L’aménagement des bords de Seine divise toujours

Publié le 1 Février 2010

Le Parisien - 1er février 2010

L’enquête publique sur le projet Vallée rive gauche, projet d’aménagement des bords de Seine et de la D 7 entre le pont de Sèvres et Paris, s’achève vendredi. Les riverains n’ont donc plus que quelques jours pour inscrire leur avis dans les registres disponibles dans les mairies des trois villes concernées : Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux.
Ils peuvent également faire part de leurs observations, directement auprès de l’un des trois commissaires-enquêteurs lors des permanences de ces derniers. Les ultimes rendez-vous étant programmés jeudi à Sèvres et vendredi à Issy.
« C’est beaucoup plus convivial de pouvoir s’exprimer face à quelqu’un, souligne Maurice Sanciaume, habitant de Meudon, venu samedi exposer ses nombreuses objections au projet. Cela permet de valider des informations et rectifier certains points. » Pour Jean Culdaut, architecte en urbanisme et membre de cette commission, les permanences sont aussi l’occasion d’expliquer à quoi sert une enquête publique. « Nous sommes là pour recueillir et aider l’expression argumentaire, souligne ce dernier. Car il ne suffit pas d’écrire dans le registre qu’on est pour ou contre un projet, il faut dire pourquoi. » Reste que la grande majorité des personnes qui viennent donner leur avis est contre le projet du conseil général avec comme principal point de discorde la mise en place de deux files de circulation sur la D 7. « C’est pourquoi, on ne peut pas peser les choses de façon statistique, souligne le commissaire-enquêteur. Notre mission est de rendre compte des avis en les classant par thèmes, tout en regardant qui s’exprime.
» Car dans les registres, on peut certes lire les avis des riverains mais aussi ceux des associations écolos et des élus d’opposition.

Tout le projet sur www.vallee-rive-gauche.fr.

 « Un projet à contre-courant de l’évolution de la société » NICOLE une habitante d’Issy-les-Moulineaux
 
 « L’emprise au sol de la deux fois deux voies va réduire d’autant les surfaces des espaces verts, écrit Gérard, habitant d’Issy-les-Moulineaux dans le registre de la ville. Vouloir créer des lieux de promenade et de détente au bord d’une autoroute est plus que contestable. » Pour Nicole, le projet est « à contre-courant de l’évolution de la société et contre les recommandations européennes ».
De son côté, un habitant de la ZAC des Chartreux, zone où la circulation se fait déjà sur deux voies, demande « une circulation douce à deux fois 1,5 voie, option plébiscitée mais pas retenue par le conseil général ». Pour ce qui est de l’enquête, André se demande lui « s’il est d’utilité publique de favoriser les déplacements en voiture ».

 « On ne peut plus laisser les berges dans cet état » HERVE MARSEILLE maire Nouveau Centre de Meudon
 
« Cela fait vingt ans que ce dossier traîne, souligne Hervé Marseille, maire Nouveau Centre de Meudon. On ne peut plus laisser les berges de Seine dans cet état. L’aménagement devient indispensable. Il en va de l’attractivité des villes, qui ont déjà fait venir de grandes entreprises. » Pour Pierre-Alain Roche, responsable de l’aménagement du territoire au conseil général, la création de deux files de circulation sur la D 7 à Sèvres, Meudon et Issy, ne ressemblera « en rien à une autoroute ».

« Il s’agit d’un boulevard urbain, avec une vitesse limitée à 50 km/h et des feux synchronisés qui permettront aux piétons de traverser en toute sécurité. Les pistes cyclables seront séparées. Cet axe ne va pas devenir un aspirateur à voitures, sa fonction restera celle de desserte locale. »

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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