sevres

Publié le 5 Juillet 2014

Conseil municipal du 2 juillet 2014

 

J’avais eu l’occasion de vous interpeller lors de la dernière séance du conseil sur la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Je vous avais demandé si vous comptiez saisir l’occasion du décret Hamon pour revoir la copie, que je noterai avec un « peut mieux faire »,  laissée par l’ancienne municipalité.


Vous m’aviez répondu qu’à part quelques ajustements, vous repreniez à votre compte la solution issue d’un consensus qui avait semblé se dégager.


J’avoue être perplexe aujourd’hui sur ce consensus. En effet, nous découvrons au travers de votre communication que les activités proposées dans le temps scolaire par Dynamiques Sèvres pour le sport ou par d’autres intervenants pour la musique sont abandonnées. Ces activités sont pourtant financées par la Caisse des Ecoles depuis une quinzaine d’années, à la satisfaction de toute la communauté scolaire. Elles permettent un enrichissement indéniable des matières enseignées et un apport pédagogique pour les enseignants.


Vous allez me répondre que ces activités seront proposées éventuellement lors des temps périscolaires et qu’il n’y a donc pas de perte globalement. Je pense que vous avez tort, car ces activités dans le temps scolaire étaient de véritables enseignements, avec un projet pédagogique en lien avec les enseignants de l’éducation nationale. Hors du temps scolaire, il ne s’agira plus d’enseignement au sens strict du terme.


La suppression de ces interventions en temps scolaire suscite beaucoup d’émoi dans la communauté éducative ces derniers jours et à juste titre.


Par ailleurs, en lisant à la fois votre communication et la délibération sur la fixation des taux de vacation, j’ai trouvé deux chiffres qui m’interrogent. D’un côté vous nous expliquez que l’Etat va contribuer forfaitairement à hauteur de 107 950 euros, et de l’autre vous nous annoncez une dépense supplémentaire de 66 720 euros pour les heures de vacation supplémentaire. Je manque certainement d’éléments mais il me semble que la ville fait une opération bénéficiaire de 40.000 euros environ en mettant en place cette réforme. Je n’ai aucune idée du coût des interventions de Dynamiques et d’autres associations actuellement, mais il me paraitrait dommage d’économiser pour économiser concernant l’éducation.


Enfin, sans PEDT, j’ai l’impression que les activités périscolaires relèvent aujourd’hui d’un saupoudrage qui manque de cohérence. Il conviendrait vraiment que dans les mois qui viennent l’ensemble des acteurs soient réunis pour pouvoir élaborer ce PEDT afin de lui assigner un réel but pédagogique dans l’intérêt avant tout des enfants.


Ultime remarque, votre municipalité communique beaucoup sur l’apprentissage des langues étrangères au pluriel mais ne semble ne promouvoir que l’anglais. Notre ville est riche de communautés linguistiques différentes, apprendre l’anglais est certes aujourd’hui presqu’incontournable, mais il conviendrait de ne pas oublier l’arabe, le portugais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le chinois ou le japonais.

 

Réponse sur les dépenses : on me répond que la ville dépensera 300.000 euros pour mettre en oeuvre la réforme, mais nul ne détaille toutes ces dépenses....Je m'abstiens sur les délibérations proposées.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

Conseil municipal 2 juillet 2014

 

Le 22 mai 2003, au détour d’une délibération instaurant la fin de la gratuité du service de ramassage scolaire, la majorité du conseil municipal décidait de supprimer brutalement le circuit de ramassage desservant le quartier Danton. Malgré une forte mobilisation des 80 familles concernées et les demandes des élus d’opposition, le verdict fut sans appel et 28 conseillers municipaux (dont vous faisiez partie M de la Roncière, Mme Destouches et M Fortin) ont approuvé la suppression de ce service public.


