce qu’il ne comportait que peu de mesures de protection de l’environnement (je pense notamment à la RD7), mais aussi parce que ce PLU nous semblait en contradiction avec les objectifs du PLH. D’ailleurs lorsque nous avons fait le bilan au bout de trois ans, chacun a pu constater que l’objectif de production de 40 logements par an était bien loin d’être atteint. Je rappelle aussi que ces dernières années, le nombre de logements sociaux a diminué dans notre commune, alors que plus de 550 ménages sévriens ont déposé un dossier de demande de logement. Le PLH de GPSO récemment adopté fixe un objectif de production de 59 logements par an, cet objectif me semble encore en deçà des besoins si nous souhaitons que Sèvres ne perde pas d’habitants. Cette révision du PLU nous offre  l’occasion de réfléchir à une adaptation de nos règles d’urbanisme afin de permettre une densification intelligente.


Bien entendu, dans mon esprit, la densification ne fait pas opposition à architecture agréable et insertion dans un environnement préservé. Pas plus à Sèvres que sur l’île Seguin nous ne souhaitons voir des tours détruire notre cadre de vie !

De plus, il conviendra d’être attentif à ce que la révision favorise la rénovation de notre centre-ville, abandonné à lui-même depuis si longtemps.

Vous nous annoncez également une modification simplifiée du PLU lancée parallèlement à sa révision. Je pense qu’il ne serait pas inutile pour cette modification comme pour la révision que les conseillers municipaux disposent d’une note technique leur indiquant quels points précis du règlement du PLU doivent être modifiés. Je suggère également que les commissions d’urbanisme dédiées au PLU soient ouvertes à l’ensemble des conseillers qui le souhaitent.

 

Réponse du conseiller en charge de l'urbanisme : le PLH prévoit en effet 59 logements supplémertaires par an et les projets recensés sont déjà au-delà de ce chiffre...

Nous verrons bien ce qu'il en est lors des bilans !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

 conseil municipal 2 juillet

 

 

Monsieur le Maire,

 

Le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public prévoit que la mise en œuvre de cette surveillance doit intervenir avant le 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectifs d’enfants de moins de 6 ans et pour les écoles maternelles.

Doivent être mesurés le formaldéhyde, substance irritante pour le nez et les voies respiratoires, émise par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d’entretien..., le benzène, substance cancérigène issue notamment de la combustion, et le dioxyde de carbone (CO2), sans effet notable sur la santé mais représentatif du niveau de confinement des locaux. . L’état des moyens d’aération des bâtiments devra à cette occasion être également évalué.

Ces mesures doivent être rendues publiques et renouvelées tous les 7 ans ou tous les 2 ans en cas de dépassement des valeurs limites.

Il appartient donc à la commune, propriétaire des établissements concernés, de mettre en œuvre ces mesures.

Pouvez-vous nous indiquer si la ville a engagé des démarches pour respecter sa responsabilité en matière de santé publique ?

 

 

Réponse du maire : la campagne de mesures sera lancée en septembre dans les établissements concernés...à suivre donc !

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 17 Novembre 2013

Sèvres, le 10 novembre 2013

 

Monsieur le Président de la commission d’enquête,

 

Le projet de ligne 15 qui est présenté lors de cette enquête publique suscite plusieurs remarques et interrogations que nous souhaitons porter à votre connaissance :

 

1/ Le choix des lieux des trois réunions publiques :

Il est étonnant que le territoire de Grand Paris Seine Ouest, impacté notamment directement par le terminus provisoire de la ligne 15 n’ait pas été choisi pour qu’y soit organisée l’une des réunions publiques de cette enquête. En effet, lors de la concertation préalable, de nombreux Sévriens ont participé aux réunions organisées et ont pu faire part de leurs questionnements, mais aussi proposé des améliorations au projet.

Nous regrettons donc le choix de Montrouge comme unique lieu de réunion publique pour les Hauts-de-Seine, lieu qui ne nous paraît pas représentatif des spécificités du Val de Seine.

