sevres

Publié le 10 Mars 2011

 

http://www.terre-finance.fr/analyses/the-lounge/transport_modal.jpg

 

 

Le 17 janvier dernier, le Parisien se faisait écho de la proposition de Joël Loison, maire de Vélizy-Villacoublay, d’instaurer un transport en commun en site propre sur la RN 118 entre le Pont de Sèvres et sa commune.

 

 "Les transports en commun sont la seule alternative pour faciliter l’accès à notre pôle d’emplois, qui est le deuxième des Yvelines (43000 salariés). Le tramway T6 (Châtillon-Montrouge-Viroflay) ne résoudra pas tout », assurait-il.

 

Lors du conseil municipal de Sèvres du 4 février dernier, j'avais interpellé le maire de Sèvres sur cette proposition. La réponse fut d'une grande tiédeur, car visiblement, la proposition du Maire de Vélizy n’enthousiasme pas du tout son collègue de Sèvres. Après nous avoir expliqué qu’il semblait impossible de réserver une voie de circulation de la 118 à un bus en site propre, pour cause de report sur les autres voies du secteur, puis nous avoir démontré (ce que l’on savait déjà) qu’il n’était pas possible de créer une voie supplémentaire, notre Maire conclut en disant qu’il faut étudier tout cela, mais qu’il semble bien qu’aucune solution n’existe. Bref, circulez, y’a rien à voir...

 

Or, dans les Nouvelles des Yvelines du 9 mars, Valérie Pécresse, y va de sa petite contribution en faveur d'un transport en commun en site propre :

 

"L'ancienne députée de la circonscription entend tout faire pour favoriser la création d'un transport en site propre entre Vélizy et le Pont de Sèvres. Cela permettrait de relier le tramway T6 Châtillon-Vélizy-Viroflay à celui d'Issy-les-Moulineaux-La Défense. Cela aurait ainsi pour conséquence de désengorger le centre de Vélizy ainsi que la RN118..."

 

A part qu'il a échappé à Valérie que le tram Issy-la Défense a été prolongé jusqu'à la Porte de Versailles (bon, mais c'est vrai, elle n'était pas super présente au Conseil Régional à ce moment là...), il semble que l'idée fasse petit à petit son chemin. Ce qui serait bien, c'est que notre bon maire s'engage pour une fois pour de vrai en faveur des transports en commun....

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 22 Février 2011

Aux côtés de 9 associations de riverains et de protection de l'environnement, je fais partie des 25 particuliers qui ont déposé un recours contre le projet d'élargissement de la RD7 en bord de Seine.

Nous estimons que les recommandations des commissaires enquêteurs n'ont pas été respectées, notamment concernant les aménagements pour les cyclistes. Nous estimons également que toutes les procédures relatives à la tenue d'une 'enquête publique n'ont pas été suivies scrupuleusement.

 

Les travaux ont déjà débuté à Sèvres, mais rien n'est perdu !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 9 Février 2011

 

 

Le 20 décembre dernier, le préfet des Hauts-de-Seine a déclaré « d’utilité publique » le projet départemental d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine. Vos deux élu/es écologistes ont décidé d’attaquer cette décision aux côtés des associations de défense de l’environnement, des copropriétaires expropriés et des riverains.

Ce projet, qui avait été rejeté lors de la consultation préalable, est mauvais à plus d’un titre. Il bétonne les berges de Seine, nous impose une autoroute et coûte cher aux contribuables (200 millions d’euros qui s’ajoutent aux dépenses déjà réalisées). Il s’agit d’un projet archaïque, allant à l’encontre des efforts réalisés partout en Ile-de-France pour réduire la place de la voiture et les émissions de gaz à effet de serre. Alors que Paris s’est lancée dans la reconquête des berges de Seine et lutte contre l’asphyxie automobile, notre département élargit la route qui relie à la capitale ! Cherchez l’erreur.

