La gauche persiste contre le vote électronique

Publié le 21 Avril 2007

 Le Parisien , samedi 21 avril 2007
Issy - Boulogne - Sèvres - Courbevoie
LES OPPOSANTS au vote électronique ne désarment pas. Déboutés jeudi de leur demande d'interdiction de ces machines à Issy- les-Moulineaux, PS, PC, UDF et Verts ont déposé dès hier une « requête en cassation » devant le Conseil d'Etat. A Boulogne-Billancourt, première ville du département avec plus de 100 000 habitants et 60 000 électeurs inscrits, les représentants des candidats PS, PC, Vert et de José Bové ont adressé jeudi au préfet un courrier lui demandant « la mise en oeuvre d'un moratoire immédiat sur l'utilisation des machines à voter ».
Le courrier a été redéposé hier en préfecture. « Sans réponse du préfet, nous ne nous opposerons pas à la tenue du scrutin et nous appelons les électeurs à participer au vote. On ne veut pas être accusés d'encouragement à l'abstention », explique cependant le mandataire des Verts de Boulogne, « Nous signerons les procès-verbaux à la clôture du scrutin mais nous y ajouterons une mention pour signaler qu'on ne peut pas vérifier les votes. » A Sèvres, les mandataires des candidats PS, PC, Verts et du candidat UDF François Bayrou ont fait la même démarche en début de semaine auprès du préfet. La représentante des Verts, Catherine Candelier (conseillère régionale et municipale), a assisté hier après-midi à la mise sous scellés des machines : « Nous avons pu vérifier que lorsqu'on appuie sur la touche n o 1, c'est bien le nom du candidat n o 1 qui s'affiche. Mais quand j'ai demandé à faire un test de validation, on m'a dit que c'était impossible. » C'est notamment ce manque de vérifications que reprochent les socialistes de Courbevoie au système électronique. Eux ont fait le choix de demander à leurs assesseurs de ne pas signer les procès-verbaux à la fermeture des bureaux de vote. Une absence de signature qui devrait rester cependant sans conséquence sur le scrutin. Car si le Code électoral stipule que le PV doit être signé par le président du bureau de vote et les deux assesseurs, la jurisprudence estime que « s'il n'y a pas de fraude constatée », les signatures du président et d'un assesseur suffisent.
Florence Hubin
 

Rédigé par Catherine Candelier

Publié dans #Presse

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