Les Verts proposent un partenariat sur la recherche en agriculture bio en contrepartie de la suppression de la parcelle OGM

Publié le 4 Septembre 2007

Une délégation* a été reçue hier après-midi par la direction générale de la SERASEM, qui a semé du maïs transgénique à Milly-la-Forêt (Essonne).
 
Jean-Marc Brûlé, conseiller régional Vert et Premier Vice-Président du Parc Naturel Régional (PNR) du Gâtinais, participait à la réunion. Il a fait part de sa détermination à faire appliquer la décision du Conseil régional d’être une « Région sans OGM » et à lutter contre toute dissémination dans le PNR.
 
Cette culture est d’autant plus grave qu’elle est située au cœur d’un parc national régional (PNR) dont l’une des missions est la préservation et le développement durable du territoire concerné. Autre motif d’inquiétude : le Gâtinais étant réputé pour sa production de miel, le plus consommé de France, toute contamination serait catastrophique.
 
Jean-Marc Brûlé a donc demandé la suppression de cette parcelle. Il a proposé en contrepartie une collaboration sur la recherche en matière d’agriculture biologique qu’effectue leur filiale Biotop.
 
Les parcelles voisines non OGM sont soumises aux mêmes risques de contamination, et les agriculteurs touchés, en particulier les agriculteurs « bio », ne disposent pas de protection légale.
 
De plus, la disparition des abeilles, qui pollinisent plus de 80% des espèces consommées par les hommes (ou par le bétail nourrissant l’homme), s’est accélérée ces derniers mois. Or les OGM figurent parmi les responsables identifiés.
 
Les élus régionaux réclament donc la suppression de la parcelle de la Serasem et de la seconde parcelle francilienne, à Versailles. Ils rappellent leur attachement à la mise en place d’un moratoire sur les OGM, au nom du principe de précaution. A l’approche du Grenelle de l’environnement, le groupe des élus Verts demande la mise en place de ce moratoire sans délai.
 
* La délégation était composée d’un représentant du Collectif anti-OGM Ile-de-France, d’une apicultrice, d’un agriculteur bio et de Jean-Marc Brûlé.
 

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #environnement

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