2/ Le financement du projet :

Si le dossier d’enquête expose clairement le coût d’investissement lié à la construction et à l’achat du matériel roulant du tronçon Noisy-Champs-Pont de Sèvres, il n’est par contre expliqué nulle part comment sera réalisé son financement.

Ce manque d’information pour une infrastructure d’un montant de 5,395 milliards d’euros nous paraît aberrant.

Par ailleurs, le dossier indique un coût d’exploitation annuel du tronçon de 80 millions d’euros par an, mais là encore, le financement n’est pas décrit.

3/ Etudes de trafic à l’horizon 2020 et aménagement du territoire

Pour ce qui concerne le territoire de GPSO, nous sommes surpris que les études de trafic se basent notamment sur les projets d’aménagement des collectivités territoriales. Nous souhaitons souligner que le CDT GPSO est la résultante de la ligne 15 et que la mise en œuvre de cette infrastructure de transport sert directement à légitimer un aménagement de ce territoire en complet déséquilibre concernant le nombre de m2 de surfaces tertiaires par rapport aux logements prévus.

Cet aménagement, qui privilégie la construction de milliers de m2 de bureaux dans un contexte de surproduction dans l’Ouest de l’Ile-de-France, va à l’encontre de la métropole durable décrite dans le dossier d’enquête.

Nous notons que le tronçon concerné par l’enquête devrait représenter entre 12 et 15 % de la fréquentation du futur réseau Grand Paris, alors même qu’il représente 25% des investissements de l’ensemble de ce réseau.

Si nous estimons que l’utilité de cette ligne est réelle pour sa partie Est jusqu’à Bagneux, il n’en est pas de même jusqu’au Pont de Sèvres dans sa version terminus. Les chiffres de fréquentation estimés parlent d’eux-mêmes.  De même, si la désaturation des autres réseaux de transport en commun apparaît clairement pour la même partie Est du tracé, il n’y a aucun signe de désaturation prévisible sur le territoire de GPSO. Au contraire, il est indiqué que le T2 subira de fait un possible engorgement à partir du Pont de Sèvres.

Concernant le report modal indiqué dans le dossier, il est estimé à 9%. Cependant, le dossier n’est pas assez précis et ne montre pas en quoi la mise en œuvre de ce tronçon réduit la circulation automobile dans le secteur de GPSO. Il n’y a pas non plus à l’appui du dossier de cartes par commune indiquant les déplacements domicile-travail des habitants qui prouveraient la pertinence du projet.

Comme le note fort justement l’étude socio-économique, le tronçon Noisy-Pont de Sèvres n’a d’intérêt que lorsque l’ensemble du réseau est réalisé. Or, si de nombreuses incertitudes pèsent sur le financement de ce tronçon, elles sont encore plus marquées sur le reste de la réalisation du réseau.

Si nous sommes d’avis qu’il est primordial de créer un réseau de banlieue à banlieue, nous sommes par contre convaincus que le tronçon Noisy-Pont de Sèvres ne doit pas être considéré comme prioritaire dans sa réalisation (et plus particulièrement sur le territoire de GPSO) en comparaison avec d’autres liaisons. Il nous paraît plus pertinent de commencer à construire le réseau à l’Est et au Nord de Paris afin de rééquilibrer l’aménagement du territoire.

 

4/ La gare du Pont de Sèvres

Le positionnement actuel de la gare terminus du Pont de Sèvres pose plusieurs problèmes et nous semble se profiler comme un véritable cul-de-sac. D’une part, la future gare est positionnée loin de la station du métro 9, ce qui entrainera une longue correspondance à pieds pour les voyageurs s’ils souhaitent prendre le métro ou le bus. D’autre part, la liaison avec la Défense par le T2 ne pourra s’effectuer qu’en traversant à pieds et à découvert le Pont de Sèvres. A l’heure actuelle, aucun aménagement spécifique n’est prévu par le Conseil Général.