Je voudrai rappeler pourquoi, en 1966, ce service a été instauré. Le quartier Danton a été conçu sans que soit prévu à proximité d’équipements scolaires et c’est donc tout à fait logiquement que la commune avait mis à disposition de façon gratuite un bus scolaire pour les habitants. Il s’agissait d’une mesure d’équité devant le service public.

Je me réjouis que onze années après cette suppression, le service soit à nouveau proposé aux habitants de Danton qui ont souvent l’impression d’être discriminés.


Faire de la politique, c’est faire des choix. Dire aujourd’hui qu’un tel service coûte de l’argent et qu’il ne faudrait alors rien faire me paraît être un argument spécieux. Il ne me paraît pas luxueux de permettre aux élèves de Danton de pouvoir bénéficier d’un bus pour aller à l’école.

Je voterai donc sans état d’âme cette réinstauration, d’autant plus que je m’étais prononcée contre la suppression de ce service en 2003.

 

L'UMP vote contre la délibération arguant que cela fait trop de dépenses et rappelant que la décision de 2003 était due à un désengagement du STIF. Je me permets de rappeler qu'en 2003, le STIF dépendait de l'Etat.....

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

conseil municipal du 2 juillet 2014

 

Comme vous l’avez indiqué, le Plan local de l’urbanisme de Sèvres date d’il y a 7 ans et depuis un certain nombre de modifications législatives sont entrées en vigueur, un certain nombre de documents d’urbanisme ont été adoptés qui entraînent une mise en compatibilité du PLU.


L’une des nouvelles dispositions du code de l’urbanisme, issue de la loi ALUR, est la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols. C’est une bonne chose, car à Sèvres certains secteurs étaient couverts par un COS particulièrement faible, COS qui empêchait jusqu’à présent une exploitation optimale des terrains concernés.


Au-delà de la simple mise en conformité au droit, il s’agit de mettre à niveau le PLU sur plusieurs aspects. En 2007, les écologistes s’étaient prononcés contre le PLU en vigueur, notamment parce qu’il ne comportait que peu de mesures de protection de l’environnement (je pense notamment à la RD7), mais aussi parce que ce PLU nous semblait en contradiction avec les objectifs du PLH. D’ailleurs lorsque nous avons fait le bilan au bout de trois ans, chacun a pu constater que l’objectif de production de 40 logements par an était bien loin d’être atteint. Je rappelle aussi que ces dernières années, le nombre de logements sociaux a diminué dans notre commune, alors que plus de 550 ménages sévriens ont déposé un dossier de demande de logement. Le PLH de GPSO récemment adopté fixe un objectif de production de 59 logements par an, cet objectif me semble encore en deçà des besoins si nous souhaitons que Sèvres ne perde pas d’habitants. Cette révision du PLU nous offre  l’occasion de réfléchir à une adaptation de nos règles d’urbanisme afin de permettre une densification intelligente.


Bien entendu, dans mon esprit, la densification ne fait pas opposition à architecture agréable et insertion dans un environnement préservé. Pas plus à Sèvres que sur l’île Seguin nous ne souhaitons voir des tours détruire notre cadre de vie !

De plus, il conviendra d’être attentif à ce que la révision favorise la rénovation de notre centre-ville, abandonné à lui-même depuis si longtemps.

Vous nous annoncez également une modification simplifiée du PLU lancée parallèlement à sa révision. Je pense qu’il ne serait pas inutile pour cette modification comme pour la révision que les conseillers municipaux disposent d’une note technique leur indiquant quels points précis du règlement du PLU doivent être modifiés. Je suggère également que les commissions d’urbanisme dédiées au PLU soient ouvertes à l’ensemble des conseillers qui le souhaitent.

 

Réponse du conseiller en charge de l'urbanisme : le PLH prévoit en effet 59 logements supplémertaires par an et les projets recensés sont déjà au-delà de ce chiffre...

Nous verrons bien ce qu'il en est lors des bilans !