Depuis plus de dix ans les écologistes défendent un projet alternatif avec une route apaisée et des berges naturelles mises en valeur. Nous avons développé nos propositions lors de l’enquête publique et le commissaire enquêteur a repris nos réserves concernant les aménagements cyclables. Le préfet affirme que cette réserve est levée, ce n’est pas notre avis. Les améliorations « cosmétiques » qui ont été apportées par le département ne peuvent satisfaire les cyclistes.

 Décider aujourd’hui de dépenser plus de 200 millions d’euros d’argent public pour accroître la circulation automobile et défigurer les berges de Seine n’est en rien d’utilité publique.

Luc Blanchard, Catherine Candelier, conseillers municipaux

 

Tribune parue dans le Sèvrien de février 2011

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 6 Février 2011

 

Voici le texte de mon intervention lors du débat d'orientations budgétaires 2011, lors du conseil municipal du 4 février.

Nos autres interventions sont consultables ici.

 

 

"Monsieur le Maire, chers collègues,

 

En repoussant le débat d’orientations budgétaires d’octobre à février, peut être vous étiez vous dit que les prévisions seraient plus proches de la réalité.

Hélas, votre majorité n’est vraiment pas aidée par le gouvernement que vous soutenez ! Je félicite les auteurs du document qui nous a été remis pour leur talent dans leur description du grand flou dû à la réforme de la taxe professionnelle.

Si 2010 a été une année de transition où l’Etat a compensé plus ou moins les recettes de la TP, 2011 sera l’année de vérité. Vous avez totalement raison d’être prudents lorsque vous écrivez que « l’on peut craindre que les ressources de l’agglo s’en ressentent ». Parce qu’à ce jour, personne n’est en mesure – y compris à GPSO- de prédire ce que seront les rentrées fiscales de la CET.

Ce qui est déjà clair cependant c’est que le miracle ne s’est absolument pas produit. On nous promettait avec la disparition de la TP une baisse drastique du chômage. Le cadeau fiscal de 12 milliards d’euros aux entreprises en 2010 n’a pas empêché une hausse de 5% du chômage, une hausse de 20% du nombre de chômeurs de longue durée.

On nous a promis une nouvelle dynamique de la fiscalité locale, or, et nous ne pouvons que le constater ce soir, cette dynamique est aujourd’hui absente.

Cela s’accompagne d’une baisse non négligeable de la dotation globale de fonctionnement, d’un gel des salaires de la fonction publique. Bref, tous ces éléments n’incitent guère à l’enthousiasme !

Et l’enthousiasme ne touchera vraisemblablement pas les Sévriens et Sévriennes lorsqu’ils découvriront une nouvelle taxe, dont vous ne vous faites pas écho – certainement par souci de discrétion – sur leur feuille d’impôts locaux. Il s’agit de la taxe spéciale d’équipement spécifique, instaurée en décembre dernier pour financer les travaux du Grand Paris. Cette taxe touchera particuliers et entreprises et son taux sera décidé – c’est assez unique pour le souligner- par la Société du Grand Paris, c'est-à-dire par une instance non élue. Nos concitoyens subiront donc une hausse des impôts locaux, quoique vous en disiez.

Ces constats assez noirs vous amènent à réduire une voilure qui n’était déjà pas bien grande et à décréter la pause des investissements. Le groupe des élus écologistes n’approuve pas ce choix et souhaiterait, comme nous le répétons chaque année, qu’une réelle politique d’investissement en matière énergétique soit entreprise pour les bâtiments communaux. Isoler les combles de la mairie, c’est bien, certainement la couleur rouge orangée de la thermographie vous est enfin apparue clairement, mais cela ne suffit pas. C’est d’un diagnostic d’ensemble et de travaux cohérents dont le patrimoine municipal a besoin. Le recrutement d’un technicien spécialiste est une bonne chose, mais il est bien tardif !

Nous n’approuvons pas non plus votre choix de réduire le nombre d’agents municipaux au service de nos concitoyens. Dans cette période de chômage, comme je le rappelais plus haut, la priorité devrait être de donner du travail plutôt que de rembourser la dette et privilégier le lien social à la satisfaction du banquier.