Cette longue et désagréable correspondance sera de plus rendue encore plus pénible par la sur fréquentation prévisible du T2 entre la station Musée de Sèvres et la Défense.

De même, les habitants de Sèvres n’auront d’autre choix que d’utiliser la ligne de bus 171 – une des lignes les plus fréquentées déjà de la région- pour laquelle aucun aménagement satisfaisant n’est prévu afin de faciliter sa circulation.

Le positionnement de cette gare à Boulogne est clairement destiné à desservir le quartier de l’Ile Seguin et ses futures tours de bureaux, cette gare n’est en aucun cas une amélioration pour la qualité de vie quotidienne des habitants du secteur.

Enfin, nous sommes plus que circonspects sur le choix d’une implantation d’une gare de cette ampleur en zone rouge du PPRI et nous avons trouvé que le dossier présentait des lacunes dans sa réponse aux risques encourus.

 

5/ Nos propositions alternatives

La desserte de l’Ile Seguin impose une traversée sous la Seine depuis Issy puis une autre vers St Cloud (nécessaire pour le prolongement futur de la ligne vers la Défense). Le dossier d’enquête est muet sur le coût de cette double traversée sous le fleuve. Nous pensons cependant que ces travaux sous la Seine représentent une part très importante des investissements nécessaires, ainsi qu’un risque certain d’aléas de chantier.

C’est pourquoi, nous proposons qu’en l’attente du prolongement de la ligne vers la Défense, le tronçon projeté s’arrête provisoirement à Clamart. Une solution moins onéreuse et plus facile à mettre en œuvre pourrait être trouvée sous la forme d’une ligne de bus à haut niveau de service entre Clamart et La Défense.

Ce report de la construction de la ligne sur le territoire de GPSO permettrait de mener une réflexion approfondie sur l’emplacement de la future station Pont de Sèvres en envisageant par exemple la création d’un réel pôle d’échanges autour de la gare Musée de Sèvres du T2 (l’amélioration de la desserte des anciens terrains Renault pouvant par ailleurs s’effectuer via un tram ou BHNS reliant Meudon à St Cloud et traversant le trapèze).Cette solution éviterait par ailleurs l’effet cul-de-sac décrit plus haut.

Nous souhaitons enfin rappeler que les Sévriens sont en attente d’un transport collectif de plus grande capacité que le bus 171 actuel : prolongement du métro 9 jusqu’à la mairie de Sèvres et mise en œuvre d’un tramway entre Pont de Sèvres et Versailles font partie des solutions plébiscitées par nos concitoyens.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la commission d’enquête, à l’assurance de notre considération distinguée.

 

Luc Blanchard                                                                                                                 Catherine Candelier

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 3 Novembre 2013

communiqué de presse, 3 novembre 2013

 

 

Europe Ecologie Les Verts de Sèvres a désigné Catherine Candelier pour mener une liste écologiste et citoyenne d’intérêt local et intercommunal lors des prochaines élections municipales.

 

Catherine Candelier, conseillère municipale EELV de Sèvres, conseillère régionale de 2004 à 2010, est âgée de 44 ans. Elle sera la seule femme à briguer le mandat de maire et est la plus jeune des candidats en lice.

Catherine Candelier, urbaniste dans la fonction publique, a fait toutes ses études à Sèvres et est membre de plusieurs associations locales.

 

Sèvres en Transition sera une liste composée de Sévriennes et Sévriens d’horizons divers, engagés dans la vie locale et souhaitant impulser de nouvelles politiques publiques dans leur commune et à l’échelle de Grand Paris Seine Ouest.

 

Le projet s’appuie sur le constat que Sèvres est aujourd’hui à la traîne dans de nombreux domaines (environnement, emplois, logements…) et ambitionne de bâtir une ville, respectueuse de l’environnement, plus accueillante pour ses habitants.

 

Pour Catherine Candelier : « Changer les équipes en place ne constituent pas un programme, il faut aussi changer les façons de faire, changer de cap pour permettre à Sèvres de répondre aux défis de notre siècle ! ».