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 5 Juillet 2014

 conseil municipal 2 juillet

 

 

Monsieur le Maire,

 

Le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public prévoit que la mise en œuvre de cette surveillance doit intervenir avant le 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectifs d’enfants de moins de 6 ans et pour les écoles maternelles.

Doivent être mesurés le formaldéhyde, substance irritante pour le nez et les voies respiratoires, émise par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d’entretien..., le benzène, substance cancérigène issue notamment de la combustion, et le dioxyde de carbone (CO2), sans effet notable sur la santé mais représentatif du niveau de confinement des locaux. . L’état des moyens d’aération des bâtiments devra à cette occasion être également évalué.

Ces mesures doivent être rendues publiques et renouvelées tous les 7 ans ou tous les 2 ans en cas de dépassement des valeurs limites.

Il appartient donc à la commune, propriétaire des établissements concernés, de mettre en œuvre ces mesures.

Pouvez-vous nous indiquer si la ville a engagé des démarches pour respecter sa responsabilité en matière de santé publique ?

 

 

Réponse du maire : la campagne de mesures sera lancée en septembre dans les établissements concernés...à suivre donc !

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 17 Novembre 2013

Sèvres, le 10 novembre 2013

 

Monsieur le Président de la commission d’enquête,

 

Le projet de ligne 15 qui est présenté lors de cette enquête publique suscite plusieurs remarques et interrogations que nous souhaitons porter à votre connaissance :

 

1/ Le choix des lieux des trois réunions publiques :

Il est étonnant que le territoire de Grand Paris Seine Ouest, impacté notamment directement par le terminus provisoire de la ligne 15 n’ait pas été choisi pour qu’y soit organisée l’une des réunions publiques de cette enquête. En effet, lors de la concertation préalable, de nombreux Sévriens ont participé aux réunions organisées et ont pu faire part de leurs questionnements, mais aussi proposé des améliorations au projet.

Nous regrettons donc le choix de Montrouge comme unique lieu de réunion publique pour les Hauts-de-Seine, lieu qui ne nous paraît pas représentatif des spécificités du Val de Seine.

2/ Le financement du projet :

Si le dossier d’enquête expose clairement le coût d’investissement lié à la construction et à l’achat du matériel roulant du tronçon Noisy-Champs-Pont de Sèvres, il n’est par contre expliqué nulle part comment sera réalisé son financement.

Ce manque d’information pour une infrastructure d’un montant de 5,395 milliards d’euros nous paraît aberrant.

Par ailleurs, le dossier indique un coût d’exploitation annuel du tronçon de 80 millions d’euros par an, mais là encore, le financement n’est pas décrit.

3/ Etudes de trafic à l’horizon 2020 et aménagement du territoire

Pour ce qui concerne le territoire de GPSO, nous sommes surpris que les études de trafic se basent notamment sur les projets d’aménagement des collectivités territoriales. Nous souhaitons souligner que le CDT GPSO est la résultante de la ligne 15 et que la mise en œuvre de cette infrastructure de transport sert directement à légitimer un aménagement de ce territoire en complet déséquilibre concernant le nombre de m2 de surfaces tertiaires par rapport aux logements prévus.

Cet aménagement, qui privilégie la construction de milliers de m2 de bureaux dans un contexte de surproduction dans l’Ouest de l’Ile-de-France, va à l’encontre de la métropole durable décrite dans le dossier d’enquête.

Nous notons que le tronçon concerné par l’enquête devrait représenter entre 12 et 15 % de la fréquentation du futur réseau Grand Paris, alors même qu’il représente 25% des investissements de l’ensemble de ce réseau.

Si nous estimons que l’utilité de cette ligne est réelle pour sa partie Est jusqu’à Bagneux, il n’en est pas de même jusqu’au Pont de Sèvres dans sa version terminus. Les chiffres de fréquentation estimés parlent d’eux-mêmes.  De même, si la désaturation des autres réseaux de transport en commun apparaît clairement pour la même partie Est du tracé, il n’y a aucun signe de désaturation prévisible sur le territoire de GPSO. Au contraire, il est indiqué que le T2 subira de fait un possible engorgement à partir du Pont de Sèvres.