Je conclurai par un constat que nous effectuons depuis plusieurs budgets : vous indiquez que les rentrées des participations des usagers seront stables alors même que vous augmentez chaque année les tarifs au-delà de l’inflation. Mathématiquement, cela signifie tout bonnement qu’une part de moins en moins importante de nos concitoyens a les moyens de recourir à certaines prestations municipales. Il serait temps de vous en inquiéter.

Je vous remercie."

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 10 Décembre 2010

Le conseil municipal du 9 décembre a été l'occasion de donner un avis sur le projet Grand Paris.

Voici le texte de mon intervention, évidemment pas du tout en phase avec la position de la majorité UMP.En effet, le texte de l'avis municipal approuve le métro pharaonique concocté par Christian Blanc et de fait, donne un avis défavorable au projet Arc Express.

Pour plus d'infos : http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org/debat/cndp-cpdp.html et http://www.debatpublic-arcexpress.org/debat/cndp-cpdp.html

 

 

 

"Il est heureux que nous ayons ce soir un débat sur le projet Grand Paris. Ce débat n’a failli jamais avoir lieu, car si vous rappelez dans le rapport de présentation que la Commission nationale du débat public en est chargée, vous omettez de dire qu’initialement la CNDP était totalement absente. C’est grâce à des amendements de l’opposition à la loi Grand Paris qu’un débat public peut avoir lieu.

Cet oubli volontaire du débat avec nos concitoyens est une des illustrations de la marque de fabrique de cette loi. Imposée par le haut, écrite dans le secret d’un cabinet de secrétaire d’état plus amateur de cigares que de démocratie, cette loi est un retour cynique napoléonien de la recentralisation. Elle fait fi des prérogatives des élus locaux qui sont dépossédés de leurs pouvoirs en matière d’urbanisme, elle empiète sur les compétences régionales issues de la loi Pasqua de 1995.

La loi Grand Paris accouche au final d’un schéma de transports déconnecté de la réalité de nos concitoyens et des besoins des générations futures. Le Grand Huit n’est destiné qu’à desservir des pôles d’emplois entre eux, sans tenir compte qu’aujourd’hui ce type de déplacements ne représente que 3% de l’ensemble des déplacements en Ile-de-France.

Ce schéma est fondé sur le postulat totalement aberrant d’une croissance d’un million d’emplois en 20 ans dans la seule région Ile-de-France. Or, d’après les prévisions du comité national des retraites, cette croissance d’emploi sera tout juste atteinte pour la France entière d’ici 2030. On estime par ailleurs que la population active dans notre région va stagner dans la même période.

Second postulat irréaliste : la croissance des emplois serait concentrée pour 93% dans 8 pôles d’Ile-de-France. Troisième postulat : le métro grand huit serait le facteur incontournable du développement économique de la région, fondé sur une hyper spécialisation des territoires.

Ce qui fonde au final ce projet pharaonique, c’est la certitude que ce qui fait le monde actuel est parfait, qu’il n’existe aucune crise ni sociale, ni économique, ni environnementale. Cela aboutit à ne surtout pas changer les vieilles recettes qui pourtant nous conduisent droit dans le mur. On poursuit notamment le renforcement du pôle de la Défense au détriment des autres territoires, dont le nôtre. On continue de croire que le pétrole est une source inépuisable et que l’aviation a tout un avenir devant elle, en renforçant Roissy et Orly. On incite à l’étalement urbain en créant ex nihilo un cluster sur le plateau de Saclay.

Mais surtout, on fait croire à nos concitoyens que ce projet de métro va se réaliser, alors même que son coût de 35 milliards d’euros n’est pas financé. Que de temps perdu, alors que les urgences en matière de transports sont bien connues : rénovation et amélioration de l’existant, meilleure desserte de banlieue à banlieue, notamment en proche couronne, là où vivent la plupart des franciliens.

Vous l’aurez compris, le groupe europe-écologie Les Verts ne partage absolument pas votre enthousiasme pour le projet gouvernemental.