 

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Publié le 2 Novembre 2013

Tribune dans le Sévrien de novembre 2013

Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance !

 

La ville de Sèvres mettra en œuvre la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014. Les parents ont opté pour que leurs enfants aillent à l’école le mercredi matin.

La réforme des rythmes scolaires est une bonne réforme et nous la soutenons car nous pensons qu’elle permet de mieux respecter l’enfant qui aura ainsi un temps scolaire mieux réparti dans la semaine et des journées d’apprentissage moins longues.

Cependant, nous devons être attentifs à ce que sa mise en œuvre dans notre commune ne se fasse pas au rabais. Pour les écologistes, l’éducation doit figurer parmi les priorités budgétaires au niveau local comme au niveau national. La réforme nécessitera des efforts de la collectivité, efforts que nous sommes prêts à soutenir. En 2012, Sèvres consacrait 1.179 euros à chaque élève, nous devrons faire plus en 2014 !

L’école doit être le lieu où l’on prend le temps d’apprendre et de  comprendre, le lieu de la découverte de la vie en société et de la découverte du monde. Il faut donc une élaboration concertée de vrais “projets éducatifs locaux” impliquant les enseignants, les parents, les élus, les associations, le tissu artistique et sportif, les quartiers…

A Sèvres, nous devons avoir pour ambition de mettre en place des activités périscolaires de qualité en s’appuyant sur des professionnels qualifiés (associations spécialisées, intervenants, artistes). Ces activités ne doivent pas se substituer aux enseignements scolaires, ni représenter de la fatigue supplémentaire pour les enfants. Elles doivent contribuer à son bien-être et à son enrichissement individuel et collectif.

Enfin, la réforme doit aller plus loin, être l’occasion de repenser une école qui donne à chacun la possibilité de réussir et de s’épanouir. Car ce qui fatigue le plus l’enfant, c’est l’échec !

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 12 Octobre 2013

 

Depuis quelques années, tout le monde s’accorde à la nécessité de réformer le fonctionnement des collectivités territoriales. On a beaucoup entendu les mots millefeuille, cumul des mandats, illisibilité pour le citoyen, doublons, excès de dépenses, meilleure péréquation…les écologistes étaient plutôt enthousiastes lors du commencement des discussions avec la ministre Le Branchu.

Mais, hélas, le texte qui a été vote en début de semaine au sénat ne nous convient pas.

Les écologistes défendent depuis longtemps une organisation de nos territoires fondées sur les régions, les intercommunalités et les communes. Nous sommes pour la disparition, en ile de France notamment des conseils généraux qui correspondent à des limites administratives vides de sens (fait reconnu ici même puisque Vélizy rejoint Gpso le premier janvier prochain)

Le texte proposé par le gouvernement et amendé par l’assemblée nationale et le sénat ne va pas dans le bon sens concernant l’organisation de la région ile de France.

A compter du 1er janvier 2016, il introduit une nouvelle strate dans le schéma institutionnel, la métropole de Paris, nouvel établissement public de coopération intercommunale, sur le périmètre de Paris et des 3 départements de la petite couronne.

Cette nouvelle strate fait disparaitre les intercommunalités existantes et aura pour compétences l’aménagement, le logement et le développement durable. Son conseil sera composé d’une partie du conseil de Paris et d’un délégué par commune. On va donc créer un syndicat de maires chargé de gérer au bas mot 3 milliards d’euros, sans que les citoyens aient à un quelconque moment le droit ni de s’exprimer sur les projets portés ni sur les élus qui vont les porter. C’est pour nous une grave atteinte à la démocratie. Alors que nous avions salué la timide avancée du fléchage pour les conseillers communautaires à partir de mars prochain, qui permettra à toutes les sensibilités d’être présentes au conseil d’agglo, voilà qu’ on nous invente une métropole dont les élus auront une moyenne d’âge supérieure à 50 ans, seront à 80% des hommes et auront leur carte en grande majorité au ps et à l’ump. Le citoyen est complètement oublié dans les dispositions proposées.