Concernant le report modal indiqué dans le dossier, il est estimé à 9%. Cependant, le dossier n’est pas assez précis et ne montre pas en quoi la mise en œuvre de ce tronçon réduit la circulation automobile dans le secteur de GPSO. Il n’y a pas non plus à l’appui du dossier de cartes par commune indiquant les déplacements domicile-travail des habitants qui prouveraient la pertinence du projet.

Comme le note fort justement l’étude socio-économique, le tronçon Noisy-Pont de Sèvres n’a d’intérêt que lorsque l’ensemble du réseau est réalisé. Or, si de nombreuses incertitudes pèsent sur le financement de ce tronçon, elles sont encore plus marquées sur le reste de la réalisation du réseau.

Si nous sommes d’avis qu’il est primordial de créer un réseau de banlieue à banlieue, nous sommes par contre convaincus que le tronçon Noisy-Pont de Sèvres ne doit pas être considéré comme prioritaire dans sa réalisation (et plus particulièrement sur le territoire de GPSO) en comparaison avec d’autres liaisons. Il nous paraît plus pertinent de commencer à construire le réseau à l’Est et au Nord de Paris afin de rééquilibrer l’aménagement du territoire.

 

4/ La gare du Pont de Sèvres

Le positionnement actuel de la gare terminus du Pont de Sèvres pose plusieurs problèmes et nous semble se profiler comme un véritable cul-de-sac. D’une part, la future gare est positionnée loin de la station du métro 9, ce qui entrainera une longue correspondance à pieds pour les voyageurs s’ils souhaitent prendre le métro ou le bus. D’autre part, la liaison avec la Défense par le T2 ne pourra s’effectuer qu’en traversant à pieds et à découvert le Pont de Sèvres. A l’heure actuelle, aucun aménagement spécifique n’est prévu par le Conseil Général.

Cette longue et désagréable correspondance sera de plus rendue encore plus pénible par la sur fréquentation prévisible du T2 entre la station Musée de Sèvres et la Défense.

De même, les habitants de Sèvres n’auront d’autre choix que d’utiliser la ligne de bus 171 – une des lignes les plus fréquentées déjà de la région- pour laquelle aucun aménagement satisfaisant n’est prévu afin de faciliter sa circulation.

Le positionnement de cette gare à Boulogne est clairement destiné à desservir le quartier de l’Ile Seguin et ses futures tours de bureaux, cette gare n’est en aucun cas une amélioration pour la qualité de vie quotidienne des habitants du secteur.

Enfin, nous sommes plus que circonspects sur le choix d’une implantation d’une gare de cette ampleur en zone rouge du PPRI et nous avons trouvé que le dossier présentait des lacunes dans sa réponse aux risques encourus.

 

5/ Nos propositions alternatives

La desserte de l’Ile Seguin impose une traversée sous la Seine depuis Issy puis une autre vers St Cloud (nécessaire pour le prolongement futur de la ligne vers la Défense). Le dossier d’enquête est muet sur le coût de cette double traversée sous le fleuve. Nous pensons cependant que ces travaux sous la Seine représentent une part très importante des investissements nécessaires, ainsi qu’un risque certain d’aléas de chantier.

C’est pourquoi, nous proposons qu’en l’attente du prolongement de la ligne vers la Défense, le tronçon projeté s’arrête provisoirement à Clamart. Une solution moins onéreuse et plus facile à mettre en œuvre pourrait être trouvée sous la forme d’une ligne de bus à haut niveau de service entre Clamart et La Défense.

