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Publié le 28 Octobre 2008

Notre Président vient d'annoncer la création de 100.000 nouveaux emplois aidés destinés au secteur non marchand. Ces emplois sont des "contrats d'avenir" ou des "contrats d'accompagnement par l'emploi".
On se souvient des cris poussés par la droite lors de la mise en place des emplois jeunes par le gouvernement Jospin, dispositif supprimé en 2002 par Raffarin.
Côté bilan : selon des études officielles (Dares et ministère de l'emploi) : 24% seulement des personnes ayant bénéficié d'un contrat d'accompagnement étaient encore en emploi durable 6 mois après la fin de leur contrat, et seulement 16% pour les contrats d'avenir.
Emplois jeunes : un an et demi après leur contrat, 85% des bénéficiaires étaient en poste, dont 70% en CDI.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Octobre 2008

Alternatives Internationales, hors série, à paraître.  


Quelle est votre réaction d'économiste face à la crise que nous connaissons ? 


Alain Lipietz. Pour qui n'en est pas victime, cette crise est passionnante, une sorte de prodige car elle en résume beaucoup d'autres. C'est la première fois que la crise vient à la fois du social et de l'écologie pour se transformer en crise financière, et de là rebondir vers l'économie réelle dont elle est issue. Je suis agacé par ceux qui parlent « de crise d'origine financière qui finit par toucher l'économie réelle ». Non, cette crise vient de la prolifération du nombre de salariés pauvres américains depuis les années 1980. La mondialisation a accéléré cette dégradation, mettant fin au « compromis fordiste » des années   40.

Les ouvriers américains ont pourtant continué à acheter des maisons, d'où la crise des subprimes ?    

A. L.. Oui, d'autant qu'acheter sa maison est une norme plus prégnante là-bas qu'ici. Ils ont  fini par ne plus trouver que des usuriers pour leur prêter de l'argent (subprimes), usuriers qui ont vendu les titres liés aux hypothèques sur les marchés financiers, ce qui a intoxiqué tout le  système financier mondial. Mais plus généralement, dans le monde, il y a énormément de  pauvres et quelques énormément riches.

On a dépassé en 2007, aux Etats-Unis, la polarisation sociale de 1928, c'est-à-dire la différence entre les 1 % les plus riches et les autres. Nous   étions donc revenus au-delà du déséquilibre qui avait provoqué la crise de 1929, avec la   destruction achevée du New Deal opéré par Roosevelt pour remédier à cette crise en développant une large classe moyenne. En cela, cette crise est typiquement « 1929 » : des financiers ont accumulé beaucoup trop d'argent (y compris le gouvernement chinois en   tant que propriétaire des usines chinoises, et les fonds de pension américains qui cherchaient   des secteurs rentables pour financer les retraites de la génération fordienne). Les salariés pauvres étant devenus insolvables, on a une crise classique de sous-consommation (ou de  suraccumulation). Les riches ont réalisé que les pauvres ne pourraient pas payer et tout a craqué. Les pauvres sont expulsés de leur maison, le prix de l'immobilier s'effondre, les   établissements de prêts et les sociétés de réassurance des crédits s'effondrent, puis les   banques.... 

Ajoutons, et c'est inédit par rapport à 1929, la   mondialisation financière « casino » : tout titre peut être vendu dans le monde sans qu'on sache ce  qu'il représente exactement. Sous Roosevelt, le législateur a re-compartimenté les activités entre banques d'affaires, assurances et banques   de dépôt. Aujourd'hui, on a propose une re-mutualisation générale : soit les banques d'affaire tombent en faillite, soit elles sont rachetées par les banques de dépôt, et celles-ci partiellement nationalisées. C'est une sorte de fuite en avant : « Il y a beaucoup de dégâts : on va les mélanger avec ce qui se porte mieux en espérant que cela se voie moins ».    

Vous dites que cette crise est à la fois sociale et environnementale. En quoi ? Est-ce la fin du «   système libéral productiviste » que vous   chroniquez sur votre blog ?