On nous annonce la constitution de territoires, mais nous ne savons pas comment seront désignés les élus territoriaux, sauf que les délégués métropolitains donc les maires en feront obligatoirement partie.

En conférant à la métropole des compétences en aménagement, logement et développement durable, on affaiblit considérablement la région dans son rôle de péréquation et de planification du territoire en la dépouillant de ses compétences centrales. En distinguant aménagement, logement d’une part et transports d’autre part, on commet une grave erreur. On commet aussi une grave erreur concernant les territoires ruraux de notre région, qui se sentaient déjà parfois relégués, et qui désormais seront exclus du partage métropolitain.

On a beaucoup entendu Mme Lebranchu et les sénateurs PS vanter un projet qui irait en faveur d’une plus grande péréquation entre territoires du périmètre de la métropole : rien dans le texte de loi n’apporte une garantie à ce jour de la mise en place d’une réelle redistribution des richesses.

GPSO, notre intercommunalité n’est aujourd’hui pas parfaite, pas parfaite parce que jusqu’ à mars prochain l’opposition n’est pas représentée de façon équitable, imparfaite encore parce que notre intercommunalité comme d’autres en Ile-de-France n’a pas été conçue pour servir un réel projet intercommunal mais uniquement pour bénéficier d’un effet d’aubaine financière.

Alors que les lois de décentralisation auraient pu être l’occasion de renforcer le rôle structurant de la région, en lui conférant des pouvoirs plus prescriptifs, de renforcer l’intercommunalité de projets, d’améliorer la démocratie locale, le texte qui sort du sénat va pour nous à rebours du mouvement de décentralisation engagé depuis 1982.

Le texte pose également un problème de constitutionnalité : en effet nous allons désigner en mars – et pour 6 ans- des conseillers communautaires qui verront leur mandat supprimé le 1er janvier 2016.

Vous l’aurez compris, nous ne sommes absolument pas favorables au texte qui va désormais arriver en seconde lecture à l’assemblée nationale.

Le vœu que vous présentez ce soir est assez semblable à celui voté par nos représentants à Paris Métropole. C’est pourquoi, et même si je suis sûre que nous ne partageons absolument pas la même vision de ce que devrait être la future métropole, nous voterons en faveur du vœu.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 12 Octobre 2013

Le projet de Contrat de Développement Territorial (CDT) qui nous est présenté ce soir, ne diffère guère du projet qui avait été arrêté avant enquête publique en décembre 2012.

Il rend compte d’une vision du développement du territoire que nous ne partageons pas, comme l’avait très bien expliqué Luc Blanchard à l’époque.

L’enquête publique est passée, le commissaire enquêteur a rendu son rapport en émettant 2 réserves et une recommandation.

La première réserve porte sur l’obligation d’intégrer le nouveau Programme Local de l’Habitat (PLH) de GPSO (que nous allons examiner juste après). Ou plutôt, elle porte sur l’obligation faite à ce CDT, au travers du nouveau PLH, d’atteindre un plancher de 25% de logements sociaux.

Sur ce point, le document de synthèse des modifications est d’une intéressante lecture. Sur une page il est répondu que le PLH répond à un objectif de l’ordre des 30% recommandés par le SDRIF (qui va être adopté définitivement le 18 octobre prochain et qui implique une mise en compatibilité des PLU et des SCOT), et sur la page d’après en réponse à Paris Métropole – qui vous demande également 30% -il est répondu que l’objectif c’est 25%.

Bref, on se demande quelle est la sincérité de ce qui est écrit….

En relisant les 519 pages du document présenté, on se rend compte que pour le développement économique tout est  prévu, le nombre d’emplois visés, le moindre mètre carré est identifié…par contre pour le logement, et le logement social en particulier tout reste à faire et c’est assez dramatique pour les Sévriens qui depuis des années sont en attente de relogement….Rappelons que 60% des ménages de GPSO peuvent prétendre à un logement social !

