ANTONY Quelles alternatives à la liaison TGV Massy-Valenton ?

Publié le 30 Janvier 2007

Le Parisien 92 - 30 janvier 2007

L'ÉTUDE des alternatives à la liaison TGV Massy-Valenton va pouvoir commencer. Le conseil régional vient de décider son financement en commission permanente. Il s'agit en fait de lancer une expertise sur l'insertion environnementale de la liaison au niveau de la commune d'Antony.

 

Une expertise réclamée depuis des années par le comité de défense des riverains qui se bat contre le projet de Réseau ferré de France (RFF) qui consiste à doubler la ligne RER pour faire passer le TGV sur Antony. « Un tel projet entraînerait d'importantes nuisances pour les riverains, alors même que ce ne serait que du provisoire. Une vraie ligne d'interconnexion qui relierait Orly est prévue », souligne le président de CDR Ma-Val, Jean Moureh. « RFF n'a pas tenu compte de la concertation réalisée fin 2005 auprès des communes, associations et riverains à la demande de la région Ile-de-France », rappellent les élus du groupe Verts du conseil régional, avant d'ajouter : « Aujourd'hui, c'est la région qui lance l'expertise, palliant les lacunes de RFF. »

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Presse

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Moureh 05/03/2007 22:24

La dénonciation du projet RFF, de ses nuisances inadmissibles pour les riverains et donc de la nécessité de mener une expertise indépendante pour l’enfouissement des voies a été bien perçue par notre association, le Comité de Défense des Riverains de la ligne Massy-Valenton (CDR Ma Val), d’autant plus quelle a été portée sur le blog de Catherine Candelier Conseillère Régionale des Verts en IDF.

Concilier le rail et le cadre de vie des riverains notamment dans les zones très urbanisées est un grand enjeu mais c’est aussi un grand défi qui nous interpelle tous : élus, citoyens, et riverains. Sur ce point, la position des Verts doit être exemplaire pour une vision d’avenir privilégiant le développement durable tout en préservant l’environnement des riverains dans toutes ses dimensions : urbaine, sociale, diminution du CO2 mais aussi de toutes les nuisances: bruit, vibrations, l'aggravation de la fracture urbaine et l'enclavement des quartiers et leurs paupérisation. Dans son pacte Ecologique (page 165), Nicolas Hulot n’a pas hésité de désigner le bruit comme étant l’un des trois déterminants environnementaux majeurs dans l’évolution de l’état de Santé de la population des pays industrialisés au même titre que la qualité de l’air et les substances chimiques.

La nécessité de préserver l’environnement, le cadre et la qualité de vie des riverains doit être une partie intégrante dans tout projet d’aménagement et non comme un sujet annexe ou simple mesure compensatoire discutée une fois le projet décidé. Au-delà du cas du projet Massy-Valenton, c’est une vraie révolution culturelle qu’il faut instaurer auprès des décideurs politiques et administratifs afin que le cadre de vie des citoyens ne soit plus considéré comme une simple variable d'ajustement dans tel ou tel projet, mais plutôt comme un vrai patrimoine à préserver et améliorer. Mais une telle initiative ne peut que mieux crédibiliser le combat des Verts pour la préservation de notre environnement, combat auquel nous sommes très attentifs car très concernés.