Ce report de la construction de la ligne sur le territoire de GPSO permettrait de mener une réflexion approfondie sur l’emplacement de la future station Pont de Sèvres en envisageant par exemple la création d’un réel pôle d’échanges autour de la gare Musée de Sèvres du T2 (l’amélioration de la desserte des anciens terrains Renault pouvant par ailleurs s’effectuer via un tram ou BHNS reliant Meudon à St Cloud et traversant le trapèze).Cette solution éviterait par ailleurs l’effet cul-de-sac décrit plus haut.

Nous souhaitons enfin rappeler que les Sévriens sont en attente d’un transport collectif de plus grande capacité que le bus 171 actuel : prolongement du métro 9 jusqu’à la mairie de Sèvres et mise en œuvre d’un tramway entre Pont de Sèvres et Versailles font partie des solutions plébiscitées par nos concitoyens.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la commission d’enquête, à l’assurance de notre considération distinguée.

 

Luc Blanchard                                                                                                                 Catherine Candelier

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 3 Novembre 2013

communiqué de presse, 3 novembre 2013

 

 

Europe Ecologie Les Verts de Sèvres a désigné Catherine Candelier pour mener une liste écologiste et citoyenne d’intérêt local et intercommunal lors des prochaines élections municipales.

 

Catherine Candelier, conseillère municipale EELV de Sèvres, conseillère régionale de 2004 à 2010, est âgée de 44 ans. Elle sera la seule femme à briguer le mandat de maire et est la plus jeune des candidats en lice.

Catherine Candelier, urbaniste dans la fonction publique, a fait toutes ses études à Sèvres et est membre de plusieurs associations locales.

 

Sèvres en Transition sera une liste composée de Sévriennes et Sévriens d’horizons divers, engagés dans la vie locale et souhaitant impulser de nouvelles politiques publiques dans leur commune et à l’échelle de Grand Paris Seine Ouest.

 

Le projet s’appuie sur le constat que Sèvres est aujourd’hui à la traîne dans de nombreux domaines (environnement, emplois, logements…) et ambitionne de bâtir une ville, respectueuse de l’environnement, plus accueillante pour ses habitants.

 

Pour Catherine Candelier : « Changer les équipes en place ne constituent pas un programme, il faut aussi changer les façons de faire, changer de cap pour permettre à Sèvres de répondre aux défis de notre siècle ! ».

 

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Publié le 30 Juin 2013

Catherine Candelier

Conseillère municipale de Sèvres

44 avenue du Beau Site

92310 Sèvres

Sèvres, le 30 juin 2013

Objet : enquête publique sur le CDT de GPSO

Monsieur le commissaire enquêteur,

 

Je vous prie de trouver ci-dessous mon avis concernant le projet de CDT GPSO.

 

1/ Un CDT réalisé sans concertation

Le CDT de GPSO a été réalisé entre les maires des communes et le Préfet de Région, aucune information, concertation auprès du public n’a été réalisée.

Les conseils municipaux ont été saisis après la signature de l’accord cadre et le vote du conseil d’agglomération. Aucune discussion n’a eu lieu au préalable.

2/ Un dossier d’enquête publique partial

Il est étonnant que le procès-verbal du conseil municipal de Sèvres, transmis comme pièce de l’enquête publique ne mentionne pas les votes détaillés des membres de ce conseil. Il peut donc apparaître que l’unanimité a régné, alors que Luc Blanchard et moi-même  (conseillers municipaux EELV d’opposition) avons voté CONTRE le projet présenté. Il semble que les votes dans d’autres conseils municipaux n’aient pas non plus été transmis pour le dossier.

3/ Un CDT réalisé à la va vite pour échapper à une conformité avec le SDRIF

Etrangement, le CDT a été signé par l’ancien Préfet de Région avant que ne soit promulguée la loi n° 2013-61 du 18 janvier 2013 qui impose la compatibilité des CDT au SDRIF. Aussi, ce projet de CDT pourra très bien échapper à cette conformité.