Cet enthousiasme est d’ailleurs bien modéré par le texte de votre délibération. Noël approche et c’est l’occasion d’écrire sa petite liste complémentaire de vœux et de souhaits divers. Vous avez bien raison de réclamer plus de transports en commun pour le Val de Seine, car le projet Grand Paris n’y pourvoira pas.

Je vous remercie."

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 28 Novembre 2010

 

Notre prochaine tribune dans le Sévrien  

La fin du pétrole bon marché et la lutte contre le réchauffement climatique nous obligent à changer notre mode de vie. Il nous faut réduire notre consommation d’énergie, afin d’être moins vulnérables lorsque le prix du pétrole s’envolera à nouveau, et limiter nos émissions de gaz à effet de serre pour ne pas accélérer le dérèglement climatique.

Les collectivités ont le devoir d’accompagner cette prise de conscience et nous nous réjouissons que GPSO ait fait réaliser une thermographie aérienne. Depuis le 26 novembre, chacun peut visualiser les déperditions énergétiques de son habitation (www.agglo-gpso.fr).

Ce diagnostic ne suffit pas. Chaque ville devrait se donner les moyens d’accompagner ses administrés, en aidant à déterminer les travaux à réaliser dans leurs logements et la manière de les financer.

 

Vos élu/es Europe Ecologie Les Verts regrettent que Sèvres ne montre pas l’exemple en isolant les bâtiments communaux. Certains d’entre eux, telle la mairie, sont extrêmement énergivores. La Semi, quant à elle, reconnaît que 74 % de son parc de logements sociaux consomment beaucoup trop.

 

De nombreux Sévriens sont touchés par la précarité énergétique, et rien n’est fait pour les aider. Plus nous tardons à agir et plus ce sera difficile. Nous formons des vœux pour que l’année 2011 soit celle de la transition vers un futur durable et vous souhaitons une fin d’année heureuse et solidaire !

 

Catherine Candelier; Luc Blanchard

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 11 Novembre 2010

dans l'édition du Parisien du 10 novembre 2010 :

 

Bientôt quatre fois moins d’hélicoptères à Issy
Alors que le vol des hélicoptères devrait être fortement réduit à Issy-les-Moulineaux d’ici à 2014, l’Etat planche sur de nouveaux sites de dépose. Voici en exclusivité leur implantation.

L’annonce a été faite discrètement fin septembre. Depuis, elle ne s’est pas ébruitée. Et pour cause : elle pourrait avoir l’effet d’une bombe. Alors que depuis des années la mairie de Paris négocie avec le ministère des Transports pour réduire le trafic de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux qui empoisonne la vie des riverains, la ville a appris que deux autres lieux de dépose en hélicoptère pourraient voir le jour à Paris.
Une au nord, dans le quartier de la porte d’Aubervilliers (XVIIIe-XIXe) et l’autre à l’est, du côté de Bercy (XIIe).
En fait, d’après la carte que nous nous sommes procurée, l’Etat étudie actuellement différents sites d’implantation sur Paris et la banlieue. En plus des portes parisiennes, il est ainsi envisagé d’implanter un héliport du côté de La Défense et un autre dans la boucle Seine-Nord, du côté de Gennevilliers - Villeneuve-la-Garenne.

Trop près du futur ministère de la Défense

Le projet émane du secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau. Objectif recherché : pallier la prochaine baisse du trafic de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux. D’ici à 2014, le nombre de vols sur ce site devrait passer de 12000 à 3000 par an. Seules les missions de « service public » et d’urgence y seront maintenues. « Le futur siège du ministère de la Défense, le Pentagone à la française, va être implanté tout près. C’est pour cette raison que l’Etat a finalement accepté de réduire le trafic de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux comme nous le demandions depuis des années. Mais, si c’est pour ouvrir d’autres infrastructures ailleurs, c’est se moquer du monde! » s’agace Michel Riotto, président de l’association Ile-de-France Environnement.
Le secrétaire d’Etat aux Transports, lui, juge au contraire nécessaire d’améliorer la desserte de Paris. Après la réunion du 30 septembre, l’Etat veut aller vite. Très vite. « Chaque site potentiel fera l’objet d’une concertation avec les collectivités et riverains concernés d’ici la fin 2010 », annonce un document de travail. « Tout ça est en cours de discussion », tempère-t-on à la préfecture. « Une concertation ? Quelle concertation ? Nous, personne n’est venu nous voir », s’étonne Denis Baupin, l’adjoint au maire de Paris chargé du développement durable. « Tout ça manque de transparence. En plus, c’est en totale contradiction avec le plan de lutte contre le bruit que nous sommes en train d’élaborer. De toute façon, si nous luttons depuis des années pour limiter les nuisances de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux, ce n’est pas pour en voir deux autres ouvrir ailleurs », annonce l’élu parisien.