AL. Je viens d'évoquer l'aspect « libéral » de la crise, qui l'apparente à la crise de 29 : une   accumulation de richesses qui ne trouve plus à s'investir car les pauvres sont trop pauvres pour acheter. Dans les années 30-40, on a corrigé cet effet pervers du libéralisme par le « fordisme » : payer mieux les ouvriers pour faire croître la consommation et assurer le plein-emploi. Mais ce compromis fordiste, Thatcher, Reagan et la concurrence mondiale l'ont effacé à partir des années 80, et l'on se retrouve dans une structure de distribution mondiale plus dangereuse encore que celle de 1928. Car d'une part les travailleurs américains ou européens se sont appauvris, mis en concurrence avec ceux de l'ex-tiers monde, alors que, d'autre part, la modernisation productive s'élargissait presque au monde entier. Or la crise de 29 venait de la mauvaise distribution des gains de productivité : les salaires stagnaient tandis que la productivité accélérait dans les années 20, avec des profits « rugissants ». De nos jours, les   ouvriers chinois travaillent sur des machines achetées en Allemagne, avec la productivité de   2008, mais ils sont payés avec les salaires de 1900. Nous sommes face à une crise de 1929 au carré !   

Le deuxième aspect, c'est l'aspect « productiviste » de la crise. Pour la première fois depuis 1848, voire même la Grande Peste, on assiste, en plus de la crise du système économique, à une crise d'épuisement des ressources naturelles. En 1929, les récoltes étaient bonnes, aucun problème du côté de la   Nature : on brûla le café invendable dans les locomotives. On atteint désormais la limite de la plupart des ressources non-renouvelables (le pétrole, les métaux). Tout s'épuise à la fois : les matières premières et la possibilité de recycler les déchets, comme les gaz à effet de serre, péril bien plus grave encore. En plus, le monde a manqué courir à la   catastrophe totale, en se lançant en 2007 dans les agrocarburants. Pour lutter contre la rareté   du pétrole, on aggravait la rareté des produits alimentaires. Et cela a précipité les   propriétaires endettés dans la pauvreté, accélérant la crise des subprimes. Ce projet   insensé est remis en question, du moins en Europe. Je ne condamne pas en bloc les agro-carburants (les Verts ont un agro-carburant pour emblème : le tournesol !). Mais l'idée que l'on puisse y consacrer 1/6ème des terres (« car au XIXe siècle, 1/6 de la terre française servait   à nourrir les chevaux ») témoigne de notre folie. D'autant que les Chinois enrichis commencent à   manger de la viande, dont la production consomme 10 à 15 fois plus d'hectare par protéine que les protéines végétales. Résultat : les 27 pays les plus pauvres étaient en état de crise alimentaire en mai 2008, en l'absence de sécheresse ou d'inondation particulière !

Faut-il désespérer ?

A. L. Voyons l'aspect positif des choses.  Premièrement, la capacité de réaction de la   planète est beaucoup plus forte que lors de la crise de 1929. Pourquoi ? Parce que celle-ci a eu   lieu, justement. On a annulé les conquêtes du fordisme, mais on en avait gardé la théorie : le keynésianisme. Même G. W Bush, contrairement à Herbert Hoover (président des Etats-Unis de 1929 à 1932) en son temps, comprend que, face à une telle dépression, il faut lâcher les rênes du crédit et augmenter le pouvoir d'achat.  Deuxième aspect positif, la compétence plus  grande de l'humanité en tant qu'intelligence   collective. La façon dont les agrocarburants ont   démarré puis ont été contestés est significative. Les parlementaires européens (les écologistes   d'abord), les grandes organisations internationales, le « quatrième pouvoir » (la   presse) bien sûr, ont mis le holà à cette folie, en un peu plus de dix mois. L'envolée du prix de   la nourriture était alors de l'ordre de 60 ou 70 %. Toutes les céréales et les plantes à huile   (colza, arbres à palme etcŠ) étaient connectés au prix du pétrole. La situation devenait   catastrophique. La régulation intellectuelle et, partiellement, institutionnelle (ONG,   institutions internationales) a marché. La démocratie, cela fonctionne, ce n'est pas la même   chose que l'Union soviétique qui a vu la mer d'Aral s'assécher sans rien faire et sans se   poser la question de l'impact de la culture du coton dans le Kazakhstan.  Mais de la critique à l'action politique il y a   une marge. La « sortie par en haut » de la crise n'est pas gagnée.    