4/ Un projet de territoire qui oublie plusieurs communes et qui ne consiste qu’à un empilage des projets municipaux existants

A la lecture du document CDT, on comprend que seules quelques villes seront concernées par les projets décrits et qui ne sont pour la plupart que des projets déjà existants ou en cours de réalisation. Par ailleurs, le CDT fait totalement l’impasse sur l’entrée des communes de Vélizy et Marnes-la-Coquette dans la communauté d’agglomération au 1er janvier 2014.

5/ Un financement inexistant

Le financement de nombreux projets figurants dans le CDT n’apparaît à aucun moment. Les clés de répartition entre les collectivités territoriales et avec l’Etat ne sont pas décrites. Le CDT apparaît alors comme une vaste tromperie pour les citoyens que l’on fait rêver avec des projets dont on ne sait qui les paiera ni quand ils verront le jour.

Le CDT ne respecte pas l’article 4 du décret n°2011-724 relatif aux contrats de développement territorial qui demande à ce que soit défini les conditions de financement.

6/ Un CDT qui ne respecte pas la territorialisation de l’offre de logements

Le document présenté affiche un objectif de production de logements inférieur à la demande de l’Etat (1500 par an contre 2000 requis).

Par ailleurs, en échappant à la conformité au SDRIF en cours d’adoption, le CDT ne prévoit pas 30% de logements sociaux sur le territoire, alors que bien des communes ne respectent déjà pas la loi SRU.

De plus, aucun des projets d’aménagement, de stratégie foncière ou de réhabilitation du parc de logements existants ne sont déclinés en fiches projet et ne sont pas territorialisés.

7/ Un territoire qui se dit durable sans l’être

Alors même que le CDT expose des projets de transports en commun (dont certains ne figurent pas au plan de mobilisation de la Région et ne seront donc pas financés), GPSO a choisi de doubler les voies de circulation automobile sur la RD7.

Les nombreux projets de construction de tours (Boulogne, Issy) témoignent de la philosophie portée par GPSO à travers ce CDT : faire concurrence au quartier de la Défense et perdurer dans un urbanisme dépassé.

8/ Une évaluation environnementale muette sur certains impacts

L’évaluation environnementale du CDT néglige totalement certains impacts de la densification proposée ; il n’est ainsi nulle part fait mention des besoins énergétiques supplémentaires liés au projet, ni du traitement des déchets par exemple.

L’évaluation environnementale ne traite pas de l’augmentation prévisible des émissions de GES sur le territoire.

Le document ne traite absolument pas de la gouvernance des différentes thématiques liées à la préservation de l’environnement.

Enfin, la pollution de l’air est absente des documents. Il est intéressant à cet égard de mentionner que GPSO vient d’expulser la station de mesures d’Airparif existante à Issy-les-Moulineaux.

 

Pour toutes ces raisons, j’émets un avis défavorable au projet de CDT GPSO.

Vous remerciant de votre attention, je vous prie de croire, Monsieur le commissaire enquêteur, à l’assurance de ma considération distinguée.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 1 Juin 2013

Il y a deux ans, Grand Paris Seine Ouest (GPSO) présentait son Agenda 21 et son plan climat. Dans la foulée, Sèvres en adoptait une déclinaison qui devait permettre une application locale des actions communautaires.

Nous avons voulu, à moins d’un an des élections municipales, faire le point sur le budget qui a été engagé… sur trois ans. Nous constatons que 80 % ont été consacrés à 6 actions, qui auraient eu lieu de toute façon parce que programmées avant l’Agenda 21 ( programme pour l’habitat notamment). Les 20 % restants ont financé 34 actions, essentiellement de la « com » qui malheureusement a peu fait pour la préservation de l’environnement dans nos communes.

