Communiqué d'Ile de France Environnement sur les berges de Seine

Publié le 9 Octobre 2010


 

IDFE demande une vision cohérente et globale des déplacements en Ile de France lors des projets d’aménagements des voies sur berges de la Seine

 

A l’occasion de l’organisation de réunions de concertation sur l’aménagement des voies sur berges parisiennes par la Ville de Paris auprès des parisiens, IDFE, union régionale d’associations de protection de l’environnement et du cadre de vie, Ile-de-France Environnement, s’interroge sur la cohérence des projets menés par la Ville de Paris et le Conseil Général des Hauts de Seine. Quelle vision globale des déplacements en Ile-de-France ont ces projets qui se proposent tous de " rendre la Seine aux Parisiens ou aux Altoséquannais " puisque l'un veut rétrécir les voies routières et l'autre les élargir ?

 

En effet, le Conseil de Paris étudie un projet d’aménagement  destiné à faciliter l’accès de la Seine aux piétons et cyclistes franciliens tout en restreignant le trafic routier avec la fermeture à l’automobile des berges rive gauche et l’aménagement de la voie Georges Pompidou en « boulevard urbain » avec des feux tricolores et des passages protégés pour les piétons et les cyclistes.

Parallèlement, le Conseil général des Hauts-de-Seine mène un double projet de mise en place de boulevards urbains à 4 voies des routes actuellement à 2 fois 1 voie en rive droite et gauche de la Seine: à Clichy-sur-Seine sur 1 400 mètres en rive droite (RD1) et du Pont de Sèvres au Périphérique sur 4 200 mètres avec 18 feux tricolores en rive gauche (RD7).

 

IDFE, regroupant 370 associations de nos 8 départements, propose de mettre en place une structure de réflexion au niveau de notre région métropole afin d’élaborer un plan cohérent des déplacements franciliens le long de la Seine.

Il lui paraît de la plus grande importance que les Franciliens, via leurs associations, soient associés à la réflexion de leurs élus avant tout projet définitif.

Si IDFE déplore qu'aujourd'hui 60 % des 35 millions de déplacements journaliers des franciliens se font par l'automobile, elle souhaite éviter la formation d'une thrombose de la circulation automobile francilienne.

 

IDFE préconise ainsi la mise en place d’une expérimentation de quelques mois, hors période d'été, de limitation du trafic routier en bords de Seine afin d'en apprécier tous les éléments comme l’a fait le département des Hauts-de-Seine en rive gauche de Seine à Meudon avec un giratoire expérimental sans feux.

 

Enfin, notre union régionale IDFE n’est pas favorable à l’implantation, dans des sites touristiques mondialement reconnus et classés au patrimoine de l'UNESCO, d’installations privées ou publiques de commerce que ce soit sur les rives de la Seine ou sur des péniches.

Il est nécessaire d’étudier avec des spécialistes et avec les Parisiens des solutions permettant de satisfaire les besoins des touristes dans des lieux discrets seraient plus conformes à la qualité du site.

 

 

IDFE s’engage à participer à une réflexion globale où non seulement la Seine serait rendue aux piétons mais où les impératifs des déplacements totaux en cœur d'Île-de-France seraient tous pris en compte.

 

 

 

 

Michel RIOTTOT

Président d'Ile-de-France Environnement

 

 

 

 

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

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