Toutes des salopes !

Publié le 30 Juin 2007

Traiter une femme de salope n’est pas anodin. Ca l’est encore moins lorsque l’insulte est prononcée par le secrétaire général de l’UMP, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine à l’encontre d’Anne-Marie Comparini, ancienne présidente du Conseil Régional de Rhône-Alpes.
Devedjian s’est excusé en privé et publiquement.
Mais sa défense est minable. Pour tout dire, il est indéfendable, inexcusable.
Parce que non Monsieur Devedjian, vous n’auriez pas traité un homme de salaud. Parce que salope c’est la femme de mauvaise vie, la garce, telle que vous imaginez Mme Comparini ou n’importe quelle femme politique. Un homme en politique n’a que des ambitions personnelles tout à fait louables.
Parce que pour vous, Monsieur le Président du Conseil Général, une femme en politique ce n’est tout simplement pas possible, vous l’avez prouvé en choisissant de vous entourer de 11 vice-présidents et de 2 vices-présidentes.
Le Sarko n’est pas mieux lorsqu’il déclare que « ce n’est pas une façon de parler aux femmes ni à qui que ce soit ». C’est qui le « qui que ce soit » ?
Un jeune de banlieue qui aurait traité un ministre de « salaud », je suis sure qu’il aurait fini (mal) dans un tribunal. Un responsable politique qui traite une femme politique de salope finit par s’excuser. Point barre.

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #moi je...

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