La RD7 dans le JDD

Publié le 5 Octobre 2008

Hauts-de-seine

Grand projet urbain et paysager à Issy, Meudon et Sèvres qui se tournent vers le fleuve.

Et au milieu coule la Seine…

 

Le département des Hauts-de-Seine soigne son fleuve avec le projet de « Vallée Rive gauche » : la concertation préalable se poursuit jusqu’au 15 décembre. Trois communes concernées : Issy-les-Moulineaux, Meudon et Sèvres. En perspective, trois mois de discussions, de réunions publiques pour ce projet visant à ouvrir les villes sur la Seine et à restituer ses rives aux habitants.

« Pour la première fois, l’aménagement paysager (les berges) et l’aménagement routier (RD7) sont traités ensemble, et non pas successivement en commençant par la route. Ce qui donne une cohérence au projet et montre que le volet environnement n’est pas résiduel », souligne le président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.

Sur 4 kilomètres et 20 hectares – 14 ha d’espaces verts, 6 ha de voirie-, il s’agit d’aménager la RD7 en boulevard urbain. Objectifs : meilleure sécurité, circulation plus fluide. Le long de la Seine, mise en place de circulations douces – piétons et vélos – et ouverture de traversées piétonnes vers les villes. Sur ces 4 kilomètres, des lieux « majeurs » : le belvédère du pont de Sèvres, la grande pelouse de l’Echappée (Meudon) et, sur Issy-les-Moulineaux, le parc urbain, la place des Hirondelles et le mail du pont d’Issy. « Vallée rive gauche » prépare aussi l’avenir. D’ici à 2015, on attend, sur le secteur, 19.000 nouveaux habitants, 42.000 emplois et la métamorphose de l’île Seguin.

 

19.000 nouveaux habitants et 42.000 emplois d’ici 2015

 

Les défenseurs de l’environnement critiquent l’aménagement des berges, « promenade bleue » pour piétons et cyclistes. « Le ton est trop minéral, pas assez végétal », remarque Luc Blanchard, membre du bureau Val-de-Seine Verts. Mais la pomme de discorde porte sur l’aménagement routier. Trois possibilités : 2X2 voies avec feus rouges ; 2 fois une file et demie (circulation et pistes cyclables) avec carrefours à feux ; 2 fois une file et demie avec giratoires sans feux. Les Verts défendent la troisième solution.

« Elle permet de fluidifier la circulation sans la bloquer. Plusieurs ronds points ovales consécutifs, sans feux, favorisent une régulation naturelle. Ils entraînent une baisse significative de la vitesse : les automobilistes s’obligent à la prudence », selon Luc Blanchard. « Nous fondons notre choix sur l’expérience réussie de ronds-points au carrefour de Vaugirard, à la limite de Sèvres et de Meudon », ajoute Catherine Candelier, conseillère régionale (Verts). Bête noire des écolos : la 2X2 voies. « C’est la violence automobile assurée. Les feux brisent les flux et engendrent des embouteillages », ajoute Luc Blanchard qui se demande comment, dans ce cas, les piétons pourraient accéder aux berges.

Le paquet des trois profils envisagés pour la RD7 retient l’attention des élus. « J’ai refusé, en 2000, une enquête publique à Sèvres, sur la base d’une 2X2 voies. Mais nous avons désormais un projet équilibré » précise François Kosciusko-Morizet, maire (UMP) de Sèvres. De son côté, Heré Marseille, maire (NC) de Meudon, est partisan de « la solution qui permettra de faire avancer le projet et de trouver un consensus. L’état actuel de ces berges de la Seine n’est pas conforme à la qualité des communes traversées. ».

Le département doit approuver, en janvier prochain, le bilan de cette concertation. L’enquête publique, lancée 6 mois plus tard, aboutira à une déclaration d’utilité publique en décembre 2009, pour des travaux étalés de 2010 à 2014. L’investissement est à la hauteur des ambitions : 200 millions d’euros.

Hervé Guénot.

JDD – 5 oct. 08

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Presse

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