Les réactions : entre soulagement et inquiétude
 

Dans le sud du département, c’est le soulagement. « C’était l’enfer, surtout le week-end. Les nuisances étaient plus réduites par mauvais temps. Cette décision est évidemment une bonne nouvelle pour les habitants des communes voisines de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux », analyse Alain Mathioudakis, président de l’association Val de Seine vert.
« On ne peut que se réjouir de la fin des vols commerciaux depuis Issy. Ce sera vraiment une bouffée d’air pour les riverains, ajoute Catherine Candelier, conseillère municipale Europe Ecologie à Sèvres. Après, si le trafic n’est que reporté sur le nord du département ce n’est pas non plus la solution : on ne fait que déplacer le problème. Pour les vols commerciaux, l’hélico n’est pas un moyen de transport écologique ni économique. »
Dans la boucle nord des Hauts-de-Seine en revanche, les élus n’ont pas entendu parler du projet. Mais ça ne devrait pas tarder… La préfecture a pris contact avec la municipalité de Gennevilliers pour aborder le sujet. Jacques Bourgoin, le maire (PC) de la commune, s’est pour l’instant refusé à tout commentaire : « J’attends d’avoir le dossier. Je n’ai aucune idée, en l’état, des avantages et des inconvénients d’un tel projet. »

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 23 Octobre 2010

Nos autres interventions lors du conseil municipal du 21 octobre 2010 sont .

 

 

"Cette décision modificative s’inscrit dans la droite ligne de votre politique budgétaire. S’il est difficile de tout prévoir dans un budget primitif, nous nous étonnons quand même ce soir de l’importance du remboursement supplémentaire de FCTVA.

Que vous n’ayez pas tout prévu, c’est humain, mais que l’on se retrouve avec une rentrée supplémentaire d’environ 470.000 euros, soit 50% de plus que ce qui était initialement annoncé, nous pose évidemment question.

Il y a quelques mois, vous avez à nouveau augmenté la fiscalité des ménages sévriens en expliquant qu’il s’agissait de parvenir à l’équilibre budgétaire. J’ai repris le rapport de délibération de fixation des taux du conseil de mars dernier. Vous nous disiez qu’il manquait grosso modo 500.000 euros.

Aujourd’hui, vous faîtes le constat que nous allons avoir un excédent de plus de un million d’euros en fin d’année. A quoi a donc servi l’augmentation fiscale de cette année ? Il nous semble qu’avec votre utilisation du budget, les Sévriens auraient pu se passer de cette nouvelle augmentation.

Que faire avec ce jackpot, véritable cadeau de Noël avant l’heure ? Des dépenses pour améliorer immédiatement le service à la population ? Pourquoi pas par exemple une dotation à l’épicerie sociale de Sèvres ? Pourquoi pas le lancement de travaux pour diminuer les consommations énergétiques des bâtiments communaux ? Et bien non, vous décidez de garder en réserve le million pour diminuer l’emprunt. Vous préférez rembourser les banques plutôt que d’injecter ces sommes au profit de l’activité économique.

C’est un choix politique que nous ne partageons pas. Nous voterons donc contre cette décision modificative."

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 14 Octobre 2010

J'ai reçu il y a quelques jours la copie d'un courrier adressé au maire de Sèvres qui relate le comportement homophobe de l'un de ses adjoints lors d'une cérémonie de baptême républicain.