Depuis des années, nous rappelons l’obligation d’afficher les performances thermiques des bâtiments communaux et nous suggérons de lancer une campagne de sensibilisation à l’attention des usagers (campagne « display », que nous présentions au conseil municipal dès juillet 2008). Ce type d’action se révèle économiquement avantageuse, car le comportement des usagers dans les lieux public pèse sur la consommation d’énergie et donc sur les dépenses. Pourquoi n’a-t-elle pas été menée ? Parce que la volonté politique manque ! Les questions de sobriété énergétique, d’isolation thermique des bâtiments, de mobilisation citoyenne et d’actions participatives… ne sont pas dans la culture des sept maires de GPSO. A chaque budget, nous réclamons une réelle mobilisation pour rénover le patrimoine municipal afin que celui-ci soit moins énergivore. Durant ces cinq dernières années, nos arguments ont été balayés.

Autre exemple concret, pris cette fois à Chaville. Un groupe de citoyens souhaite créer un jardin partagé sur une friche appartenant à la ville. La première tentative, en mai 2011, est stoppée par la commune qui promet en contrepartie d’aménager des délaissés SNCF pour les jardiniers amateurs. Ce n’est toujours pas fait. Les actions concrètes font-elles si peur ?

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 12 Avril 2013

Le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise a livré ses jugements fin mars 2013 : pour lui, Vallée Rive Gauche est une opération irréprochable du Conseil général des Hauts de Seine. Il a débouté la dizaine d’associations, le conseil syndical et la trentaine de particuliers qui affirment le contraire et qui demandent l’annulation des décisions préfectorales préalables à la réalisation du projet.

 Depuis 12 ans les riverains et les associations dénoncent l’état d’abandon des berges de Seine, l’excès automobile et la pollution qui en résulte. Depuis 5 ans le Conseil général fait avancer sa troisième tentative de généralisation des 4 voies et de déshumanisation des berges, en conflit avec des citoyens déterminés à rendre aux habitants cette boucle de Seine à la porte de Paris. Il n’a rien voulu entendre des avis recueillis dans la concertation préalable de 2008 et dans l’enquête publique de 2010. Plus de 75% étaient opposés au projet. Il n’a pas voulu voir la magistrale démonstration, carrefour de Vaugirard, de la fluidité d’une 2 voies quand les croisements sont bien conçus et la circulation est apaisée. Il n’a pas non plus écouté les associations cyclistes, réunies sur la demande de la commission d’enquête, pour rendre l’usage du vélo moins dangereux. Il a préféré doubler le nombre de feux rouges, multiplier les potelets et semer des radars, plutôt que réduire les nuisances de la voiture, les écologistes le déplorent.

 

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 19 Mars 2013

Lors du vote du budget 2013, Patrick Devedjian, président du Conseil général a supprimé la subvention aux associations AIRPARIF, (80 000 euros) et BRUITPARIF (23 000 euros). La première mesure la qualité de l’air, la seconde la pollution sonore en Île-de-France. Bruitparif a d’ailleurs aidé GPSO à établie sa carte du bruit. A l’heure où la France est poursuivie par la commission européenne pour des dépassements répétés des niveaux autorisés de particules fines cancérigènes, ou le bruit est dénoncé par les Franciliens comme une source de nuisance majeure le département tente de casser les thermomètres  !

Patrick Devedjian justifie sa décision en expliquant que le département doit se «  recentrer  » sur ses missions fondamentales, mais cela n’empêche pas sa majorité d’accorder 1,2 million d’euros à une équipe de rugby professionnel ou 2 millions à des représentations et activités autour du chant lyrique…

Les deux associations, tout en déplorant ces coupes budgétaires, ont annoncé qu’elles continueraient à informer les Franciliens. Encore faut-il qu’on les laisse travailler, car une autre menace pointe  : la fermeture des stations de mesures. Dès 2009, la ville d’Issy-les-Moulineaux envisageait de fermer celle de l’avenue Victor Cresson. La levée de bouclier qui suivit cette annonce fit reculer André Santini, mais la station est en sursis car les mesures qu’elle produit dérangent.

Plutôt que de s’enfoncer la tête dans le sable et nier la réalité ne devrait-on pas prendre des mesures pour lutter contre les pollutions  ?

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Rédigé par Catherine Candelier

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