Idem pour les transports en commun : aucun échéancier n’est fixé

En rentrant dans le détail du texte, que je n’en doute pas l’ensemble des membres de notre conseil municipal a pris soin de relire en 5 jours francs, on lit :

Page 33 « l’agglomération souhaite réfléchir à la productions de logements destinés à des populations spécifiques telles que les personnes âgées, les étudiants et les publics en précarité…. »

S’en suit le constat que l’offre existante, c’est-à-dire notamment des projets récents portés par les majorités en place, ne correspond pas et de loin aux besoins actuels et futurs. C’est le signe de l’échec des majorités actuelles aux manettes de notre territoire en matière de logement social ou spécifique.

Sur la stratégie foncière qui était totalement absente jusqu’à présent, on s’y met enfin…ce n’est pas trop tôt et cela aurait dû selon nous être l’objet des études préliminaires au CDT

On va même grâce au CDT mettre en place une formation au SIG pour les agents municipaux, ça c’est du volontarisme !

Bref, en matière de logement et notamment de logement social, on voit bien que le sujet reste encore à creuser pour ce qui concerne l’actuelle majorité de GPSO.

Sur les fiches projets qui découlent des objectifs : un certain nombre de projets n’en sont plus puisqu’ils existent déjà, une autre partie n’en est qu’à l’ébauche d’un début de préfiguration d’études, une grande majorité ne dispose ni d’échéancier, ni de financements. Quant à la fiche sur la requalification des berges de Seine grâce au passage à deux fois deux voies de la RD7, elle nous laisse évidemment rêveurs…

Et la gare du Pont de Sèvres que nous avons évoquée lors d’un dernier conseil municipal se voit affectée d’une enveloppe budgétaire de 1, 6 million d’euros hors taxe, dont 47% seront à la charge de la commune, mais on ne sait toujours pas quelle sera la destination de cet équipement et surtout à quel moment vous nous communiquerez des éléments sur ce sujet.

Concernant la recommandation du commissaire enquêteur qui souhaite que la voie dite royale soit l’occasion d’un aménagement cohérent au-delà de nos frontières communales, remarque que nous avions nous même formulée, nous avons compris que GPSO lui répondait en le renvoyant à des études ultérieures.

Sur l’avis de l’autorité environnementale qui demandait que le CDT soit plus précis sur les impacts environnementaux générés  et leur traitement, on botte en touche en expliquant par exemple que les déchets et l’approvisionnement en énergie relèvent d’un autre niveau. Circulez il n’y a rien à voir, le CDT aura forcément des impacts environnementaux, on peut certainement en prévoir quelques-uns notamment concernant la qualité de l’air ou le ressources énergétiques, mais aucune mesure n’est développée par GPSO pour y remédier ou atténuer les effets prévisibles.

En résumé, ce CDT qui refuse explicitement de prendre sa part au rééquilibrage régional, qui ne dispose aujourd’hui de quasiment aucun plan de financement, ne nous convient pas. C’est pourquoi nous ne l’approuverons pas.

 

PS : Le CDT est consultable ici

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 29 Septembre 2013

 

 

  "Ces populations étrangères à notre département, chez lesquelles la malpropreté la plus repoussante est une seconde nature, et dont la dégradation morale est descendue à un niveau effrayant, viennent périodiquement encombrer nos quartiers les plus pauvres et les plus insalubres....."

Ceci est un extrait d'un rapport de 1851 d'un préfet de l'époque (trouvé ici http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/genes_1155-3219_1996_num_24_1_1406).

Bien entendu, en publiant cela, je souhaite mettre en lumière l'idiotie de certains propos ministériels indiquant que les Roms ne sont pas intégrables à la société française d'aujourd'hui.....tout comme il était à l'époque idiot de dire que les Bretons se devaient de rester dans leurs campagnes....

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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