Qu'elle pourrait être la forme d'un autre régime d'accumulation, d'un autre mode de régulation et   d'un nouveau modèle de développement ? On ne va pas revenir au fordisme ?


A.L. Par ses ressemblances avec la crise de 1929, il devra sans doute y avoir quelque chose de rooseveltien dans les solutions à la crise actuelle, donc de la redistribution des revenus à  l'échelle mondiale. Et l'Etat-Nation est désormais impuissant à réguler le capitalisme : il nous faut au moins une Europe fédérale. Mais non, bien sûr, on ne reviendra pas au fordisme, à cause de la crise écologique : il ne faut pas garantir une automobile à chacun, mais deslogements bien isolés, produisant leur propre énergie, et des transports en commun ! C'est toute l'idée de la « croissance verte ». La norme de consommation devra être non seulement   économe en énergie et en gaz à effet de serre, mais en plus réduire les déséquilibres accumulés. On ne peut pas se contenter de la « décroissance » de l'activité. Ce serait vrai si on était à l'équilibre et qu'il fallait maintenir les choses en l'état, or ce n'est pas du tout le cas.  Il faut bien comprendre qu'une décroissance de la crise écologique suppose une croissance massive de l'activité humaine. Nous devrions être aujourd'hui dans une « économie mobilisée » au sens de Janos Kornai, l'économiste hongrois, une économie où la question de la demande du consommateur ne se pose pas, tant les besoins collectifs sont impératifs. En un an, tout pays «mobilisé » pourrait être en situation de plein emploi avec des gens en train de construire des logements écologiques, des vélos, des couloirs pour autobus à méthane issu de la fermentation des ordures, remettre HLM et copropriétés aux normes Haute Qualité Environnementale. En France, pour amorcer le financement, il suffirait d'abolir la loi Tepa (loi de l'été 2007 « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat ») : un peu moins de quinze milliards de manque à gagner fiscal par an ! Je ne suis pas un  fou de la surimposition, mais là, cette loi n'a servi à rien, ni pour rétablir l'équilibre budgétaire, ni pour relancer l'activité. Restituons intégralement ces 15 milliards annuels au financement du Grenelle et, croyez-moi, on saura quoi en faire ! Et n'oublions pas que le prix de la lutte contre les désastres de l'effet de serre sont bien moins moindres que les dégâts engendrés. Côté bancaire, ce qu'a montré la crise, c'est  qu'une banque centrale ne doit pas prêter de   l'argent au même taux selon les différents usages de l'argent. Si l'Union Européenne avait le courage de réformer la BCE, elle édicterait que celle-ci doit racheter à taux zéro les titres   émis par les chantiers de lutte contre l'effet de serre, et faire monter à 10 ou 15 % les taux de   refinancement pour les titres spéculatifs sans rapport avec le bien commun.

Les libéraux, observant la baisse de la consommation de carburant en France, estiment   qu'au fond il n'y a pas mieux que le marché pour faire bouger les comportements.