Je publie ici ce courrier (en rendant anonymes ses auteures et en taisant le nom de l'élu) et espère que le maire répondra et prendra les mesures qui s'imposent pour que ces discriminations ne se reproduisent plus au sein de notre maison commune républicaine.

 

Mmes XX

X rue XX

92310 Sèvres

 

     

Sèvres, le 11/10/2010

                                                    

Monsieur le Maire,

 

Ce courrier afin de vous faire part de nos sentiments de peine et de colère, suite à la manière dont s'est déroulé le baptême républicain de notre enfant XX, baptême qui a été officialisé le XX octobre à la mairie de Sèvres dans la salle des fêtes par Monsieur XX, adjoint au maire de Sèvres.

 

XX, née le XX a été désirée par ses deux parents et est élevée depuis sa naissance par ses deux parents qui contribuent à part égale à son éducation tant d'un point de vue financier que pédagogique.

Nous sommes sévriennes depuis 10 ans et n'avions jamais ressenti de rejet lié à notre homosexualité au sein de notre ville que ce soit auprès de nos voisins, commerçants ou au sein de structures municipales déjà fréquentées telles que la crèche.

Ce baptême républicain était un souhait commun important à nos yeux et qui devait être un moment solennel et gai en présence de son parrain, de sa marraine et de quelques amis.

 

Alors que dans notre courrier qui avait été envoyé au service de l'état civil afin de demander le baptême de XX, notre famille homoparentale avait été clairement mentionnée, Monsieur XX, dans son discours, s'est montré très insultant envers nous et en particulier envers ma compagne en lui faisant bien entendre qu'elle n'existait pas aux yeux de la loi, que lui même était contre ce type de famille et qu'il faisait un gros effort en procédant à cette cérémonie.

Il a de plus clairement et devant témoins refusé de serrer la main de ma compagne qui s'en est sentie humiliée.

La cérémonie s'est finie pour nous dans les larmes et l'incompréhension.

Nous regrettons de ne pas avoir réagi immédiatement aux propos de monsieur XX et  sommes étonnées  d'une telle attitude émanant d'un représentant de la république. Nous aurions préférées être informées préalablement du souci que pouvait représenter notre configuration familiale.

 

 

En vous remerciant pour l'attention portée à ce courrier.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 13 Octobre 2010

Notre tribune de rentrée parue dans le Sèvrien (sept/oct)


Louis XIV les envoyait aux galères, le régime de Vichy les parquait dans des camps d’internement, des dizaines de milliers de Roms furent massacrés durant la seconde guerre mondiale.

Cet été, les 4 campements de Roms de notre département ont été démantelés. Le 92 et son préfet font toujours partie des bons élèves en matière de répression.

Il est sans doute utile de rajouter qu’environ 500.000 personnes en France sont aujourd’hui classées dans la catégorie « gens du voyage ». La plupart de ces personnes détiennent de longue date la nationalité française et pourtant, ils ne sont pas considérés comme le reste de la population puisqu’ils sont dans l’obligation de posséder un livret de circulation à faire viser régulièrement par la police.

Le schéma départemental d’accueil des gens du voyage, réalisé suite à une loi de 2001, prévoit 300 places dans le 92, dont 80 dans notre secteur. Bien qu’ayant approuvé ce schéma, la ville de Sèvres et la communauté d’agglomération n’ont toujours rien proposé de concret, sauf des terrains en zone inondable ou dans le Parc de St Cloud !

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de novembre 2009 engage lui aussi les communes. Il y est écrit : « Un espace d’accueil pour les gens du voyage sera aménagé ». Il est urgent de passer des incantations aux actes.

Nous refusons la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens et souhaitons que, conformément à la loi, des solutions concrètes soient mises en œuvre pour permettre leur accueil dans le Val de Seine.

 

Catherine Candelier, Luc Blanchard, conseillers municipaux de Sèvres

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Rédigé par Catherine Candelier

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