Du nouveau dans le dossier de la fondation Hamon ?

Publié le 14 Janvier 2008

Un avocat demande l'audition de MMe Dati dans une affaire de financement occulte


PARIS, 14 jan 2008 (AFP) - Un avocat, Me Philippe Guméry, a demandé à une juge d'instruction versaillaise d'entendre la Garde des Sceaux Rachida Dati, dans une affaire de financement occulte d'une fondation d'art contemporain, a-t-il indiqué dimanche soir à l'AFP.
Confirmant une information révélée ce week-end par plusieurs médias -RTL, Le Journal du Dimanche et Le Parisien-, Me Guméry dit avoir demandé vendredi au tribunal de grande instance de Versailles l'audition de plusieurs responsables du conseil général des Hauts-de-Seine ayant eu vent du dossier de la fondation Hamon. Parmi eux, Rachida Dati, adjointe du directeur général des services au conseil général en 2004 et 2005.
Dorénavant, cette demande d'acte doit être examinée par la juge d'instruction en charge de l'affaire, Nathalie Andreassian, qui décidera ou non d'y donner suite. Elle dispose d'un mois pour prendre sa décision.
"Nous n'avons pas été informés de cette demande d'acte", a réagi le porte-parole de Mme Dati, Guillaume Didier, interrogé par l'AFP.
Alors que Guillaume Didier affirme que "l'information judiciaire porte sur des faits antérieurs à l'arrivée de Mme Dati au Conseil général des Hauts-de-Seine", Me Guméry est d'un tout autre avis.
Se basant sur le réquisitoire rédigé par le parquet général, l'avocat affirme en effet que les faits examinés par la juge "ne s'achèvent pas en 2003, mais pourraient être étendus jusqu'en 2007".
L'affaire en question porte sur des infractions présumées commises lors de la création avortée de la fondation d'art contemporain Hamon. Dans un bâtiment sur l'Ile-Saint-Germain (Hauts-de-Seine), celle-ci devait exposer 192 toiles données au Conseil général par le riche promoteur et mécène Jean Hamon.
La justice s'interroge notamment sur une somme de 750.000 euros versée au mécène via le syndicat mixte de l'Ile-Saint-Germain, dont le vice-président était M. Santini et le président Charles Pasqua.
Après quatre ans d'enquête, la juge versaillaise a clos son instruction en octobre. A ce jour, 12 personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles André Santini et Charles Pasqua.

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Presse

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