AL. Non, c'est la crise écologique qui est en train de faire bouger les comportements des individus. Mais toute crise se régule d'une certaine façon par la mort de ce qui l'a   provoquée. Le « développement soutenable » vise  justement à éviter la violence des crises régulatrices. Il faut tout à la fois réguler le social et l'environnemental. Le problème de la Nature, c'est que, comme elle est gratuite, tout le monde se sert et les riches bien plus que  les pauvres ! La mission de l'écologie politique, dans laquelle je m'inscris, est d'alerter et de proposer un usage de la Nature « assurant les besoins d'abord des plus démunis, et des   générations futures ». Depuis 1972 (conférence de Stockholm), elle annonçait que le modèle de développement fordiste était insoutenable. Mais son successeur, le libéral productivisme était pire encore : pas davantage soutenable et en plus anti-social. Notre rôle de prophète de malheur est terminé   aujourd'hui. Le travail que nous avons à mener, dans les collectivités locales, à l'Europe (où   les scrutins sont proportionnels et permettent de représenter les courants émergents), c'est de   montrer ce que serait le « New Deal » du XXIe siècle. La révolution d'une redistribution   égalitaire des gains de productivité selon des formes faisant reculer la crise écologique :   croissance du temps libéré, économies d'énergie, reconversion vers une nourriture saine, etc...   

Propos recueillis par Bertrand Richard     


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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 21 Octobre 2008

L’urgence est là, omniprésente, visible de tous !

Les crises écologique, sociale, alimentaire, énergétique, économique, financière convergent en une crise globale, chaque jour plus profonde, chaque jour plus violente.

Elle contamine la planète, accable les plus faibles, n’épargne plus personne. La recherche du toujours plus de profits pour quelques uns entraîne plus de prédations, de pollutions, de pénuries, de corruptions, de guerres, d’inégalités pour tous les autres.

Notre consommation effrénée de ressources naturelles dépasse aujourd’hui de 40% la capacité de la planète à se régénérer. La diversité du vivant décline. Les réfugiés climatiques se bousculent aux frontières. Le capitalisme financier a spéculé sur l’endettement des plus pauvres, contribuant à la récession économique et à la régression sociale. Les pays riches, prompts à injecter plus de 2000 milliards d’euros dans le système financier pour le sauver de ses outrances, refusent de mobiliser le vingtième de cette somme pour que cesse l’horreur, toutes les cinq secondes, d’un enfant qui meurt d’être pauvre. Ces « dettes » là, comme l’emballement climatique ou la disparition de milliers d’espèces, sont autrement effroyables et irréversibles.

Ce modèle de croissance à crédit est condamné. Nous en avons chaque jour une preuve supplémentaire. Il avance à l’aveugle, sans vision collective.

Pour en changer, il faut agir ! Nous devons agir ! Chacun peut agir !

C’est désormais l’impératif écologique et social qui doit guider nos choix politiques. Une économie de l’intelligence, créatrice de richesse partagée et de millions d’emplois, doit remplacer l’économie de la rente, du productivisme et de la surconsommation, que défend une coalition d’intérêts privés et politiques. La régulation au service de tous doit remplacer le laisser-faire au profit de quelques uns.

Notre responsabilité individuelle et collective est engagée. Nous ne partons pas de zéro. De nombreuses luttes ont été menées et ont permis des avancées. Mais seule une mobilisation générale permettra de s’opposer efficacement à l’épuisement de notre planète et à sa conséquence, l’affaissement de l’humanité. La transformation de nos sociétés vers un mieux-être collectif est possible car les solutions existent. Ni demain, ni peut-être, mais maintenant !

Nous voulons, ensemble, construire ce nouvel espace politique autonome, autour des listes Europe Ecologie en vue des élections européennes de juin 2009.

  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui refusent la fatalité et l’immobilisme, les querelles de boutique et les postures partisanes quand l’essentiel est en jeu, c’est-à-dire les conditions de vie, de travail, d’alimentation, de santé, de paix entre les hommes et la préservation de la biodiversité
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui croient en un projet européen démocratique, respectueux des citoyens, de l’environnement, des territoires, de la diversité culturelle, des droits fondamentaux et des libertés individuelles et qui s’oppose sans relâche aux dérives libérales ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux prêts à défendre les valeurs de régulation et de solidarité, de modération et de partage ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et tous ceux qui sont impatients de bâtir une alternative écologique, condition indispensable à la justice sociale et au mieux vivre-ensemble ;
  • Un espace ouvert à toutes celles et à tous ceux qui veulent donner une vision et une âme à l’Europe, notre maison commune, pour en faire le levier d’une autre mondialisation, au service de la paix, et qui laisse toute leur place aux pays du Sud.

