Opération Pinocchio Vert pour le maire de Sèvres

Publié le 5 Avril 2009





« Parce qu’en matière d’écologie, on n’a plus le temps de donner de faux espoirs, il est urgent de mettre face à face les discours et les actes. »

François Kosciusko-Morizet se dit partisan du développement durable mais cherche à nous imposer une RD7 à 4 voies en bord de Seine.

C’est un Pinocchio vert.

Lors des Rencontres sévriennes du développement durable, le maire, François Kosciusko-Morizet, en appelle à la responsabilité citoyenne. Il nous demande de nous engager pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, les nuisances… De son côté, que fait-il ? Il agit pour que le département élargisse à 4 voies la route départementale 7 (du Pont de Sèvres au périphérique).

Il faut gratter le vernis vert

Le 27 mars dernier, le conseil général des Hauts-de-Seine (CG92) a voté le lancement d’une enquête publique pour l’élargissement à 4 voies de la voie rive gauche de Seine. Ne tenant aucun compte de la concertation préalable qui s’est tenue du 15 septembre au 15 décembre 2008, la majorité UMP du CG92 passe en force. Pourtant 90% des avis recueillis dans les registres plébiscitent le projet alternatif : une deux fois une voie et demie avec carrefours giratoires sans feux.

François Kosciusko-Morizet, au travers des Rencontres sévriennes, veut marquer son engagement en faveur du développement durable mais, quand on gratte un peu le vernis vert, on le trouve aux côtés du lobby de l’automobile. Prêt à tout pour favoriser l’expansion des quartiers d’affaires prétendument « durables ».

Notre environnement et notre santé en danger

Une quatre voies en bord de Seine, c’est le béton qui coule à flot sur les berges. Combinée à un aménagement très minéral en bordure du fleuve, c’est une catastrophe écologique qui se prépare. La Seine est un fantastique corridor naturel que les habitants veulent reconquérir. Pour cela, il faut végétaliser ses rives et organiser l’entrée de la nature en ville. Atténuer les effets de coupure qui sépare les habitants du fleuve. Pacifier et fluidifier la circulation automobile. Favoriser les circulations douces et les transports en commun. C’est cela créer une ville durable, agréable à vivre et accueillante.

Ce que veut imposer notre maire/vice-président du conseil général, c’est au contraire plus de voitures, donc plus de pollution, de bruit et de nuisances. Pourtant, lors des Rencontres, les Sévriens présents ont placé ces sujets en tête de leurs préoccupations.

Les Sévriens ont déjà payé un lourd tribu au tout automobile. Coupée en deux par une 4 voies (Grande-rue et avenue de l’Europe), Sèvres est une ville meurtrie qui peine à se reconstruire. Refusons cette nouvelle saignée et ne laissons pas ses promoteurs prétendre qu’ils sont écologistes.

Le maire de Sèvres doit passer aux actes, abandonner son projet de 4 voies et se donner les moyens d’une politique environnementale ambitieuse.

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

jean-françois jacquemart 13/04/2009 07:46

Je ne connais rien ni à la politique, ni au droit, mais concrètement que peut-on faire pour combattre ce projet qui semble être à l'opposé des avis recueillis lors de l'enquête préliminaire ? Même si la majorité politique est UMP sur nos communes (Sèvres/Meudon), peut-on envisager un référendum pour un projet de cette nature, un recours légal ...

Catherine Candelier 13/04/2009 11:06


Bonjour,
le référendum local pourrait être organisé par le Conseil Général, puisque le projet dépend du département qui est responsable de l'aménagement de la RD7. Mais c'est au CG de prendre la décision de
mettre en oeuvre ce référendum....Or, puisqu'il a déjà décidé de lancer l'enquête publique, il serait étonnant qu'il utilise cette procédure référendaire, procédure qui n'est jamais utilisée...
Le droit de pétition citoyenne existe, un cinquième des électeurs de la collectivité concernée peuvent demander l'inscription d'un point à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante. Mais il ne
s'agit pas dans notre droit (hélas) de donner droit à l'organisation d'un référendum.
Aujourd'hui, la seule façon de s'opposer à l'aménagement de la RD7 en deux fois deux voies sera de participer en nombre à l'enquête publique (septembre ???).