Des berges plus écolos au Port autonome

Publié le 29 Janvier 2009

Le Parisien 29 janvier 2009

Avec 400 ha et 20 millions de tonnes de trafic tous modes, le port de Gennevilliers est la plus importante plate-forme multimodale d’Ile-de-France en superficie comme en activité. Le hic, c’est que ses abords sont victimes de leur succès et souffrent du phénomène de batillage, le déferlement de vagues provoqué par le passage des péniches.


«En clair, les berges se dégradent et la faune et la flore en font les frais », résume Frédérique Guilbert, responsable du service de l’environnement au Port autonome de Paris (PAP), dont dépend le port de Gennevilliers.
Au printemps dernier, le PAP a commandé une analyse écologique de l’état des berges en trois endroits du port. Les résultats ont mis en relief des défaillances sur chacune des zones étudiées. Des améliorations ont donc été programmées.

« A terme, nous aurons plus d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères »

« Le projet qui démarre prévoit la réfection de la partie inférieure des berges, là où elles sont endommagées ou inexistantes, mais aussi la suppression des protections lourdes sur la partie supérieure et leur remplacement par des aménagements végétaux », détaille Eric Seillé, responsable exploitation-travaux au port de Gennevilliers.
Une petite forêt de pins sylvestres a déjà été plantée au bout de la presqu’île, et des roseaux vont être plantés sur 70 m. A la frontière de la vie aquatique et terrestre, ces derniers accueillent en effet une flore et une faune diversifiée. « A terme, nous aurons plus d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères », se félicite Frédérique Guilbert. Un haut-fond graveleux sera également installé pour favoriser la reproduction et la nutrition des poissons. Alain, un retraité qui pêche au port, est ravi : « Ablette, vairon, bardeau, loche franche, je vais avoir des petits nouveaux au bout de mes lignes. » Après l’analyse écologique du printemps dernier, de nouvelles mesures de suivi sont d’ores et déjà prévues aux printemps 2010 et 2013, pour vérifier que les améliorations portent leurs fruits.


Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Région

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article