RD7, Scot, projet Blanc pour les transports : une même logique

Publié le 29 Mars 2009





















Commençons par la RD7, cette voie qui longe la Seine entre Sèvres et le périphérique.
Depuis des années, le Conseil Général ne souhaite qu'une chose : y faire passer le plus de voitures possible. A plusieurs reprises l'action des Verts et des associations de protection de l'environnement a réussi à faire capoter le dossier (n'en déplaise à Benoît 16).
Nous sommes au coeur d'un possible autrement. D'un aménagement qui pourrait respecter enfin les riverains et l'environnement. Apaiser la circulation, diminuer le risque d'accidents, rendre la Seine aux habitants...
Et bien non. Le CG a décidé de lancer cette semaine l'enquête publique pour élargir l'ensemble du parcours à 2*2 voies, transformant ainsi la RD 7 en autoroute urbaine. Pariant sur un avenir automobile, Devedjian et consors se moquent du développement durable, des poumons des riverains.
Ils sont donc prêts à investir 200 millions d'euros pour faire du bitume, comme à l'ère pompidolienne où il fallait adapter la ville à la voiture. Le projet d'élargissement est enrobé d'un soi disant aménagement des berges de Seine, dont il paraît que le CG lui-même vient de se rendre compte de la nullité. Parions qu'on n'aura aucun souci à trouver l'argent pour élargir la voirie, mais que pour les berges...



Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) des Coteaux et du Val de Seine était jeudi soir au menu du conseil municipal de Sèvres. Le rapport de présentation nous rappelait que Sèvres était situé entre 30 et 170 m NGF, mais oubliait totalement de nous informer que le SCOT ne propose d'atteindre les 20% de logements sociaux que d'ici 2020. Il omettait également de nous indiquer la poursuite de la fuite en avant dans la construction de milliers de m2 de bureaux dans un secteur où le déficit de logements (sociaux ou pas) entraîne déjà des déplacements domicile-travail beaucoup trop importants.
Je relève les perles du maire qui affirme que les documents d'urbanisme ne sont pas là pour faire du développement durable. Et que les gens ne cherchent pas spécialement à habiter à proximiter de leur lieu de travail.
Le mur n'est pas loin et l'UMP klaxonne bruyamment en nous entraînant dans une philosophie d'aménagement totalement dévastatrice.

Le projet de transports de Christian Blanc est dans la même veine. Un métro automatique souterrain de 130 kms de long, 20 milliards d'euros en partenariat public-privé. Un tracé qui pense d'abord à relier les aéroports avec des pôles type La Défense ou Plateau de Saclay. Le président de la République s'apprête à rendre public ce plan monstrueux.
L'urgence en matière de transports en commun dans notre région réside dans la modernisation des RER, des lignes existantes et dans la mise en oeuvre de nouvelles infrastructures là où se trouve la population, pas dans un projet pharaonique !
Qui va leur expliquer que les partenariats publics-privés ça ne marche pas et que ça coûte très cher pour le contribuable ?

Ces trois projets sont de la même veine, ils parient sur une croissance censée bénéficier à tous, sans se préoccuper du quotidien, de l'environnement et des déséquilibres territoriaux. On a vu le résultat !

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Sèvres

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