Ce défi, nous, citoyennes et citoyens conscients et actifs, militantes et militants associatifs, syndicaux et politiques, c’est avec vous que nous voulons, que nous pouvons le relever.

L’Europe est le seul espace politique à la hauteur des enjeux, investissons-le, car l’Europe sera ce que nous en ferons !


à signer ici !!!!

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 13 Octobre 2008


 











Sans être spécialiste des finances internationales, on peut quand même se permettre quelques commentaires sur l’actualité de la crise financière et bancaire.

Cette actualité qui bouge d’un jour à l’autre, à une vitesse infernale. Difficile de tout comprendre, de mesurer les impacts des plans de sauvetage annoncés…

Ce qui me semble totalement limpide par contre, c’est que la crise qui se déroule dans les sphères bancaires va bientôt nous tomber dessus. Le « nous » c’est certainement d’abord les plus démunis, les moins protégés, les plus précaires.

Le second élément qui va nous tomber dessus, c’est ensuite un discours pour expliquer « on peut rien, c’est pas de notre niveau». Chacun va vouloir se renvoyer la balle. Et pourtant c’est maintenant qu’il faut agir, maintenant qu’il faut soutenir l’activité par des investissements publics.

Mais pas n’importe quelle activité ! J’entends déjà des collègues élus nous expliquer qu’il va falloir « faire de la route » pour relancer le BTP…Parlons transports en commun, logements, investissements dans la maîtrise des dépenses énergétiques, énergies renouvelables, emplois socialement utiles.

A mon petit niveau à moi, je n’ai pas envie de faire de choix entre le soutien à des investissements lourds, indispensables pour préparer l’avenir, et le soutien à des projets locaux porteurs d’emplois, de lien social.

Dans ce chaos ambiant, on oublie de se demander comment en trois jours on peut trouver des sommes faramineuses pour sauver un système financier qui ne marche pas (et qui ne marchera pas plus après), ces sommes qu’il faudrait mobiliser ailleurs…

On oublie aussi, parce que la crise financière écrase le reste, les autres crises qui perdurent : climat, énergie, crise alimentaire, crise sociale…

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 16 Septembre 2008

Petit coup de projecteur pour un projet que j'aime beaucoup : celui de l'association La Fabrique qui vise à sauvegarder l'usine Gaupillat dans le bas-Meudon.
Antoine Monnet, le président de l'association, était l'invité de l'émission Périphéries sur France Inter ce dimanche. Il a pu y présenter le projet et je vous invite à passer 10 minutes à l'écouter.

Ce week-end, la Fabrique, en partenariat avec Gemalto, organise des visites et conférences dans le cadre des journées du patrimoine. Une occasion de découvrir le passé du quartier...




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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 6 Septembre 2008

Si vous avez plus de treize ans et que les forces de l'ordre pensent que vous pouvez être "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", bienvenus dans Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), le nouveau fichier du ministère de l'intérieur.
Jusqu'à présent, seuls les majeurs ayant eu recours à la violence étaient repertoriés. Il suffira désormais de participer à une manif...
Si vous êtes syndicaliste, politique, ou même si un jour dans votre vie vous avez candidaté à une élection quelconque, si vous avez des activités militantes religieuses ou sociales, vous êtes déjà dans les fiches des RG.
Mais, en plus, Edvige pourra récolter des informations sur votre orientation sexuelle et votre santé.
Un bien joli fichier, non ?

Je vous invite à signer la pétition "Non à Edvige".

