Où est l’utilité publique ?

Publié le 9 Février 2011

 

 

Le 20 décembre dernier, le préfet des Hauts-de-Seine a déclaré « d’utilité publique » le projet départemental d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine. Vos deux élu/es écologistes ont décidé d’attaquer cette décision aux côtés des associations de défense de l’environnement, des copropriétaires expropriés et des riverains.

Ce projet, qui avait été rejeté lors de la consultation préalable, est mauvais à plus d’un titre. Il bétonne les berges de Seine, nous impose une autoroute et coûte cher aux contribuables (200 millions d’euros qui s’ajoutent aux dépenses déjà réalisées). Il s’agit d’un projet archaïque, allant à l’encontre des efforts réalisés partout en Ile-de-France pour réduire la place de la voiture et les émissions de gaz à effet de serre. Alors que Paris s’est lancée dans la reconquête des berges de Seine et lutte contre l’asphyxie automobile, notre département élargit la route qui relie à la capitale ! Cherchez l’erreur.

Depuis plus de dix ans les écologistes défendent un projet alternatif avec une route apaisée et des berges naturelles mises en valeur. Nous avons développé nos propositions lors de l’enquête publique et le commissaire enquêteur a repris nos réserves concernant les aménagements cyclables. Le préfet affirme que cette réserve est levée, ce n’est pas notre avis. Les améliorations « cosmétiques » qui ont été apportées par le département ne peuvent satisfaire les cyclistes.

 Décider aujourd’hui de dépenser plus de 200 millions d’euros d’argent public pour accroître la circulation automobile et défigurer les berges de Seine n’est en rien d’utilité publique.

Luc Blanchard, Catherine Candelier, conseillers municipaux

 

Tribune parue dans le Sèvrien de février 2011

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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