Déchets toxiques découverts sur le Port de Gennevilliers

Publié le 26 Septembre 2008

Communiqué à la presse- 26 septembre 2008

Containers de déchets toxiques au port de Gennevilliers : embarquement immédiat pour le Sud !


Quinze tonnes de compresseurs d'appareils frigorifiques remplis de chlorofluorocarbure, destructeur de la couche d'ozone, ont été découverts lors d'un contrôle inopiné de l'OCLAEST (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique), des douanes et des gendarmes spécialisés.

La Convention de Bâle interdit l’exportation des déchets dangereux des pays développés vers les pays en développement. La France est signataire de cette convention et sa Justice sanctionne ce délit de peines d'amendes (jusqu'à 75 000 euros) et d'emprisonnement (jusqu'à trois ans).

Le trafic de déchets toxiques est un commerce lucratif et les sanctions encourues ne sont, sans nul doute, qu’une broutille pour qu’une entreprise francilienne récidive moins d’un an après avoir été prise « la main dans le container » !

Il est scandaleux de constater qu’afin de se soustraire aux frais de traitement de ces déchets et aux taxes afférentes, des entreprises peu scrupuleuses mettent en place un véritable trafic qui porte atteinte à l’environnement, à la santé des populations et compromet celle des générations futures.

On est malheureusement en droit de se demander combien de tels containers passent quotidiennement à travers les mailles du filet ! Difficile pour la France de donner des leçons de développement durable au monde en fermant les yeux sur la réalité des filières de recyclage.

Les Verts des Hauts-de-Seine demandent un renforcement des moyens de contrôle des services de l’Etat, car la tendance lourde des pollueurs est de se débarrasser de leurs déchets dans les pays pauvres, où l’Etat de droit et la législation sur l’environnement sont souvent défaillants, voire inexistants, et dont les «élites» sont souvent sensibles à la corruption.

Les Verts des Hauts-de-Seine demandent également que le nom de la ou des entreprises fautives soit immédiatement rendus publics et que des sanctions sévères soient appliquées.

A quand une loi sur la récidive portant sur les délits et crimes contre l'environnement ?

Catherine Candelier
Conseillère régionale IdF
Frédéric Puzin 
Secrétaire départemental des Verts des Hauts-de-Seine
Joelle Paris
Porte Parole des Verts des Hauts-de-Seine

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

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