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 26 Août 2008


Reçu en juillet un courrier d'André Santini, maire d'Issy, secrétaire d'Etat et aussi président du Syndicat des eaux d'Ile-de-France :












































On savait que notre eau était déléguée à Véolia, mais on ne savait pas (tout à fait) que le Syndicat des eaux était désormais Véolia "himself".
Le truc rigolo, c'est que comme nous sommes quelques uns à nous être aperçus de la bourde ministérielle, Santini vient de nous réécrire avec papier à en-tête du syndicat pour nous expliquer une "très regrettable erreur matérielle" dans le précédent envoi.
Confondre ainsi syndicat et entreprise délégataire, on n'en attendait pas moins de notre trublion isséen.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 10 Août 2008

J'avoue : j'ai boycotté la cérémonie d'ouverture des J.O., mais j'ai craqué et je suis allée voir Wall-E.
Ce n'est pas le film de l'année, mais l'histoire est sympathique.
Une jolie fable écolo, où les hommes désertent la Terre pour cause de surproduction de déchets. Wall-E, petit robot, fait son job de ramasseur d'ordures qu'il empile à longueur de journée. Jusqu'au jour où un autre robot débarque, c'est "Eveuhhhhhhh".
Bon, le reste je vous laisse le découvrir.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 29 Juillet 2008

Revenir 28 ans après à Berlin Est, c'est forcément partir un peu à la recherche des traces de la DDR (RDA pour les non germanistes).
Tout d'abord, la visite du musée de la RDA, juste à côté de l'île des musées, pas loin d'Unter den Linden.
On y retrouve évidemment la Trabant (LA voiture un peu en plastique de la bonne époque), mais aussi le costume de la FDJ (jeunesse communiste), un buste de Lénine, des extraits des tubes musicaux (ach...Karat !), un appartement est-allemand reconstitué. Et beaucoup d'autres objets souvenirs dans une scénographie bien foutue.




















Ensuite, il faut aller se ballader dans les anciens quartiers de l'Est. Certains - comme Friedrischain sympa - ressemblent déjà trop à ce qu'il existe à l'Ouest. D'autres, comme celui de Prenzlauerberg, ont conservé quelques traces du passé, notamment parce que les immeubles ne sont pas tous ravalés.
















La Karl-Marx-Allee (ex Stalin Allee) conserve ses anciens bâtiments. Comme c'est la plus longue artère d'Allemagne, il vaut mieux la parcourir à vélo !
Ne cherchez plus le Palast der Republik, qui abritait le parlement est-allemand, il est en cours de destruction. On peut même suivre le chantier grâce à une webcam !
La démolition va coûter plus de 12 millions d'euros. A la place, un musée avec façades de l'ancien château des Hohenzollern est prévu pour 2015.
Pour le mauvais goût, on pourra toujours se faire photographier sur Potsdamerplatz avec un gars en uniforme de l'armée est-allemande.

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Rédigé par Catherine Candelier

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Publié le 28 Juillet 2008

Neuf jours à Berlin pour prendre un peu d'air...
Je n'y avais pas mis les pieds depuis 28 ans. Et je ne connaissais que l'Est (tout le monde n'a pas eu la chance etc.).
Tout d'abord, Berlin est une ville plate (sauf Kreuberg, comme son nom l'indique), pratique à arpenter donc, à pied, à vélo et en transports en commun, dont le réseau n'a franchement pas grand chose à envier au nôtre.

La première impression c'est que cette ville est immense. 892 km2, à comparer aux 105 km2 de Paris.
3,4 millions d'habitants (Paris en compte 2 millions).

La seconde impression, c'est que les Berlinois ont su préserver des grands parcs, des grands squares. Il y a de la verdure quasiment partout, on respire plutôt mieux là-bas qu'ici.
Berlin compte aussi sur de nombreux kilomètres de voies d'eau et est entourée de lacs.
La suite au prochain article...


La nouvelle chancellerie, en bord de Spree

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Rédigé par Catherine Candelier

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